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Discours, le 24/02/2002
Le retour de l'histoire
Discours à la convention de la campagne présidentielle - Nice


Mesdames, Messieurs, chers amis,

Avez-vous entendu les coups de gong, les trois coups de gong qui ont retenti sur notre sol ? Ils ont fait vibrer toute la société française, ils ont résonné comme l’annonce d’événements majeurs, comme l’ouverture d’une ère nouvelle plus tragique et plus dure, ils nous annoncent le retour de l’Histoire.

Songez-y, le premier est survenu le 11 septembre dernier. Il s’agissait des monstrueux attentats islamistes perpétrés contre New York et Washington, révélant de façon dramatique la réalité du choc des civilisations. Montrant qu’aucune puissance, même la plus hégémonique, n’est à l’abri de cet antagonisme. Un antagonisme dans lequel nous sommes, nous autres Français, dramatiquement impliqués. Un antagonisme qui fracture notre société, met en cause son identité, ses valeurs et sa cohésion. Un antagonisme lourd de menaces.

Le second coup de gong est venu le 6 octobre dernier, cette fois du cœur de notre pays, à Saint-Denis.
Ce jour-là, à l’occasion d’un match entre la France et l’Algérie, dix millions de téléspectateurs ont pu voir en direct des milliers d’immigrés soi-disant intégrés prendre ouvertement parti contre la France, sifflant la Marseillaise, insultant nos joueurs et caillassant le gouvernement dans la tribune officielle.

Ce jour-là, chacun a pu comprendre que l’intégration ne marchait pas, que ces nouveaux Français dont on nous vante les mérites ne témoignaient d’aucune loyauté envers notre pays et qu’ils n’avaient de français que leurs papiers. Chacun a pu comprendre qu’il y avait là une grave menace pour notre avenir. Et cela d’autant qu’un troisième coup de gong a retenti un peu plus tard.

Celui-là, il est vrai, plus sourd, moins visuel, plus diffus mais tout aussi grave. Je veux parler de l’explosion de la violence, de la délinquance et de la criminalité : une augmentation sans précédent de l’insécurité : + 8 % en un an. Pourtant, que sont ces chiffres, qui d’ailleurs ne mesurent que l’activité de la police et non celle des voyous? Que sont ces chiffres face à l’angoisse des Français? Pour ma part, je vois surtout la souffrance des victimes et de leurs proches, je vois la peur qui gagne les villes, les villages et les campagnes. Et je sens monter l’indignation et la colère de nos compatriotes écœurés de ne pas trouver, auprès de ceux qui en sont pourtant chargés, la protection à laquelle ils ont droit.

Ces coups de gong qui résonnent dans le ciel encore apparemment serein de notre pays, ces coups de gong sont autant de signes annonçant que les temps qui viennent seront sans doute plus durs que ceux qui précèdent. L’avenir s’obscurcit de nuages lourds qui pourraient bien devenir menaçants. Et le siècle qui s’ouvre ne ressemblera sans doute pas à celui qui s’est achevé.

L’Europe et la France vivent depuis cinquante ans dans un univers stable et rassurant. Mais cette période touche à sa fin et le temps pourrait bien venir des grands antagonismes, des bouleversements de grande ampleur. Avec le XXIe siècle, c’est l’Histoire qui revient ! L’Histoire qui fait et défait les civilisations, l’Histoire où se joue le sort des nations, mais l’Histoire que commande la volonté des peuples.

Chers amis, l’Histoire revient, mais n’en ayons pas peur. Elle peut être ce que nous en ferons. Et si elle peut soumettre ceux qui renoncent, elle offre en revanche à ceux qui résistent la possibilité de forcer le destin. Aussi devons-nous aborder les temps qui viennent sans crainte ni morosité mais au contraire avec confiance et même avec espoir, car ils ouvrent à notre peuple de formidables opportunités. Cette période plus dure qui s’annonce peut être l’occasion d’une renaissance de notre nation, d’un réveil de notre peuple, d’un grand renouveau de notre civilisation.

L’Europe s’est laissée amollir par le bien-être, elle s’est laissée gagner par la torpeur d’un matérialisme douillet. Mais les épreuves qui s’annoncent peuvent être l’occasion pour les Français comme pour les autres peuples européens de se ressaisir, de se redresser et de renouer avec les qualités éminentes qui sont intrinsèquement les leurs et qui seules ont permis de créer la magnifique civilisation qui est la nôtre.

Le retour de l’Histoire, ce peut être aussi le retour des peuples européens. Ce peut être pour notre peuple l’occasion de sortir de son engourdissement, de sa léthargie intellectuelle et morale et de retrouver les vertus viriles et combattantes, la fierté et l’assurance qui lui manquent aujourd’hui. La période qui s’ouvre va ainsi sonner la disparition des personnages sans idéal, sans volonté et sans force. Progressivement elle verra s’éteindre cette race de politiciens technocrates, coupés du peuple, toujours portés à céder, à se résigner, à se soumettre. Ces gouvernants sans colonne vertébrale, sans fierté, sans honneur, qui se servent mais qui ne servent à rien, qui se préoccupent de leur carrière mais jamais de leur peuple. Ces politiciens qui pensent et parlent tous de la même façon, qui sont tous fondus au même moule, dociles pantins du politiquement correct, fidèles hauts-parleurs de la pensée unique.

Viendra alors le temps des chefs, des combattants, des hommes d’État. De ceux qui savent affronter les épreuves, qui ont la force de prendre à bras le corps les défis de l’Histoire. De ceux qui savent mobiliser un peuple, exprimer sa volonté et galvaniser son énergie.

Le retour de l’Histoire, c’est aussi le retour des hommes politiques courageux, désintéressés, prêts au sacrifice. Le retour de ceux qui, dans la gloire du grand soleil comme dans les épreuves de l’obscurité, avancent sans dévier de leur chemin, avec obstination et persévérance, sans fléchir, sans céder, sans renoncer.

Eh bien ! chers amis, malgré nos faiblesses et nos imperfections, au MNR nous sommes de cette trempe-là. Nous sommes en avance sur le temps présent, nous sommes de plain-pied dans le siècle qui s’ouvre, en harmonie avec les exigences des années difficiles qui s’annoncent. Nous sommes donc l’avenir de notre peuple. Nous sommes la preuve vivante de sa vitalité et de sa force sous-jacente. Nous sommes le signe que notre nation n’a pas dit son dernier mot. Et, en ce sens, nous sommes aux antipodes de la classe politique actuelle qui, de Hue à Le Pen en passant par Chirac, Jospin et Chevènement, incarne clairement le passé. Un passé d’ailleurs dérisoire et pitoyable quand on voit comment la campagne s’engage.

Le principal sujet, le nœud autour duquel va se polariser la campagne c’est... Schuller. Toutes les énergies des deux camps sont focalisées sur cet homme qui doit d’ailleurs se demander ce qui lui arrive. Il n’est qu’un sujet sur lequel le conflit soit total, ce n’est pas la régularisation des clandestins, ce n’est pas le PACS, ce n’est pas la loi Guigou. Non, c’est Schuller. C’est Schuller qui fait sortir Juppé de ses gongs, c’est l’affaire Schuller la seule pomme de discorde entre Chirac et Jospin. Enfin, pas la seule, car il y a aussi Teulade, le suppléant de Hollande, le bras droit de Jospin, qui tape dans la caisse de retraite des fonctionnaires pour se loger et voyager.

Tout cela est compliqué mais, en clair, cela veut dire qu’ils ne peuvent pas s’opposer sur des idées, mais qu’ils veulent se détruire par les affaires. Leurs armes ce ne sont pas des programmes mais de la boue.

Autre événement de la campagne présenté comme majeur : la grande migration tropicale des candidats à Porto Alegre, la ville où se tenait le sommet de ceux que l’on désigne comme les antimondialistes. Une imposture de plus d’ailleurs, car ces gens-là n’ont rien d’antimondialiste. Ils sont certes contre le mondialisme capitaliste mais au nom d’un mondialisme trotskiste et branché. Une mondialisation censée être plus sympa parce qu’on n’y arbore pas le costume trois pièces de rigueur à Davos mais le tee-shirt du Che, celui qui porte le béret. Mais une mondialisation quand même qui, comme toute mondialisation, provoque la délocalisation. Celle que l’on prône à Davos délocalise les emplois, celle voulue à Porto Alegre est plus dérisoire, elle n’aura délocalisé que la campagne électorale.

Car ils y sont tous allés : Bové et Mamère y côtoyaient les émissaires de Jospin et du Che, celui qui ne porte pas de béret. Il y avait aussi Danielle, la femme de François, et Jean-Christophe, le fils. Tout cela faisait très rive gauche. On se serait cru chez Régine autrefois. On y a même vu le secrétaire général du RPR qui a fait de son mieux pour avoir l’air dans le coup, n’hésitant pas, je le cite, «à saluer un vrai mouvement citoyen et des jeunes gens sérieux qui veulent reprendre la maîtrise de leur avenir». Tristes tropiques ! Mais le pire est sans doute la ruée de tous les candidats du système pour courtiser le vote beur.

Ainsi la ville d’Alger connaît-elle des inondations dramatiques qui déclenchent un branle-bas de combat sans commune mesure avec l’indifférence qui avait entouré par exemple les inondations dans la Somme. Aussitôt, le Premier ministre et le président de la République se précipitent. M. Jospin dépêche en grande pompe un ministre et deux conseillers personnels au concert organisé pour les victimes par Beur FM. Quant à M. Chirac, il se rend carrément à Bab-el-Oued. Manque de chance, il ne peut pas être accueilli par le maire car celui-ci se trouve à l’époque en France pour toucher son RMI !

Cela dit, la palme revient à M. Chevènement qui a été reçu en véritable chef d’État par le Maroc, l’Algérie et la Tunisie : quand on régularise les clandestins et qu’on favorise la construction des mosquées, on a droit a des égards. M. Hue évidemment ne roule pas dans la même catégorie. Mais il fait de son mieux. En candidat appliqué, il est allé assister à quelques matchs de football de la Coupe d’Afrique des nations où il a d’ailleurs pu croiser Mme Aubry qui avait manqué Porto Alegre !

Tout cela est honteux. Honteux car, pendant ce temps, les Français subissent injustices, souffrances et humiliations. Et moi qui suis à leurs côtés, je connais la réalité de ce qu’ils endurent. Actuellement, vous le savez, je fais le tour de tous les départements français et, l’autre jour, je me rendais dans la Drôme. J’arrive à Montélimar : la ville était déserte, les rideaux de fer des magasins tous descendus et la population rassemblée pour une manifestation silencieuse. Car, deux jours plus tôt, une femme de soixante et onze ans avait été tuée, en pleine rue, en plein jour, au centre de la ville. Je me suis joint à ce défilé dans la foule parmi les Français et j’ai partagé leur tristesse et leur colère.

Mais, à peine remis de mes émotions, je me retrouve le soir même à Avignon et, là, c’est encore pire.

Une femme de soixante-neuf ans, Mme Fesquet, bien connue pour ses qualités humaines, ex-“super mamie de la région Provence” et que mon épouse avait eu l’occasion d’apprécier et d’inviter à Vitrolles, a été assassinée après avoir subi viol et tortures. Un meurtre horrible commis par deux malfrats immigrés. Un mineur dont on ne sait pas grand-chose et un certain Djamel, âgé de dix-huit ans. Or, ce Djamel était bien connu des services de police, avec un casier judiciaire déjà lourd, lorsqu’il est arrêté le 31 décembre pour cambriolage avec violence. Il est néanmoins immédiatement relâché. Il est donc libre le 7 janvier et tue Mme Fesquet dans les conditions épouvantables que l’on connaît. Sept jours après, il vole un scooter et commet, là encore, des actes de violence. Il est arrêté et néanmoins relâché alors que la police a connaissance du cambriolage qu’il a commis quinze jours plus tôt. Et ce n’est donc que plusieurs jours plus tard qu’il sera finalement arrêté pour meurtre.

On touche là le fond du scandale. Quand la justice n’est plus capable de protéger les honnêtes citoyens, quand les criminels sont libérés et sans cesse libérés, quand les voyous jouissent d’une impunité quasi totale qui les conduit à se croire tout permis, c’est que la société bascule. C’est que nous ne sommes plus réellement dans une société civilisée et que nous tombons du côté de la barbarie.

D’ailleurs, c’est bien ce que j’ai constaté à Toulon jeudi dernier lorsque je me suis rendu devant le tribunal pour apporter mon soutien à M. Ferrer, un jeune père de famille de trente-cinq ans incarcéré à la suite d’un terrible drame. Depuis quelque temps, sa petite fille de treize ans était en pleine dépression au point qu’il doit se résoudre à la confier à un foyer. Et, il y a quelques jours, pour son anniversaire, elle finit par dire à ses parents la cause de son trouble. Elle a été violée ! Et elle dit à son père : «Papa, venge-moi!». L’homme sort de chez lui, retrouve le coupable, un immigré clandestin, l’interpelle. L’autre s’enfuit. Il tire, l’homme est tué.

Eh bien ! ce drame c’est la classe politique qui en est responsable. Car, si les lois étaient appliquées, si les clandestins étaient expulsés, ce viol n’aurait pas eu lieu. Et si la justice était juste, si elle punissait les coupables et donnait réparation aux victimes, M. Ferrer n’aurait pas songé à faire justice lui-même.

Et le plus grave c’est que la justice qui libère des truands, des trafiquants de drogue, des violeurs parfois condamnés à quatorze ans de prison ferme, cette justice n’a pas libéré ce malheureux père que sa malheureuse petite fille attendait à la sortie du tribunal. Une honte. Le monde à l’envers, le retournement des valeurs. A-t-on oublié que l’ordre public est le premier des impératifs, la première des responsabilités du pouvoir ? Que c’est d’abord pour cela que l’État existe, que c’est pour cela que l’on paye des impôts ? Et cette insécurité insupportable est donc, je le dis, la honte de la classe politicienne.

Dans le même temps, la classe politique a laissé notre pays s’enfoncer toujours un peu plus dans une régression inquiétante. Que dis-je ? elle n’a pas laissé faire, c’est elle, là encore, qui en est à l’origine avec le socialo-mondialisme qu’elle fait subir à notre pays depuis des années. Ce socialo-mondialisme qui fait de la France le seul pays où l’on cumule à la fois les inconvénients de l’étatisme et du fiscalisme socialiste et ceux de l’ultralibéralisme international et de la concurrence sauvage qui en résulte. Car, en France, à cause des politiciens, on ouvre toutes grandes les frontières aux produits fabriqués sans charges fiscales, sans protection sociale et sans normes écologiques, mais on impose à nos propres productions des impôts, des charges et des contraintes records. C’est comme si on demandait à nos athlètes aux Jeux olympiques de Salt Lake City de gagner des médailles en leur imposant dans le même temps de porter un sac à dos rempli de cailloux !

Le résultat, c’est le chômage qui reprend de plus belle et demeure l’un des plus élevés d’Europe. Les entreprises font faillite ou alors se délocalisent à l’étranger. Mais, dans les deux cas, ce sont des emplois qui sont détruits et une richesse économique qui disparaît. Et la France se retrouve au 12e rang des pays développés pour le nombre des sans-emploi.

Le résultat, ce sont les centaines de milliers de nos compatriotes, souvent parmi les plus talentueux, qui quittent la France. Qu’ils soient chefs d’entreprise, savants, ingénieurs, ils fuient notre pays pour aller créer, innover, inventer ailleurs dans le monde. Et notre pays se retrouve au 8e rang des pays développés pour l’innovation.

Le résultat, ce sont les Français qui n’ont plus confiance dans leur pays, qui croient de moins en moins à son avenir et qui n’investissent plus en France mais à l’étranger. Et là, s’agissant des investissements hors du territoire national, nous nous plaçons au 3e rang des pays développés !

Le résultat, c’est surtout le recul économique de notre pays, qui nous a fait passer de 1992 à 2001 du 3e au 13e rang des pays européens pour ce qui est de la richesse par habitant. Un recul humiliant qui nous place maintenant juste devant l’Espagne, la Grèce et le Portugal.
Le résultat, c’est la misère et la précarité qui continuent de se développer. Après cinq ans de socialisme pur et dur, le nombre des Français vivant en dessous du seuil de pauvreté dépasse les quatre millions de personnes et le nombre des sans domicile fixe les trois cent mille. Quant à la précarité, elle gagne des couches toujours plus importantes de la population. Elle touche même les retraités, puisque rien n’a été fait pour assurer l’avenir des retraites et que tout l’édifice qui est censé les garantir s’apparente de plus en plus à une maison lézardée, minée par les termites et prête à s’écrouler.

D’autres domaines sont touchés car notre système de valeurs a été, lui aussi, systématiquement sapé par la classe politicienne. Je pense surtout aux familles qui constituent pourtant le lieu privilégié où notre civilisation prend sa source, où les enfants naissent et reçoivent en héritage les valeurs et la culture de nos ancêtres. Ce lieu privilégié où s’organise le premier cercle de solidarité, celui des liens de l’amour et du sang. Or, la famille a subi tous les assauts juridiques, idéologiques et financiers des socialistes et tout est fait pour la réduire à une simple association de personnes banalisée et provisoire comme le PACS.

Je pourrais allonger encore longtemps la liste dramatique des manifestations du désordre profond qui gagne notre pays. Mais j’arrêterai là cette litanie, car, s’il est vrai que tout va mal, s’il est vrai que le chaos est général, je n’ai pas l’intention de jouer les Cassandre, de me lamenter et de plonger nos compatriotes dans la morosité. Les jérémiades et les lamentations, ce n’est pas notre genre au MNR car nous sommes là pour changer le cours des choses.

Et c’est tout le sens de ma candidature à la présidence de la République. Je le dis : je ne suis pas là pour faire un coup politicien, pour poursuivre une ambition subalterne, pour assouvir une haine recuite. Je suis là pour la France, je suis là pour les Français, je suis là pour incarner un espoir, l’espoir d’un grand renouveau. Et je le dis ici très solennellement, très gravement : tout est aujourd’hui possible pour la France et les Français. Il n’est pas trop tard, rien n’est perdu. Notre pays peut retrouver sa grandeur, sa force et sa vitalité. Tout est possible à une condition : il faut le vouloir.

Et c’est pourquoi je n’ai pas l’intention de mendier des voix en flattant les électeurs ou en les trompant. Je n’ai pas le mépris de nos compatriotes. Au contraire, je les aime et je ne supporte pas que d’autres essayent de les manipuler. Je veux donc leur dire à travers vous que tout maintenant dépend d’eux et que, s’ils le veulent, tout redevient possible, car il est dans tous les domaines des solutions aux problèmes qui sont les nôtres.

Je prends l’exemple de la violence, eh bien ! je dis qu’il est possible de rétablir la sécurité en France. Pour cela, il faut changer complètement d’orientation et abandonner la politique de prévention. Cette politique absurde qui consiste à déverser des milliards et des milliards sur les cités pour tenter d’acheter la paix civile. Cette politique néfaste qui consiste à subventionner les voyous, à leur offrir des vacances, au ski ou à la mer, des animateurs ou des stages et à réparer sans cesse tout ce qu’ils détruisent ou qu’ils brûlent. Cette politique coûte 35 milliards de francs par an et elle n’a pas empêché l’explosion de la violence. Je veux donc passer maintenant à une autre politique : la tolérance zéro. C’est-à-dire la répression des crimes et des délits. Il faut maintenant sévir et pour le faire, c’est simple, je veux augmenter massivement les moyens de la police, de la gendarmerie, de la justice et des prisons, et apporter aux forces de l’ordre tout le soutien qu’elles méritent. Ensuite, je veux modifier les lois pour qu’elles cessent, comme c’est le cas actuellement, de protéger les coupables et que ceux-ci, au lieu d’être libérés après leur arrestation ou leur jugement, restent en prison, soient lourdement condamnés et purgent effectivement leur peine. En agissant ainsi, on rétablira la chaîne de la sanction et cela changera tout. Car, aujourd’hui, tous les experts en conviennent, un pour cent seulement des crimes et délits sont effectivement sanctionnés. Autant dire que les voyous se trouvent assurés d’une quasi-impunité. Moi, je veux qu’ils soient demain quasi certains d’être punis.

Et c’est pour cela que je veux aussi abaisser à dix ans l’âge de la responsabilité pénale des mineurs. Non pas bien sûr pour mettre les enfants en prison, mais pour les envoyer dans des établissements d’éducation surveillée où ils subiront un traitement adapté à leur jeune âge. Pour les remettre dans le droit chemin, il faut rétablir des repères. Or les repères, ce sont des valeurs que l’on affirme et des sanctions que l’on applique à ceux qui les transgressent. Tel est d’ailleurs le propre de toute éducation et de toute civilisation. Et c’est pourquoi les parents de mineurs délinquants doivent être eux financièrement sanctionnés et privés de toute prestation familiale.

J’ajoute, et c’est capital, que je veux aussi procéder à l’expulsion systématique et effective des clandestins et des délinquants étrangers ainsi qu’à la déchéance de leur nationalité française pour tous les binationaux récemment naturalisés qui commettent des crimes ou des délits, ainsi, d’ailleurs, que le prévoit l’actuel code de la nationalité. Je trouve scandaleux par exemple que l’on maintienne leur nationalité française aux terroristes de l’organisation Al Quaïda qui font la guerre à l’Occident au nom d’Allah et, pire, qu’on veuille leur apporter la protection consulaire de la France. Il est temps que notre pays se fasse respecter et fasse respecter ses lois et je suis convaincu que, si toutes ces mesures étaient appliquées avec fermeté, en six mois on en verrait les premiers résultats et en quelques années à peine on pourrait rétablir la sécurité en France. C’est possible. Comme il est possible de résoudre les autres problèmes de notre pays.

Et je pense au recul économique que connaît la France. On peut parfaitement, là encore, inverser le processus. Et, pour cela, je propose une baisse massive des charges, des taxes et des impôts. Et je me fixe comme objectif une baisse globale de 10 % en moyenne sur les cinq années du mandat présidentiel. C’est possible dès lors que l’on supprime purement et simplement toutes les dépenses inutiles ou nuisibles que les socialistes ont multipliées. Ainsi on peut, par exemple, rayer d’un trait de plume les 35 milliards de francs de la politique de la Ville : cela ne changera rien. De même, la politique de création d’emplois artificiels à coups de crédits budgétaires coûte près de 140 milliards de francs. On peut sans problème en supprimer plus de la moitié. Et cætera.

Si l’on abaisse, comme je le propose, les impôts et les charges et si on réduit massivement le poids de la bureaucratie, on créera un appel d’air extraordinaire, on libérera les énergies et on dynamisera notre économie de façon spectaculaire. Les cadres, les ingénieurs et les savants français de valeur qui se sont expatriés pourront à nouveau entreprendre et investir, et nous les y encouragerons. Les PME, artisans, commerçants, professions libérales pourront de nouveau embaucher massivement. Le chômage pourra alors connaître une décrue d’envergure qui n’aura rien de conjoncturel mais qui s’inscrira dans la durée. Ce retour à l’emploi sera par ailleurs renforcé par la régulation des échanges commerciaux que j’entends instaurer aux frontières de la France ou de l’Europe et qui limitera la concurrence sauvage venue de l’étranger, freinera la délocalisation et donc évitera la destruction des emplois existants.

Et si, de surcroît, comme je le propose, on instaure la priorité d’emploi aux Français et qu’on organise le retour chez eux des étrangers au chômage, on peut éradiquer le chômage dans notre pays. A condition bien sûr que tout le monde veuille travailler. Et c’est pourquoi, là aussi, il faut revenir sur cette loi des 35 heures qui impose une réduction obligatoire et autoritaire à tout le monde, cherchant pratiquement à dissuader les Français de travailler.

Je ne suis pas en train de dire que plus on travaille mieux c’est ! Je ne suis pas contre une réduction du temps de travail dès lors qu’elle est possible et désirée. Mais, avec les socialistes, tout est imposé de façon uniforme et autoritaire. On n’a pas posé par exemple la vraie question : voulez-vous travailler moins ou gagner plus ? Si on l’avait posée, beaucoup, je crois, auraient répondu qu’ils souhaitaient gagner plus. De même, on a mis sur le même plan les artisans, les PME, les sociétés de services et les grandes entreprises automatisées. Or, les unes peuvent facilement s’adapter aux 35 heures mais pas les autres.

Je propose donc d’assurer désormais la liberté du temps de travail et de permettre le libre aménagement des horaires par des accords entre les entreprises et les salariés, permettant à chaque société de proposer ce qu’elle peut apporter et à chaque salarié de choisir le mode d’activité qu’il préfère. C’est d’ailleurs cette liberté qu’il faut rétablir dans tout le monde économique et social pour libérer les talents, la création, le travail et les énergies.

Et si mon projet est porteur d’un grand renouveau c’est parce que, dans tous les domaines, je propose un mot d’ordre, une idée-force pour remettre la France à l’endroit : l’ordre républicain, les libertés économiques, la fraternité sociale, l’identité française, la souveraineté nationale, les valeurs traditionnelles !
Une grande politique, disait Napoléon, ce sont des idées simples appliquées à de grandes choses.
Le redressement de notre pays, passe par des idées fortes appliquées à la France. C’est la méthode que je propose et, si on l’applique, on peut partout initier un grand renouveau. Les solutions existent car, comme toujours dans les périodes critiques, la difficulté n’est pas de savoir ce qu’il faut faire, la difficulté c’est de le faire.

Eh bien ! pour faire, pour agir, pour changer de politique, il faut changer d’équipes politiques.Car, je le répète, ceux qui sont en place représentent la cause principale du déclin de notre pays. La situation se révèle donc moins grave qu’on ne le pense. Car ce qui nous arrive n’est pas comme une maladie incurable qui s’abattrait sur nous sans qu’on n’y puisse rien. C’est la conséquence des actions destructrices engagées en toute connaissance de cause par la classe politique.

Or, ce que des hommes ont détruit, d’autres peuvent le reconstruire. Il suffit pour cela de remplacer les destructeurs par des bâtisseurs. Et c’est ce que nous proposons aux Français : les politiciens dehors !
A commencer par Jospin et ses amis qui sont des extrémistes de gauche, des idéologues sectaires sans équivalent en Europe. C’est simple : ils se sont attaqués à tout ce qui fonde notre civilisation. Rien ne trouve grâce à leurs yeux. La nation qu’ils veulent démanteler par le mondialisme, le peuple qu’ils veulent dissoudre par l’immigration, la famille qu’ils veulent réduire à un simple PACS, l’école qu’ils ont nivelée et d’où chacun doit sortir avec le même diplôme, l’économie où ceux qui travaillent sont ponctionnés quand ceux qui vivent en parasites sont subventionnés, sans parler de la liberté qu’ils veulent surveiller, des voyous qu’ils veulent libérer, des étrangers qu’ils veulent favoriser.

Attention ! Jospin et tous ses amis trotskistes, écologistes ou communistes, ce sont les fous de Mai-68, ceux qui avaient mis la chienlit dans la rue et qui, maintenant, mettent la chienlit dans le pays. C’est pourquoi il faut les mettre hors d’état de nuire car ils sont dangereux. Jospin c’est un peu comme ces machines mi-hommes mi-robots des films de fiction qui détruisent tout sur leur passage. C’est le Terminator de la politique, produit hybride d’un baba cool de Mai-68 greffé sur un technocrate du KGB. C’est froid, c’est fou, c’est implacable !

Alors, évidemment, Chirac, à côté, c’est très différent. D’ailleurs ce qui a surpris dans son annonce de candidature ce n’est pas qu’il soit déjà candidat, c’est qu’il soit encore président. Ainsi, l’autre jour, sur TF1, j’ai eu l’impression qu’il ne se rappelait plus lui-même qu’il était le chef de l’État. On aurait dit qu’il briguait la succession de Jospin. Il est vrai que Chirac a un bilan singulier qui se résume à une seule action : avoir remis le pouvoir aux socialistes. Et depuis, d’ailleurs, il faut le reconnaître, la cohabitation est quasi parfaite. Jospin agit, Chirac regarde. Jospin gouverne, Chirac voyage. Jospin détruit, Chirac approuve.
Il est vrai en effet que MM. Chirac et Jospin n’évoluent pas dans la même catégorie. Jospin détruit la France, Chirac détruit la droite.

Quant à Chevènement, c’est décidément un drôle de ragoût. Je dois dire que je n’avais jamais vu de recette politique de ce genre. Vous prenez un socialiste extrémiste du CERES ayant bien mariné dans plusieurs bains gouvernementaux de gauche, vous le faites revenir avec des petits lardons radicaux dans une sauce à la républicaine. Vous ajoutez des croûtons gaullistes et quelques raclures de communistes bon teint. Vous saupoudrez le tout de quelques brins d’UDF naïfs hachés menu et vous ajoutez quelques morceaux de pasquaïens bien rassis. Vous complétez avec quelques pièces d’intellectuels en légumes soigneusement choisis et vous faites mijoter à sondage très fort après avoir largement assaisonné aux épices médiatiques. Au final, je ne sais pas ce que cela donne, car personne n’a encore jamais goûté. Quant à moi, je déconseille fortement, surtout aux électeurs.

Car, je le sais, tout cela est bidon ! M. Chevènement c’est le leurre de Belfort. Un leurre colossal d’ailleurs car j’entends M. Chevènement taper de ses poings sur son torse en parlant de France, de république et de sécurité. Mais s’il y a, avec Jospin, un candidat mal placé pour parler de la France c’est bien lui qui a régularisé 150 000 clandestins, lesquels sont ensuite allés insulter notre pays au Stade de France.
De même qu’il est mal placé pour défendre la République, lui qui a fait la promotion de l’islam dont chacun sait qu’il est incompatible avec les principes républicains.

De même qu’il est mal placé pour parler de sécurité, lui qui a été ministre de l’Intérieur pendant quatre des cinq dernières années et qui est donc le principal responsable de l’explosion de la délinquance.

Il en va de même de Chirac qui veut faire, paraît-il, sa campagne sur la sécurité. Car je rappelle tout de même qu’il y a un an, M. Chirac a signé la loi Guigou qui est le monument historique du laxisme pénal, une loi faite pour protéger les voyous. Eh bien ! non seulement M. Chirac l’a signée mais ses amis députés l’ont laissée passer et n’ont même pas voté contre. Savez-vous pourquoi d’ailleurs cette loi a fait la quasi-unanimité ? Parce que, lorsqu’on parle d’une loi pour protéger les voyous, les gens de la classe politique pensent à eux-mêmes.

En tout cas, pour ce qui est de Chirac, lorsqu’on a cautionné la loi du laxisme total, je ne vois pas comment on peut ensuite venir parler d’impunité zéro. Voilà pourquoi, que ce soit Chirac, Jospin, Chevènement ou les autres, il faut un renouveau. Et voilà pourquoi avec vous, avec tous nos amis du MNR, avec les Français qui se reconnaissent en nous, nous incarnons une grande relève.

D’ailleurs, nos adversaires le savent bien. Pourquoi croyez-vous sinon qu’on nous attaquerait comme on le fait ? Pourquoi les sondages seraient-ils systématiquement minorés ? Pourquoi suis-je totalement occulté dans les médias ? Pourquoi les articles de presse font-ils systématiquement la promotion de ceux qui peuvent nous gêner, allant même jusqu’à présenter Le Pen comme un centriste et un grand humaniste modéré, quand on va nous chercher la petite bête sur le passé du dernier de nos militants ? Pourquoi tout est-il tenté pour nous empêcher d’obtenir des soutiens, des crédits ou des ouvertures ?

Tout simplement parce que nos adversaires, qui sont tout sauf stupides, savent parfaitement que le vrai danger pour eux c’est nous qui l’incarnons. Ils savent que le MNR est fort d’une formidable potentialité de développement. Et ils essayent donc de nous tuer dans l’œuf avant qu’il ne soit trop tard.

Mais, chers amis, je vous le dis, ils n’y parviendront pas. Ils échoueront dans cette tentative parce que nous sommes forts. Et croyez-moi, notre force est bien supérieure à ce que nous imaginons nous-mêmes. Car si notre nombre et nos moyens sont encore trop limités, nous sommes en réalité forts de tout ce que nous représentons.

Songez donc, nous sommes forts de ceux qui nous entourent : de ces Français innombrables qui pensent comme nous, qui partagent nos indignations, nos colères, nos aspirations et nos espoirs. Et ils sont des millions et des millions que nous n’avons pas à convertir : ils sont avec nous, même si aujourd’hui encore ils ne le savent pas eux-mêmes.

Songez donc, nous sommes forts de tout ce qui survient, forts des événements tragiques qui accablent notre pays car nous sommes les seuls à les dénoncer et à pouvoir y faire face.

Nous sommes forts aussi des faiblesses de nos adversaires, forts de leur lâcheté, de leurs contradictions, de leurs abandons, forts de leur décrépitude.

Et puis nous sommes forts de ce que nous avons déjà accompli. Du courage que nous avons déployé, de la persévérance et de la ténacité que nous avons montrées. Nous sommes forts du renouveau que nous incarnons, du projet que nous portons, forts de toutes les possibilités de victoire qui sont à nous.

Tout aujourd’hui se met en place : les problèmes s’aggravent, les Français se réveillent, les politiciens se discréditent et la droite nationale se rénove. C’est pourquoi tout est possible pour un grand basculement, pour un grand renouveau, et plus tôt qu’on ne l’imagine.

D’autant que nous ne sommes pas seuls en Europe. Car sur le continent nos idées progressent, s’épanouissent et se concrétisent.
Regardez l’Italie. En Italie, M. Berlusconi vient de mettre en débat à l’Assemblée nationale italienne un projet de loi qui interdit à tout étranger non européen de s’installer en Italie s’il n’a pas un contrat de travail et qui interdit à toute entreprise de signer un tel contrat si elle n’apporte pas la preuve qu’elle n’a pas trouvé d’Italien pour occuper le poste. Cela s’appelle la préférence nationale pour l’emploi. Cela figure dans le programme du MNR, c’est aux yeux de l’établissement ce qu’il y a de pire dans notre programme, et c’est actuellement en débat au parlement italien.

En Autriche, il existe un salaire parental réservé aux familles autrichiennes et européennes. Et cela, cela n’est pas en débat, c’est en vigueur. Et c’est au fond tout à fait comparable à la prime de naissance de Vitrolles pour laquelle on a voulu mettre ma femme en prison. Ce pourquoi on condamne en France, le gouvernement autrichien le met en application !

Et regardez aussi ce qui se passe au Danemark ! Le nouveau gouvernement a annoncé des mesures très restrictives en matière d’immigration. Et notamment le regroupement familial dans le pays où la famille est le plus nombreuse et le mieux implantée. En clair, cela veut dire que le regroupement familial s’effectue au Danemark par le retour des immigrés dans leur pays d’origine.

Voilà. Et il ne s’agit pas d’utopies. Ce sont des mesures politiques mises en œuvre aujourd’hui dans de grands pays européens, des pays de haute culture, membres de l’Union Européenne.

Nous l’avons rêvé, ils l’ont fait ! Ils l’ont fait, nous le ferons !

Mesdames et Messieurs, notre pays a été longtemps à la pointe du renouveau national, aujourd’hui d’autres peuples nous ont dépassé et nous montrent le chemin. Mais il n’y a aucune raison pour que nous restions à la traîne. Nos idées sont poussées par le vent de l’histoire, elles sont portées par une lame de fond qui, j’en suis sûr, va balayer notre vieille terre d’Europe, de Gibraltar à Mourmansk.

Et je veux que dans ce grand renouveau national et européen la France occupe une place digne de son rang. Je le dis, tout est possible pour les années qui viennent. La France peut redevenir la première puissance en Europe et l’Europe la première puissance dans le monde.

C’est possible car nous ne venons pas de nulle part, nous ne sommes pas posés sur une terre, placés dans l’histoire comme des objets désincarnés et inertes. Nous sommes le prolongement d’un peuple immémorial qui plonge ses racines loin dans la nuit des temps sur une terre ancienne, façonnée par les âges et les générations, une terre irriguée de sueur et de sang, tellement humaine qu’il n’est pas un coteau, un vallon qui ne porte un nom.

Chers amis, nous ne sommes pas seuls, nous sommes la partie présente, la partie émergée d’une force qui va à travers les siècles, une force qui a porté notre peuple tout au long de l’histoire à accomplir ce qu’il incarne et à devenir ce qu’il est. Nous sommes transcendés par cette force qui nous dépasse et qui nous entraîne.

D’ailleurs, ne sentez-vous pas ici, maintenant, à Nice, dans cette salle, passer sur vos épaules le souffle du destin ? Ne sentez-vous pas frémir sur votre peau ce souffle impalpable qui nous rassemble et qui nous unit ?

Aussi notre combat n’est-il pas celui d’un lobby, d’une faction, d’un parti ou d’une idéologie, c’est celui d’un peuple, d’un grand peuple dont le destin est de traverser les siècles.

Et c’est pourquoi la candidature que j’incarne aujourd’hui est un acte qui va bien au-delà de ma personne et de notre mouvement.

Elle est, malgré les apparences, en dépit des sarcasmes et des attaques, un acte de force, de foi et de fidélité.
Elle est le moyen par lequel notre peuple refuse de se résigner, de se soumettre et de se courber. Elle est le chemin par lequel il veut assurer son avenir et son renouveau.

Et c’est pourquoi cette candidature est pour moi un engagement sacré, un point de non-retour, une volonté qui ne faillira pas. Jamais je ne renoncerai !

Elle est aussi un lien d’amour avec ce grand pays qui est le mien, avec ce grand peuple dont je suis issu, ce peuple si agaçant parfois, mais si surprenant, si attachant et qui peut tout donner au moment critique lorsqu’il le faut.

C’est pour lui que je suis là, c’est pour lui que je suis candidat. C’est pour lui que je me bats. Je ne veux plus qu’il subisse les humiliations et les injustices, qu’il endure la peur et la souffrance, qu’il connaisse la honte et la lâcheté.

Je veux que la France redevienne une grande nation souveraine, forte et puissante, capable de rayonner et de s’imposer.

Je veux que les Français redeviennent un grand peuple fier de lui-même, maître de son destin, fidèle à ses origines, capable de s’ouvrir un chemin dans l’histoire.

Et c’est à lui que je m’adresse, lui demandant d’être maintenant à la hauteur des temps qui viennent, en retrouvant son génie et sa grandeur.
Je demande au peuple de France de se réveiller et d’agir.

Oh ! il ne s’agit pas de se livrer à des actes bien spectaculaires. Il suffit de rejeter le carcan totalitaire du politiquement correct, de voter simplement avec son cœur, avec ses sentiments profonds, avec son instinct vital. Sans s’occuper des sondages avec lesquels on manipule le peuple, en ignorant la propagande médiatique avec laquelle on le désinforme. En ouvrant simplement les yeux, en jugeant avec lucidité ceux qui se présentent à lui. Qui a la force, qui a la volonté, qui a les convictions ?

J’appelle donc les Français à se relever, à organiser le vaste rassemblement de notre peuple, ce grand rassemblement qui autour de nous peut permettre le renouveau de notre nation.

Chers amis, avec nous la France peut renouer avec le fil de son histoire.

Chers amis, ici avec nous, en ce début de siècle, commence la reconquête de la nation.
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