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Discours, le 31/08/2003
La nouvelle donne politique
Discours à l'université d'été du MNR
Saintes-Maries-de-la-Mer


Chers amis,

Notre université d'été touche à sa fin et je voudrais avant tout vous féliciter pour votre assiduité, pour la qualité de vos travaux et plus simplement pour votre présence. Votre présence ici aux Saintes-Maries-de-la-Mer, mais bien sûr plus fondamentalement pour votre présence dans notre mouvement, dans notre combat. Je voudrais vous remercier de votre fidélité à nos convictions et à notre projet.

Nous traversons, il est vrai, une forme de désert politique. Et je me réjouis de vous voir vivre ces moments difficiles avec courage et bonne humeur. Et vous avez raison car les épreuves que nous affrontons étaient sans doute nécessaires.

Nécessaires parce qu'elles constituent une magnifique machine à sélectionner les hommes. Et vous qui êtes ici, vous avez pu ainsi démontrer la force de votre caractère et de vos convictions, la noblesse et le désintéressement de votre engagement. Vous faites preuve du vrai courage. Non pas celui que l'on manifeste en réalisant un exploit sous les applaudissements des gens en place avec le soutien des médias et des institutions. Non, vous possédez le vrai courage, celui d'être capable de poursuivre un idéal dans les difficultés et dans l'obscurité avec la volonté de le faire triompher dans la durée envers et contre tout.

Ce courage-là, vous l'avez et je vous en félicite.

Pour le reste, cette épreuve était sans doute aussi nécessaire parce qu'elle nous permet d'effectuer notre mutation. Nous sommes issus d'une scission avec un autre parti. Et nous sommes maintenant en train d'affirmer notre propre identité. Nous avons rompu avec l'extrême-droite et avec tous les excès et les dérapages qui y étaient associés. Nous construisons un mouvement nouveau, de droite de conviction, national et républicain sans laxisme mais sans extrémisme. Un mouvement tel que l'attendent une majorité de Français. Certes, le chantier n'est pas achevé, mais cette mutation est bel et bien en cours. Et déjà beaucoup d'entre nous ne sont pas d'anciens membres de ce parti. Déjà, on a pu le constater tout au long de cette université, nous avons notre propre langage, notre propre vision, notre propre projet.

Et ce qui nous caractérise notamment, c'est notre volonté de construire. Nous sommes, et c'est aussi notre originalité, des optimistes et des entrepreneurs. Nous ne sommes pas là pour nous morfondre en nous délectant de façon morbide de tout ce qui ne va pas. Non, nous sommes là pour réaliser et donc pour nous appuyer sur tout ce qui existe de positif et tout ce qui est porteur d'espoir.

Et tel est le message que nous lançons à l'occasion de cette université consacrée à la nouvelle donne politique et géopolitique. Nos travaux ont été orientés dans cet esprit afin de réfléchir à toutes les évolutions positives, à tous les points de force favorables sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour espérer et construire.

Et je crois que la situation de la France et du monde est à cet égard particulièrement paradoxale. Car apparemment tout va mal, tout devrait être source pour nous de mécontentement et d'inquiétude. Et pourtant, quand on y regarde de près, il existe aussi de puissants courants encore souterrains mais qui poussent dans notre sens et qui pourraient bien changer complètement la donne. Car, il y a bien une nouvelle donne politique et géopolitique qui peut nous porter et porter notre pays vers un grand renouveau.

Certains d'entre vous doivent se dire : «Il a perdu la tête. Comment peut-on affirmer un tel optimisme alors qu'il suffit de l'observer, la France va mal ?» Et, je le reconnais, la situation de notre pays est particulièrement inquiétante.

Notre système économique et social est l'un des plus archaïques des grands pays industrialisés : système public hypertrophié, prélèvements obligatoires asphyxiants, assistanat généralisé, État providence à bout de souffle, incitation à la paresse, école inefficace, recherche scientifique en déclin. Et si vous ajoutez à cela une conjoncture défavorable, le cocktail est complet. La croissance est à la baisse, les investissements stagnent, la demande est morose. Les déficits publics sont proprement monstrueux. Et la désindustrialisation se poursuit : plans sociaux et dépôts de bilan. Avec un chômage qui va dépasser les 10 % à la fin de l'année. Et le résultat de tout cela, c'est une grande régression économique de notre pays qui est déjà passé du 2e au 12e rang en Europe pour la richesse par tête d'habitant.

Sur un autre plan, notre pays est par ailleurs confronté à un phénomène nouveau qui prend une ampleur particulièrement inquiétante, je veux parler du début d'islamisation de notre vie nationale. Dans certaines villes maintenant, avec le port du tchador pour les femmes à l'école, dans les administrations, dans les entreprises et dans la rue, avec la construction de mosquées, l'absence de porc dans les cantines et dans certains magasins, avec les horaires spéciaux pour l'ouverture aux femmes des piscines, nous assistons à un véritable processus de transformation de notre vie nationale qui met en cause notre identité.

Car tout cela va très loin. On annonce maintenant l'ouverture du premier lycée musulman à Lille. Et le gouvernement se met au travail pour la formation des imams français. On nous explique en effet dans le très officiel rapport Rivet, remis fin juin au ministère de l'Éducation nationale, qu’il faut organiser une formation française pour les imams français. En effet, la moitié des imams en France ne parle pas français. Le problème c'est que beaucoup de musulmans français ne parlent pas l’arabe classique indispensable pour être imam. Conclusion du rapport : pour former des imams français, il faut leur apprendre l'arabe.

On en rit, mais c'est triste. Connaissez-vous, par exemple, l’histoire de celui que l’on appelle “l'émir français” actuellement jugé au Maroc pour sa complicité dans les attentats suicides du 16 mai dernier à Casablanca ? C’est consternant ! Il s'agit en réalité de Pierre Robert né à Chambon-Feugerolles dans la Loire d'un père souffleur de verre et d'une mère au foyer. À 17 ans, nous explique-t-on, la religion lui permet de prendre ses distances avec la drogue. Pierre, qui se fait désormais appeler Yakoub, parfait son éducation musulmane en Turquie puis en Afghanistan. Il prend ensuite la direction du Maroc, où il s’adonne à un curieux commerce de voitures d'occasion vers l'Europe qui lui vaudra de purger quelques mois de prison en Belgique. Mais le reste du temps il prêche en France un islam radical, tentant même d’enrôler son jeune frère. Un cheminement qui n’est plus vraiment une exception. Et si j’en parle, c’est parce que ce genre de phénomène est à sens unique. On n’entend jamais parler de jeunes arabes qui se seraient convertis au christianisme pour échapper à la délinquance !

Si l'on ajoute à cela la dénatalité française qui n'assure plus le renouvellement des générations et l'affaiblissement de nos valeurs traditionnelles, c'est à un processus de destruction de notre civilisation que l'on commence à assister dans certaines parties de notre pays.

Je pourrais continuer à brosser ce sinistre tableau. Je dirais juste, puisque nous sommes encore en été, que notre pays ne parvient même pas à faire face dignement aux conséquences dramatiques de la canicule. Et je ne m'engagerai pas dans cette polémique morbide sur les responsabilités du gouvernement. On ne peut pas non plus tout prévoir et tout empêcher. Je dirais seulement, face aux dix mille morts de cet été, face au drame qu'ont vécu les personnes âgées dans notre pays, que j'ai été choqué de l'irresponsabilité scandaleuse de certaines familles à l'égard de leurs anciens et aussi de l'indifférence des pouvoirs publics et du manque de compassion des principaux responsables politiques gouvernementaux. On a même le sentiment qu'il a fallu que les morts se comptent par milliers pour qu'on prenne conscience de l'existence, de la solitude et des souffrances de beaucoup de nos aînés. C'est très choquant. Et je voudrais aujourd'hui, en mon nom et au nom du MNR, exprimer ici une pensée amicale et solidaire pour toutes les personnes âgées qui ont souffert ou qui nous ont quittés cet été.

Pour le reste, chers amis, je voudrais précisément quitter le registre de la tristesse et du pessimisme pour des considérations plus réjouissantes. Car il est, à côté de tous ces problèmes, une bonne nouvelle. Une bonne nouvelle de fond qui peut à terme nous permettre d'inverser ces phénomènes de régression économique et de perte d'identité. La bonne nouvelle c'est que la gauche est moribonde. La gauche, responsable de ces maux, connaît une crise sans précédent. Oh ! je ne parle pas principalement de la gauche institutionnelle, celle des partis et des organisations de gauche. Elle hélas n'a pas disparu. Non je parle de l'idéologie de gauche, des idées de gauche, de la pensée de gauche qui arrivent à leur terme, qui arrivent en fin de cycle historique.

Rappelez-vous, la gauche n'a cessé de progresser depuis un siècle et elle a réussi progressivement depuis la seconde guerre mondiale à prendre en main notre pays et à l'enserrer dans ses filets, de façon toujours plus étroite. Elle s'en est d'abord pris à la société civile qu'elle a progressivement investie puis, à partir de Mai-68 elle a commencé à la transformer de l'intérieur. Syndicats, monde associatif et culturel, médias, administration, Éducation nationale, elle influence depuis des décennies tous les rouages de la vie nationale au point d'avoir réussi à imposer sa pensée comme pensée unique.

Mais il y a plus, puisque depuis mai 1981 elle a conquis le pouvoir politique et a réussi à rester presque continûment en place jusqu'aux présidentielles de 2002. Dès lors, depuis près de vingt ans, elle jouit de tous les pouvoirs. Elle a donc pu agir en toute liberté, avec tous les atouts et tous les soutiens, et elle ne s'en est pas privée. Elle a mis en œuvre son programme, son projet, son idéologie. Et l'on peut donc aujourd'hui en tirer le bilan. C'est clair : c'est une catastrophe.

Et c'est cela que les Français ont, consciemment ou non, constaté et sanctionné l'année dernière. Le rejet massif et sans appel de Jospin, ce n'est pas le rejet d'un candidat qui ne souriait pas assez. Non, c'est le rejet des idées de gauche. D'ailleurs, tous les autres candidats de gauche ont eux aussi subi un camouflet. Tous ont été sanctionnés électoralement et le rejet du socialo-communisme s'est exprimé par un rapport droite-gauche sans précédent : 43 % à 57 %.

La gauche s'est fracassée sur la réalité et ses idées ont conduit notre pays dans le fossé. Elle a en effet sinistré des pans entiers de notre vie nationale. Que ce soit en matière économique, fiscale et sociale, sur le terrain de l'immigration et de l'insécurité ou encore dans le domaine militaire, la gauche a gravement affaibli notre pays. Et la preuve éclatante de son échec on l'observe dans le secteur de l'enseignement, secteur où la gauche a pu pendant des années mettre pleinement en œuvre sa doctrine. Elle y contrôlait en effet tous les syndicats, les enseignants constituaient sa principale réserve de militants. Les idées qui y circulaient étaient les siennes. D'ailleurs, les intellectuels se réclamaient presque tous d'elle. Enfin la priorité de ses gouvernements est allée à l'enseignement et les crédits qui lui étaient consacrés ont sans cesse augmenté. Résultat : c'est l'échec complet.

Ils voulaient ouvrir l'école sur le monde, il faut maintenant la retrancher derrière des barbelés et des vigiles. Ils voulaient donner le bac à 80 % d'une classe d'âge, c'est le taux d'illettrisme qui a augmenté. Ils considéraient l'école comme le lieu privilégié de l'assimilation républicaine, c'est à l'école que les conflits communautaristes sont le plus aigus. Ils voulaient faire des enseignants des copains des élèves, beaucoup sont ceux qui ont aujourd'hui peur d'eux.

Et tous ces échecs ne sont pas dus à des causes extérieures, elles sont la conséquence directe de l'idéologie de gauche. En refusant des notions essentielles comme celles de la responsabilité individuelle, de l'utilité du travail et de l'effort, de la nécessité de l'autorité et de la hiérarchie ou de l'aspiration à l'identité, la gauche s'est fracassée sur la réalité. En voulant mettre en œuvre un égalitarisme total, en privilégiant les droits sur les devoirs, en misant exclusivement sur la redistribution des revenus et la multiplication des prestations d'assistance, en pénalisant toujours plus le travail par des impôts et des charges sans cesse plus lourds, en considérant les délinquants comme des victimes, en donnant de facto la priorité aux étrangers sur les Français, en menant un combat obsessionnel contre un racisme qui n'existe pas, la gauche s'est progressivement coupée du monde.

Pour autant hélas, la gauche n'a pas disparu, loin de là. Elle possède toujours ses organisations et ses points d'appui dans la société. Et c'est là le paradoxe de la situation. Car, malgré cet échec patent, elle conserve encore toute sa puissance dans les rouages de la société. Y compris bien sûr dans les médias et chez les faiseurs d'opinion. Y compris au sein de l'UMP et parmi les politiques prétendument de droite qui continuent à être subjugués par le politiquement correct. La gauche est morte mais personne ne le sait et tout continue comme dans un régime totalitaire lorsque l'on a réussi à cacher la mort du tyran. Tout cela peut donc durer encore quelque temps, mais tout cela n'aura qu'un temps.

Déjà, on voit bien que la gauche n'a plus de discours de secours. Que peuvent-ils proposer ? Les 30 heures après les 35 heures ? La couverture logement universelle après la couverture maladie universelle ? Après tout, il est scandaleux que des hommes ou des femmes n'aient pas de logement décent. Il faut couvrir ce droit par une prestation adéquate. Et puis, il est aussi anormal que certains ne puissent pas se nourrir correctement et s'habiller normalement. Alors pourquoi pas la couverture alimentaire universelle, pourquoi pas la couverture habillement universelle ? Tout cela n'a plus de sens : travailler de moins en moins et obtenir toujours plus de prestations gratuites. Tout cela devient absurde et la gauche est acculée : ou bien elle tient un discours plus réaliste qui lui fait prendre le chemin de la droite, ou bien elle se radicalise pour revenir à des mots d'ordre totalement archaïques et utopiques.

Et on voit là la logique du phénomène. Comme le discours socialiste n'a plus de sens dans le concret, il faut chercher à s'échapper de la réalité. Soit en s'occupant d'autres pays que la France comme le font les altermondialistes, soit en sortant du présent à la façon des pseudo-écologistes. Dans les deux cas, il s'agit d'une démarche d'extrême-gauche. D'une extrême gauche de plus en plus à la mode dans les milieux branchés. Et le grand maître de cette radicalisation c'est Bové. Bové ou l'erreur totale de casting. Lorsque vous voyez Bové, vous croyez voir un paysan avec ses moustaches à la gauloise qui ressemble à Astérix et qui s'en prend au McDo. On croit qu'il s'agit d'un patriote qui veut défendre son terroir, son art de vivre et son identité. Mais pas du tout, on a affaire à un extrémiste de gauche qui cherche à destabiliser notre société, qui s'oppose aux progrès de la technique et qui ignore notre identité et nos valeurs. Vous n’avez qu’à les regarder, Bové et ses amis, c’est Woodstock au Larzac. Ils ne sont même pas contre le mondialisme puisque, comme ils se désignent maintenant eux-mêmes, ils sont pour un autre mondialisme, un mondialisme socialiste contre le mondialisme capitaliste. Alors, je vous le dis, Bové c'est mauvais ! Et la prochaine fois que vous verez Bové, retirez-lui mentalement sa pipe et mettez-lui un couteau entre les dents, vous aurez une idée plus juste du personnage.

Mais cela dit, que ce soit Jospin, Hollande, Mamère ou Bové, dans tous les cas, la gauche se retrouve dans une véritable impasse historique ouvrant ainsi à la droite des perspectives extraordinaires. En effet, la politique ayant horreur du vide, si la gauche se meurt, la droite va revivre. En tout cas, nous devons tout faire pour qu'il en soit ainsi. Aussi soyez-en bien conscients, notre action en ce sens n'est pas une action réactionnaire, à contre-courant, un combat perdu que l'on mène pour l'honneur. Non ! C'est une bataille de précurseurs, une action de pionniers, de fondation qui s'inscrit au contraire dans le vent de l'histoire.

Sur le plan géopolitique, il en va de même. Notre combat est lui aussi porté par certains événements. Et nous pouvons également dans ce domaine observer l'avenir avec un peu d'optimisme. Depuis de nombreuses années maintenant, notre pays, comme tous les pays d'Europe, doit affronter les conséquences souvent très douloureuses d'un mondialisme sauvage qui semblait devoir aller toujours plus loin.

L'effondrement du bloc soviétique, qui a été un événement majeur et ô combien bénéfique, a eu pour conséquence secondaire d'étendre encore davantage le champ de cette mondialisation et de donner le sentiment qu'après l'antagonisme des deux grands blocs, on allait vivre dorénavant dans un monde unipolaire dominé par les États-Unis d'Amérique.

Et si, bien sûr, les Américains sont nos amis, ils se comportent cependant sur la scène internationale en militants actifs du mondialisme. Le nouvel ordre mondial qu'ils préconisent est un modèle qui vise à réduire la souveraineté des nations et à prôner le développement du commerce mondial comme facteur d'intégration, d'unification et de pacification du monde.

Et ce modèle concerne aussi l'organisation interne de chaque pays telle qu'ils la préconisent à l'image de la leur, selon le principe du melting-pot ou plutôt maintenant du salad-bowl, c'est-à-dire du communautarisme. Si l'URSS était autrefois la patrie du communisme, on peut dire que les États-Unis sont à bien des égards la patrie du mondialisme.

On pouvait donc craindre que le mondialisme tous azimuts aille progressivement, telle une vague monstrueuse, nous engloutir totalement, détruisant notre économie et notre société et faisant du monde un ensemble normalisé, uniformisé, soumis à l'imperium bienveillant mais néanmoins castrateur des États-Unis d'Amérique.

Depuis quelque temps, on peut penser qu'il n'en sera rien. De nouveaux clivages, de nouveaux antagonismes, de nouveaux conflits sont survenus. Certes, ces nouvelles fractures sont moins nettes, moins globales qu'à l'époque de l'URSS, mais elles n'en sont pas moins bien réelles. Et lorsque je dis cela, je ne m'en réjouis pas. Cette situation nouvelle est une donnée objective d'où il peut sortir le meilleur comme le pire.

Et l'histoire a voulu d'ailleurs qu'il en sorte déjà le pire. Je pense bien sûr aux attentats du 11 septembre 2001 qui sont venus rappeler de façon dramatique que le monde ne s'achemine pas vers la fin de l'histoire et encore moins vers une unification générale de la planète.

Ces attentats monstrueux de New York et de Washington, nous les avons bien évidemment condamnés, et nous avons soutenu sans réserve les Américains dans leur opération de représailles en Afghanistan.

Mais ces événements ont déjà eu une double conséquence. D'une part, ils ont renforcé le sentiment patriotique des Américains, ce que je salue, car nous pouvons à cet égard prendre exemple sur eux. Et au-delà, ils ont renforcé la détermination des autorités américaines à s'affirmer dans toute leur puissance face à leurs ennemis.

Et d'autre part, deuxième conséquence, ces événements ont fait prendre conscience du poids du monde musulman dans le monde. Un poids que les Américains, on l'a vu, ont maintenant pleinement pris en compte jusqu'à vouloir mener des guerres préventives, comme en Irak. Mais aussi, un poids qui est maintenant clairement perçu comme tel par les musulmans eux-mêmes et cela dans le monde entier, quelles que soient par ailleurs leurs nationalités.

Sous cet angle, il n'y a donc pas d'uniformisation du monde. On peut le déplorer mais c'est ainsi. Il y a un monde musulman et un puissant courant islamiste qui s'affirment contre les États-Unis et sans doute d'ailleurs plus globalement contre l'Occident et contre le monde chrétien.

Encore faut-il noter que l'Occident est divers et c'est, je crois, une autre donnée très importante et très récente dont il faut tenir compte. L'Europe et les États-Unis, ce n'est pas la même chose. Depuis la seconde guerre mondiale, les États-Unis dominaient l'Europe, laquelle constituait en quelque sorte une annexe des USA. C'est encore aujourd'hui largement vrai mais je crois que cela ne va pas durer.

Et on en a vu les premiers signes diplomatiques à l'occasion de la récente guerre en Irak. Je ne veux pas revenir sur le débat, aujourd'hui sans objet, de l'opportunité de cette guerre. Je voudrais simplement souligner qu'il s'est produit à cette occasion un événement nouveau, et je crois très important, par le précédent qu'il crée. Trois nations européennes, la France, l'Allemagne et la Russie se sont opposées à la volonté des États-Unis. Pendant quelques semaines, le monde a pu constater que, face aux USA, il n'existait que l'Europe pour faire contrepoids. Et je crois que ce premier geste est porteur de lourdes conséquences pour l'avenir qui peuvent paradoxalement se révéler positives pour notre continent. L'Europe peut s'affirmer aussi comme un pôle de puissance.

D'ailleurs, les États-Unis commencent maintenant à regarder l'Europe non comme un allié subordonné mais comme un rival potentiel à soumettre. Et cela ne date pas, je crois, de l'affaire irakienne, mais bien plutôt de la création de l'euro, que certains à Washington ressentent comme un instrument de puissance susceptible de gêner à terme l'hégémonie du dollar.

Ainsi l'hebdomadaire américain New Republic proche des néo-conservateurs a-t-il publié le 16 juin dernier un dossier spécial consacré à "l'Europe superpuissance." On y lit notamment que «la logique [de l'Europe] maintenant et à long terme est de redevenir une puissance mondiale». «Elle représentera un vrai défi à l'influence américaine.» Et l'hebdomadaire de s'interroger : «Que peuvent faire les États-Unis contre cette menace?» Il préconise de «renforcer les liens avec la nouvelle Europe, notamment la Pologne et la Hongrie, de tout faire pour maintenir la Grande-Bretagne hors de l'euro et de tenter et encore tenter de détruire la politique agricole commune». Mais, conclut-il, «il est peut-être trop tard pour éviter le pire».

Le pire, en l'occurrence, serait somme toute très positif pour nous, ce serait le retour de l'Europe sur la scène mondiale. Certes, nous n'en sommes pas là mais, on le sent bien, il y a aujourd'hui dans le monde un courant qui pousse à l'émergence de nouvelles puissances.

On ne s'achemine donc pas, après le monde bipolaire, vers un monde unipolaire mais bien plutôt vers un monde multipolaire. D'ailleurs, l'universitaire américain Samuel Huntington l'avait diagnostiqué en lançant le thème du choc des civilisations. L'idée est juste : les conflits autrefois idéologiques entre l'Est et l'Ouest vont être remplacés par des tensions identitaires entre les civilisations. Mais, soyons clairs, il ne s'agit pas d'un choc entre l'Occident et l'islam. Certes, si l'Europe doit choisir entre les États-Unis et l'islam, elle doit bien sûr choisir les États-Unis sans hésiter, mais le monde est beaucoup plus complexe que cela. Il y aurait plutôt l'Amérique, l'Europe, le monde musulman, mais aussi, ne l'oublions pas, l'Asie ainsi que le sous-continent indien, sans oublier l'Afrique et l'Amérique du Sud.

Cette réalité civilisationnelle, même si elle est porteuse de tensions et de conflits, offre cependant la perspective d'un monde plus divers, plus riche, où chacun pourra conserver son identité et ses valeurs. Un monde qui ne sera pas nivelé par le mondialisme. Et de cela nous devons nous réjouir.

Encore faut-il tirer toutes les leçons et toutes les conséquences de ce processus. Un monde multipolaire, c'est sans doute une place moins grande pour les nations et une place nouvelle pour les civilisations. Non pas que les nations soient appelées à disparaître, certainement pas, mais incontestablement les nations qui procèdent d'une même civilisation sont appelés à faire corps, à renforcer leur solidarité, à être plus en cohésion que par le passé.

Et c'est pourquoi nous ne devons pas être contre l'Europe. Nous avons toutes les raisons de contester Bruxelles, ses structures, ses méthodes de ses objectifs. Mais nous devons être pour la constitution d'une Union européenne comme communauté de civilisation.

Dès lors que le monde devient multipolaire, il est normal que l'Europe affirme son identité face à la menace islamique et son indépendance par rapport à la volonté impériale des États-Unis.

Il nous faut donc défendre cette grande idée et pour cela il faut combattre l'entrée de la Turquie dans l'Europe qui est un véritable non-sens. Un non-sens puisque la Turquie n'est pas européenne et qu'elle appartient au monde musulman. Faire entrer la Turquie dans l'Union, ce serait donc, je le dis clairement, accélérer le processus d'islamisation de l'Europe et donc contribuer à la destruction de notre civilisation.

En second lieu, il faudra militer pour la constitution d'une alliance militaire européenne qui puisse se substituer à l'Otan et donner à l'Europe à la fois la puissance militaire et l'indépendance vis-à-vis des États-Unis.

Voilà, chers amis quels sont à mon avis les grands axes de cette nouvelle donne politique et géopolitique. Un recul de l'idéologie de gauche et du mondialisme, un retour de l'Europe et donc de la France comme grande puissance. Certes, tout cela est encore en filigrane, mais tout cela nous ouvre aussi des perspectives de grande ampleur pour faire prévaloir nos idées et nos convictions.

Certes, aujourd'hui ce n'est pas avec l'UMP, avec Chirac et Raffarin que ces grandes opportunités vont être saisies.

On l'a vu tout particulièrement dans le domaine économique et social où rien n'a été fait pour rompre clairement avec les errements socialistes. Le plus tristement spectaculaire aura été l'attitude de MM. Raffarin et Fillon à propos des 35 heures. Voilà une loi totalement dépassée, qui nous handicape lourdement dans la concurrence internationale et qui organise dans notre pays une ambiance hostile au travail. Il fallait frapper un grand coup qui indique clairement aux Français que le travail est bénéfique et nécessaire. Pour remettre la France à l'ouvrage, il fallait donc abroger cette loi.

Au lieu de cela, M. Fillon a concocté une loi mi-figue mi-raisin qui crée la confusion, laissant penser aux uns que les mesures socialistes ont été abrogées et aux autres qu'elles continuent.

Dans le secteur de l'emploi, les mêmes ont réalisé là encore un exploit d'ambiguïté. Pour lutter contre le chômage, ils ont, tenez-vous bien, remplacé les emplois jeunes par les contrats jeunes ! On croit rêver. Car cette méthode de création d'emploi, on en connaît les mécanismes. Cela consiste à créer des emplois sur crédits budgétaires et à récupérer les fonds nécessaires en ponctionnant les entreprises qui sont ainsi poussées à licencier. Résultat : on crée des emplois bidons en détruisant des emplois réels.

Et que dire de la grande réforme du gouvernement, celle qui le remplit de fierté ? Je veux parler des retraites ! Là encore, une grande déception. Cette loi était censée résoudre le problème du financement des retraites jusqu'en 2020. Or, d'après ce texte, il manquera à cette date 8 milliards d'euros. M. Fillion n'en a trouvé que 6 milliards. Et pour le reste les régimes spéciaux n'ont pas été touchés. Rien de sérieux n'a été mis sur pied pour donner aux Français la liberté de choisir l'âge auquel ils souhaitent partir à la retraite à charge pour eux de cotiser en conséquence. Rien n'a été fait pour créer, parallèlement au système par répartition, un véritable système de retraite par capitalisation qui aurait pu à terme assurer quoi qu'il arrive la pérennité de nos pensions. Rien n'a été entrepris pour lancer une grande politique familiale et nataliste pourtant indispensable à l'avenir de notre pays.

Non, le seul domaine où le gouvernement a été vraiment audacieux, c'est là où il aurait dû s'abstenir. C'est dans la création du Conseil français du culte musulman. Les socialistes l'avaient rêvé, Sarkozy l'a fait. Or, ce conseil est un véritable cheval de Troie islamiste au cœur de la république. Voilà en effet une instance qui a été créée de toute pièce par le gouvernement et qui se trouve prise en main par les fondamentalistes au point que son président M. Dalil Boubakeur a déjà cherché par deux fois à en démissionner. Et pas pour des raisons mineures. Je vous rappelle ses propos : «La société française doit se réveiller. Nul n'est à l'abri d'une déferlante islamique.»

Voilà une organisation qui était censée canaliser l'islam en France et qui va servir au contraire de moyens de pression pour s'imposer dans nos lois et à notre société. Maintenant c'est au nom de ce CFCM et avec la légitimité d'une instance officielle que les groupes islamiques vont demander progressivement que l'on change les lois de la république pour les rendre compatibles avec le Coran. Où va-t-on ?

Même dans le domaine de la sécurité où le gouvernement fait montre d'un peu d'énergie, il y a aussi beaucoup à redire. Tenez, cet été, l'Assemblée nationale a voté la réforme de la double peine, c'est-à-dire en clair sa suppression. Ce qui veut dire que MM. Raffarin et Sarkozy considèrent qu'il est désormais normal que la France conserve sur son territoire des étrangers qui ont tué, qui ont violé ou qui ont pratiqué le trafic de drogue. Et la presse s'est faite l'écho de l'espoir de M. Mohamed Hocine, ancien braqueur de banque, qui déclare, je le cite : «Contrairement à la gauche, Nicolas Sarkozy a su affronter l'opinion publique qui n'était pas de notre côté.» Vous avez noté le nous !

En réalité le gouvernement semble obéir à d'autres pressions que celle de l'opinion publique. Raffarin avait annoncé à grand fracas une réduction du poids de l'État fondée sur le principe du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Pour l'année qui vient, cela aurait donc dû alléger les effectifs de 30 000 fonctionnaires, ce sera finalement 5 000 ! Le gouvernement vient en effet d'annoncer le recrutement de 20 000 assistants d'éducation qui viennent s'ajouter aux 16 000 initialement prévus. Ça ne changera rien à la qualité de l'enseignement et ça va alourdir encore les charges de l'État mais les syndicats de l'éducation nationale ont été les plus forts. Alors où est le changement ?

Et aujourd'hui je pose la question. Le nouveau gouvernement est en place depuis plus d'un an. Qu'est-ce qui fondamentalement a changé ? Plus de contrôles sur les routes, un peu plus de policiers dans les rues. Mais après? Moins d'impôts ? Non ! Moins d'État, Non ! Moins de chômeurs ? Non ! Moins d'immigrés ? Non ! Moins de mosquées ? Non ! Alors je sais, un an c'est court, l'Etat est un paquebot qui ne change pas rapidement de cap. Très bien, je repose alors ma question. Quelles sont les nouvelles perspectives ? Une grande politique familiale ? Non ! Un redressement énergique de l'Éducation nationale ? Non ! Une grande politique de recherche scientifique ? Non ! Une grande réforme de l'État ? Non ! Une nouvelle politique économique de liberté et de responsabilité ? Non ! Un renouveau du sentiment national et patriotique ? Non ! Une nouvelle vision de l'Europe ? Non !

Alors je persiste. Qu'y a-t-il de nouveau ? Qu'est ce au juste que cette nouvelle gouvernance ? A observer l'action de M. Raffarin, on n'en découvre aucune définition. Mais si, comme je l'ai fait, on lit ses écrits, on écoute ses discours et on s'imprégne de ses raffarinades ( vous savez : "la France d'en bas", "la nouvelle retraite c'est de la vie en plus de la vie", etc. ), alors on finit par comprendre. Si bien que je crois pouvoir vous restituer assez fidèlement l'esprit du changement tel que M. Raffarin le conçoit. Cela donne à peu près ceci : «La nouvelle gouvernance, c'est un ascenseur pour remonter la France d'en bas. En ligne droite, mais en ligne directe, de bas en haut. Car il faut la remonter pour voir au plus près ses problèmes. La nouvelle gouvernance, c'est en effet l'action dans la proximité. Et la proximité, c'est la compréhension, l'humain en plus. Car avant l'avenir; il y a une suite de quotidiens et puisque nous sommes en Camargue, derrière le Rhône, il y a la Méditerranée.»

Voilà pourquoi le nouveau gouvernement c'est de la fermeté sans le dire, c'est de l'action sans le montrer, c'est du changement sans le faire. Mais, soyez-en sûrs, "c’est aussi du bonheur en plus, même sans le beurre."

Bref vous m'avez compris; la nouvelle gouvernance c'est bidon. C'est, comme l'a dit quelqu'un, de la barbe à papa : ça fait du volume mais il n'y a rien dedans. Et il n'y a rien à attendre de M. Raffarin.

Il n'y a rien non plus à attendre du FN ni de Le Pen. Quels que soient les scores qu'ils peuvent obtenir, ça ne changera rien, ça ne sert à rien. Le Pen c'est stérile. Je crois profondément que, lorsque le rideau tombera pour lui, il restera comme un personnage essentiellement néfaste pour les idées qu'il prétendait défendre. Les scores électoraux considérables qu'il a obtenus, il n'aura jamais cherché à les utiliser au service de la France.

Certes, nombreux sont les Français à ne pas avoir vu la sordide réalité de cette officine extrémiste. Pourtant, il en est qui l'ont compris depuis longtemps, ce sont les gens du système, les tenants de la pensée unique, qui ont parfaitement saisi tous les avantages qu'ils pouvaient tirer de Le Pen.

N'est-il pas l'opposant rêvé, celui qui, par son action, ne fait que renforcer le système qu'il prétend combattre ? D'abord, il ne veut pas du pouvoir et il n'a aucune chance d'y parvenir. Ensuite, il diabolise, discrédite et marginalise les idées qu'il défend. Pour ceux qui combattent ces idées, c'est donc un allié objectif, efficace et sans risque.

Au bout du compte, Le Pen, qui apparaît comme l'ennemi public nº 1 du système n'est en réalité que son ennemi institutionnel comme dans le livre d'Orwell, 1984. Il n'est qu'une composante du système politicien qui le sert et qui s'en sert. Et tout cela sur le dos des électeurs, de leurs convictions et de leurs espoirs. C'est la plus grande imposture politique depuis la guerre.

Et voilà pourquoi le MNR a toute sa raison d'être et pourquoi il doit persévérer dans son action envers et contre tout.

Entre la pseudo-droite et l'extrême-droite, entre les continuateurs officiels du socialisme et ses collaborateurs officieux, entre la normalisation et la marginalisation, nous devons suivre le chemin de crête d'un renouveau de la droite. Une droite nationale, républicaine, libérale et européenne. Une droite populaire et de conviction, une droite de rassemblement du peuple français. Une droite capable de s'engager résolument dans la voie du libéralisme économique face au socialisme étatiste et fiscaliste. Une droite qui défend la république face aux dangers d'islamisation de notre pays. Une droite qui réhabilite nos valeurs et notamment celle de la famille, face à une extrême-gauche anarchiste et destructrice. Une droite enfin qui brandisse l'étendard de la nation et de la civilisation, de la France et de l'Europe, face à un mondialisme uniformisateur et dominateur.

Ces valeurs, ces idées, ce projet que nous portons, ce sont ceux que les Français attendent. Ils nous attendent et nous les attendons. La rencontre n'a pas pu se faire au cours des trois dernières années. Les conditions n'étaient pas réunies et tout le système, avec l'aide Le Pen, a fait en sorte que cela ne soit pas possible.

Mais ce n'est pas parce que cela ne s'est pas produit au cours des trois dernières années que cela ne se produira pas dans les quelques années qui viennent.

Nous sommes un mouvement jeune, très jeune, nous nous dégageons à peine de notre gangue originelle. Nous avons l'avenir devant nous sur une scène politique sans légitimité ni réel soutien populaire, peuplée de leaders en fin de parcours ou à bout de souffle.

Nous sommes portés par des évolutions qui affaiblissent nos ennemis et renforcent nos idées.

Nous pouvons donc nourrir tous les espoirs à condition de conserver la foi, la force, la volonté, le courage et la persévérance. Dès lors que nous restons nous-mêmes, que nous tenons et que nous durons, nous gagnerons ! Or, je le sais, vous êtes là, vous tenez et nous durons. Nous durons comme le fait par exemple notre ami Gilles Lacroix qui a réuni 25% des voix dans sa commune cet été à l'élection municipale partielle de Rognac.

Nous durons et nous allons d'ailleurs en faire une démonstration spectaculaire lors des prochaines élections puisque nous serons présents aux régionales de mars 2004. Notre objectif est de présenter une liste par région et d'être donc présents partout en France pour la campagne qui va s'ouvrir.

Et pour ma part je l'annonce ici officiellement, je serai candidat tête de liste dans ma région de Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Je serai candidat et je mènerai campagne pour arracher cette région à la gauche et pour y faire triompher les idées et les valeurs de la droite de conviction. Je le ferai comme le feront mes camarades dans les autres régions avec votre engagement et votre soutien. Cette présence massive du MNR aux prochaines régionales est une gageure car nous n'avons pas de moyens financiers mais ce défi, nous allons le relever. Et croyez-moi, lorsque nos adversaires, lorsque les médias et l'ensemble des électeurs découvriront que nous sommes là et bien là, ils comprendront que vous êtes d'une autre trempe que tous ces politiciens qui font de la politique dans le confort et la facilité. Ils sauront que vous êtes des hommes et des femmes déterminés, convaincus et désintéressés, capables d'accomplir des sacrifices et de surmonter des épreuves.

Et lorsque nos compatriotes seront lassés des politiciens en demi-teinte, des ministres soumis, des gouvernants incapables de faire face, lorsqu'ils comprendront que la France a maintenant besoin d'hommes et de femmes de courage et de conviction qui savent ce qu'ils veulent et qui font ce qu'ils disent, alors ils sauront se tourner vers nous.

Et viendra alors le moment du renouveau pour la droite et pour la France.
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