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Discours, le 30/06/2001
Pour la liberté et la démocratie :
Riposte à l'injustice d'État
Place Vendôme - Paris


Chers amis,

Nous sommes ici devant le ministère de la Justice pour crier notre colère face à l’injustice, pour manifester notre révolte face au scandale suprême que constitue une justice injuste. Nous sommes ici pour exprimer notre inquiétude de voir les Français perdre leur liberté, de voir les Français écrasés sous la chape de plomb du politiquement correct, étouffés sous la pensée unique.
Nous sommes ici pour affirmer notre refus de nous soumettre, notre volonté de rester debout, notre détermination à nous battre pour la liberté.

Car, enfin, ce qui s’est passé l’autre jour à la cour d’appel d’Aix-en-Provence est un véritable scandale ! Unique dans l’histoire de la république !

Condamner à la prison des élus dans l’exercice de leur mandat, dont le seul crime a été de faire voter en plein conseil municipal, au cœur de leur institution démocratique, une délibération instituant une prime de naissance pour les familles françaises ou européennes, on croit rêver !

Et le pire est que, pendant ce temps-là, la justice ne fait pas son travail. Les crimes et les délits se multiplient et l’on ne compte plus les agressions, les viols, les rackets, les cambriolages, les incendies et les meurtres. Et pendant qu’ils montrent un laxisme total, face aux voyous, les juges pratiquent un harcèlement implacable contre les élus jugés non politiquement corrects. Trois mois de prison avec sursis, deux ans d’inéligibilité, 600 000 F d’amendes et de frais de justice divers, c’est une peine que l’on n’inflige pas aujourd’hui aux racketteurs ou aux incendiaires de voitures.
C’est à peine si on l’inflige aux politiciens corrompus.

On a aujourd’hui une justice qui traite de la même manière ceux qui détournent des dizaines, voire des centaines de millions, de francs d’argent public et ceux qui veulent rendre cet argent à leur peuple pour favoriser la natalité française.

Alors même que chacun reconnaît qu’il n’y a pas assez d’enfants français pour renouveler les générations et donc assurer l’avenir de notre peuple, on condamne à la prison, comme des voyous, un maire et son premier adjoint qui ne cherchent qu’à aider les familles françaises à avoir plus d’enfants : mais dans quel pays sommes-nous ?

Car, enfin, vouloir donner la priorité aux siens, quoi de plus naturel ? C’est ce que font d’innombrables pays au monde. C’est ce que l’on faisait dans notre pays depuis toujours. La priorité française, la préférence nationale, quoi de plus normal !

Les hommes ont besoin, en effet, de communautés pour s’épanouir. Et, de ces communautés, la nation est l’une des plus fortes, des plus belles, des plus protectrices. Elle est légitime, elle est naturelle, elle est essentielle. Et elle ne peut perdurer que si ceux qui en font partie ont des droits exclusifs, peuvent compter les uns sur les autres et bénéficier d’une préférence les uns envers les autres.

Cela est si vrai que les juges doivent être français, qu’ils jugent au nom du peuple français, selon des lois françaises. Alors, à quel dérèglement est-on arrivé pour que des juges français jugeant en France au nom du peuple français selon les lois françaises en viennent à condamner des Français élus par des Français au motif qu’ils ont voulu aider les Français?

Et le résultat de cette dérive, c’est la montée du totalitarisme. Les juges d’Aix-en-Provence ont bafoué les libertés, la démocratie, la république. Ils ont fait un bras d’honneur au peuple français.

L’affaire de la prime de naissance de Vitrolles en est la parfaite illustration. Car la présidente de la cour d’Aix-en-Provence, Mme Viangelli, a purement et simplement ignoré le principe de la séparation des pouvoirs en cherchant à démettre de son mandat Catherine Mégret trois mois seulement après sa brillante réélection à la mairie de Vitrolles-en-Provence et cela pour avoir voulu appliquer le programme que les électeurs ont pourtant majoritairement approuvé.

En réalité, Mme Viangelli et les juges de cette cour ont bafoué les libertés, la démocratie, la république. Ils ont fait un bras d’honneur au peuple français. Nous sommes désormais en démocratie surveillée.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. La justice tend à s’instaurer comme le pouvoir suprême. Les magistrats veulent s’occuper de tout et de n’importe quoi, ils veulent régenter tous les aspects de la vie nationale et surtout ils veulent mettre les politiques sous leur coupe.

Dans l’affaire de la prime de Vitrolles, la justice veut bel et bien s’immiscer dans le domaine des élus, leur dicter ce qu’ils doivent faire et ne pas faire. Cela est tellement vrai qu’en pleine campagne électorale, à Vitrolles toujours, un juge est venu contrôler un tract électoral de Catherine Mégret, qui concernait l’immigration, et en interdire la diffusion. Il est allé jusqu’à interdire à Catherine Mégret d’écrire pendant sa campagne quoi que ce soit sur l’immigration à moins de faire porter sur les documents la mention «programme déclaré illégal par la justice». Ce ne sont plus seulement les élus que l’on veut censurer, mais aussi leur programme électoral.

Les juges s’arrogent un pouvoir exorbitant, un pouvoir au demeurant sans contrôle et donc totalitaire. Ne sont-ils pas, avec les journalistes, les seuls à n’être contrôlés par personne ? Lorsqu’un juge libère un criminel et que ce dernier commet un nouveau crime, le juge a beau être responsable, personne ne vient le poursuivre, lui demander des comptes et le sanctionner. Nous avons aujourd’hui en France un pouvoir judiciaire qui n’a aucun contrepoids et qui, de surcroît, poursuit, en dehors de tout contrôle démocratique, son propre projet idéologique ! Car on a désormais affaire à une justice idéologique. Non pas partisane, car, voulant soumettre tous les partis, elle ne roule pour aucun d’entre eux.. Elle constitue, avec les médias, le noyau dur de la pensée unique. Et il y a de quoi s’inquiéter quand on sait ce que pensent beaucoup de ces juges.

Ainsi, M. Laurent Davenas, ancien procureur de la république dans l’Essonne, caresse l’idée d’instaurer un permis de vivre en société. Pas pour punir les crimes ou les délits de droit commun. Pas du tout. Non, c’est pour sanctionner les attitudes non politiquement correctes ! M. Davenas n’a pas précisé ce qui se passe quand on a perdu tous ses points et qu’on n’a donc plus le droit de vivre en société…mais qu’importe ! Car nous, nous entendons vivre chez nous sans permis. Simplement en jouissant du droit que nous confère notre qualité de Français, c’est-à-dire d’hommes et de femmes libres vivant dans un pays de liberté.

Et c’est pour le rappeler que nous sommes venus ici devant le ministère de la Justice. Nous sommes là pour demander aux magistrats de se reprendre, aux juges intègres de résister à la justice idéologique et de rétablir la justice dans la justice. Nous sommes venus aussi demander à tous les responsables de la classe politique de se ressaisir et d’ouvrir les yeux. Le pouvoir judiciaire veut subordonner les autres pouvoirs. Et ceux qui ont vocation à exercer le pouvoir législatif et exécutif ne doivent pas accepter de se soumettre à un pouvoir autre que celui du peuple.

Ces mêmes politiques ne doivent nourrir aucune illusion. Aujourd’hui, c’est Catherine Mégret, demain, ce sera leur tour dès lors qu’ils sortiront du politiquement correct ou qu’ils déplairont au syndicat de la magistrature.

Mais nous sommes ici aussi et surtout pour appeler nos compatriotes à ne pas se laisser priver de leurs droits démocratiques et de leurs libertés civiques.

Aussi, je leur dis : réagissez ! Le peuple, c’est vous ! C’est vous qui incarnez la légitimité, c’est vous qui avez le pouvoir, le vrai, celui qui en république fonde tous les autres. Ne vous laissez pas manipuler. Retrouvez votre lucidité. Restez des hommes et des femmes libres.

Non à la démocratie surveillée!

Non à la justice idéologique!

Vive la liberté!

Vive la France!
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