Accueil   Réflexions d'actu   Lu, vu, entendu   Côté Privé   Côté public   Tout savoir   Écrits 
     
A la une
 Qui est Bruno Mégret
 Son parcours politique
 Ses options de A à Z
 Son autobiographie
 Ses ouvrages
 Découvrez le site du MNR

  Contacter Bruno Mégret

Discours, le 04/11/2006
Réussir 2007
Discours de clôture du Conseil national du MNR


Nous voici à l'aube de la campagne pour les élections présidentielles et législatives. Nous venons de mettre notre mouvement en ordre et de renouveler nos instances. Et je voudrais en cette occasion vous remercier de tout cœur. Vous remercier d'abord pour votre confiance. Sachez que j'y suis très sensible. Et vous dire, après les turbulences qu'à connu notre mouvement en 2002, combien j'apprécie l'atmosphère déterminée et sereine que vous avez su créer au sein du MNR. Un état d'esprit exemplaire de fidélité à nos engagements, de solidarité et de camaraderie face aux épreuves. Mais aussi une attitude de courage et de dévouement dans la durée, envers et contre tout.

Eh bien, au moment où nous allons nous engager dans la bataille, je voudrais vous dire ma conviction que ce comportement exemplaire ne restera pas vain, qu'il va être récompensé et que nous pourrons nous féliciter pour nous-mêmes et pour notre pays d'avoir tenu et duré.

Oh, je sais, pour l'instant une telle perspective semble encore très incertaine. Le MNR va-t-il participer à une union patriotique, irons-nous par nous-mêmes à l'élection présidentielle et aux législatives ? Autant de questions encore en suspens. Mais comme toujours lorsque la situation est complexe il faut garder en tête quelques idées simples. Notre mission, notre devoir est de rester présent dans le combat politique. Nous serons donc là en 2007. Je souhaite que cela soit dans le cadre de l'union patriotique proposée par Le Pen. Mais si ce n’est pas le cas, ce sera sous nos couleurs.

Ceci étant, je crois que l'union patriotique peut se concrétiser et je sais que ce sera alors l'occasion d'un formidable renouveau pour notre combat. Car elle se constituera au moment où se précisent des perspectives de victoire.

Et cela parce que les trois conditions sont maintenant réunies pour un vrai basculement politique. La situation du pays devient de plus en plus critique. La classe politique est de plus en plus impuissante, incompétente et divisée. Enfin nos idées ont mûri et répondent parfaitement aux impératifs de la situation et aux aspirations de nos compatriotes.

Faut-il le souligner, la France se porte mal et rien de ce qu’ont entrepris Chirac, Sarkozy et l’UMP n’a amélioré quoique ce soit. Ou que l’on se tourne, ce n'est que malaise, mécontentement, mise en garde, régression. L'autre jour, lors de l'émission sur Chirac, un journaliste interroge M. Guéna, grand baron du Chiraquisme et ancien président du Conseil constitutionnel. « Citez-moi une grande réalisation de M. Chirac » lui demande l’intervieweur. « Attendez, laissez-moi réfléchir, aidez moi s'il vous plaît » lui répond l'autre gêné, voire même paniqué. Tout est dit et l'actualité vient nous confirmer tous les jours que la France n'est plus dirigée et qu’elle glisse sur la pente dangereuse du déclin.

L'affaire de Cachan par exemple est bien révélatrice de l'état de la France. Voilà des personnes qui occupent illégalement un immeuble insalubre et qui sont pour la plupart présent illégalement sur le sol national. Ce sont des clandestins, des délinquants, des hors-la-loi. Dans un pays normal, leur expulsion du squat aurait été accompagnée de leur expulsion du territoire national. Et cela n'aurait même pas justifié un article à la rubrique des faits divers. L'affaire aurait été traitée par les services compétents de l'État au niveau départemental. Et personne n’aurait rien trouvé à y redire.

Mais en France aujourd'hui, ce genre d'événement devient une affaire d’État. Les expulsés du squat sont accueillis dans un gymnase municipal. Des organisations de gauche et d'extrême gauche s’en emparent et les médias transforment ce fait divers dérisoire en événement majeur. Tous les jours, matin, midi et soir, ils matraquent les Français avec des images de Cachan. On s'attarde sur l'entassement des intéressés, leurs conditions de vie précaire et toutes les difficultés qui sont les leurs. Grâce aux prises de vue appuyées, on aurait presque le sentiment qu'il s'agit de rescapés d'une catastrophe naturelle, voire d'otages ou de prisonniers que des associations humanitaires viendraient soulager. Et chacun est invité à s'apitoyer, a compatir, à s'attendrir.

Ajoutons à cela les hommes politiques de gauche et d'extrême gauche qui viennent dans le gymnase, contrits et sentencieux, soigner leur image devant les caméras. Pis encore, les acteurs, les chanteurs, et tous les branchés du showbiz se rendent sur place et sans vergogne jouent des coudes pour passer à la télé.

Quant au gouvernement, il est tétanisé, paralysé et mettra plusieurs semaines à résoudre le problème. Il ne lui vient pas à l'idée de contre-attaquer, de dénoncer le chantage compassionnel, de mettre en cause les organisations d'extrême gauche, les politiciens du PS et les guignols du showbiz qui exploitent éhontement des gens dont ils se contrefichent complètement pour mener une simple opération de communication.

Et au lieu de faire prévaloir le droit et le bon sens, le pouvoir entre dans le jeu et commence à négocier. On nomme des médiateurs, le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur vient en personne superviser les négociations. Et là on atteint les sommets de l'absurde. Les intéressés, fraîchement arrivés de l'étranger, et dont la plupart devraient être purement et simplement expulsés commencent à négocier, à ergoter, à exiger. Ils ne veulent pas être séparés, ils ont des prétentions quant à la qualité de leur logement, ils veulent être installés à proximité de leur ancien squat. Certains quittent l'appartement qu'on leur a affecté au motif qu’il ne leur convient pas et reviennent à Cachan. Et en plus bien sûr ils veulent tous être régularisés.

Et au bout du compte, le gouvernement capitule. Oui, il va réexaminer leur dossier de régularisation. Oui, on va les loger dans les conditions qu'ils souhaitent. Oui, les pouvoirs publics prendront toutes les dépenses à leurs charges. Oui, des clandestins délinquants dans notre pays ont des droits supérieurs aux Français. Et à travers ces affaires de clandestins on mesure combien l'immigration est aujourd'hui le scandale numéro un de la société française.

Car pendant que les clandestins hors-la-loi tiennent la dragée haute au gouvernement de la République, les islamistes cherchent à imposer leurs valeurs et leurs lois par la terreur et la violence.

Déjà les propos du pape concernant l'islam avaient donné lieu à une explosion de haine. Benoît XVI avait pourtant été mesuré, se contentant de citer le dialogue entre un empereur byzantin et son interlocuteur persan. Et au fond n'est-ce pas la vocation du pape et d'ailleurs de tout le clergé, de vanter les mérites du christianisme par rapport aux autres religions. N’est-ce pas d'ailleurs ce que font pour leur compte les islamistes ? Et les paroles du pape n’ont-elles pas été justifiées par les faits de façon spectaculaire ? Dire que l’islam est violent provoque en effet la violence de l’islam !

Mais cette question ne concerne pas que les religions, elle porte sur nos valeurs de civilisation et notamment sur l'une des plus essentielles : la liberté d'expression. Or celle-ci est maintenant menacée par l'islam. On l'a vu encore en Allemagne où un opéra a du être annulé car il comportait une scène qui déplaisait aux musulmans. Un opéra de Mozart qui se joue pourtant depuis près de deux siècles et qui se trouve aujourd'hui censuré sous la pression violente des musulmans !

Et qu'on ne croie pas que la France est épargnée. Le professeur Redecker en sait quelque chose, ce professeur de philosophie de Toulouse menacé de mort par les islamistes pour une tribune dans le Figaro critiquant l’islam. Mais là, l’affaire est occultée, elle ne constitue pas un événement national. Aucune campagne de presse, aucune mobilisation des organisations défenderesses des droits de l'homme, aucune manifestation sur le parvis du Trocadéro, aucun soutien actif des partis et les personnalités politiques. Un soutien du bout des lèvres pour M. Redecker qui doit se sentir bien seul dans la prétendue patrie des droits de l'homme.

D'ailleurs on peut se demander si aujourd'hui dans notre pays les droits ne sont pas garantis et défendus selon la loi du plus fort. M. Redecker est seul, sans audience, sans soutien, sans réseaux, il ne fait pas partie du système, il ne menace personne, il ne commet aucun délit, il sera donc abandonné à son sort.

En revanche, ceux qui brûlent, qui agressent, qui menacent, qui s'affirment avec violence, ceux-là voient leurs droits pris en compte par toutes les autorités du pays, à commencer par les médias. Que penser par exemple du tapage fait pour l'anniversaire de la mort des deux jeunes dans le transformateur électrique de Clichy ? Voilà des garçons qui fuyaient la police qui se dissimulent stupidement dans une enceinte EDF et qui meurent accidentellement. C'est tragique mais personne n’y peut rien. Eh bien si ! Il faut à tout prix que les policiers soient coupables et il faut poursuivre l’enquête jusqu’à ce qu’ils soient mis en cause.

Inutile de préciser que dans l'affaire du père de famille gratuitement assassiné à Épinay à la même époque, personne ne se soucie plus de l'enquête. Dans un cas il s'agit d'un français de souche pour qui personne ne se mobilisera. Dans l'autre il s'agit de jeunes de banlieue pour qui leurs congénères sont prêts à brûler des voitures et à provoquer des émeutes et qui ont donc l’attention de toutes les autorités.

Et d'ailleurs le processus de pression et d'intimidation sur la société française prend maintenant une dimension nouvelle, puisqu'après les incendies de voitures on assiste aujourd'hui à l'incendie des bus. Avec, on l'a vu à Marseille, une volonté de tuer, ou à tout le moins une indifférence totale à la vie humaine.

Et ce processus de défi à l'égard de la société française a encore augmenté d’un cran. Puisqu'après les émeutes il y a un an, nous assistons aujourd’hui aux guets-apens anti policier. Déjà les jeunes ne supportent plus la police et n’acceptent pas que celle-ci les contrôle. Mais lorsqu'elle interpelle l’un d'entre ils veulent se venger et — phénomène tout à fait nouveau et particulièrement inquiétant — ils cherchent maintenant à tabasser, à blesser, voire à tuer les policiers. Nous arrivons là au terminus du processus de désintégration. Car ces jeunes refusent tellement la société française, qu'ils ne se contentent plus d’ignorer ses lois, ils veulent faire disparaître ceux qui sont censés les faire respecter.

Le processus d’immigration débouche donc sur un échec total. Et ceux qui en sont les responsables, les politiques, les juges, les médias ainsi que tous les maîtres du politiquement correct refusent de reconnaître leurs erreurs et persévèrent dans l’attitude absurde qui est la leur. Ainsi par exemple, la Halde, cette organisation au nom qui fait peur, et qui est le dernier avatar de la politique gouvernementale anti discrimination vient-elle de découvrir ce qui à ses yeux constitue un scandale absolu. Pensez donc il s'agit d'une discrimination et pas une petite. Non, ce n'est pas une vieille femme qui a préféré louer sa chambre d'hôte à une française, ce n'est pas un charcutier qui a refusé d'embaucher un musulman, non c'est la carte de famille nombreuse qui était réservée, suprême honte, aux Français et aux Européens. Un peu comme la prime de naissance de Vitrolles.

Immédiatement la Halde a menacé et exigé du gouvernement que celui-ci mette fin à cette insupportable situation. Et le gouvernement tout penaud s'est immédiatement exécuté : les mesures législatives nécessaires seront prises en un temps record. Ce sera fait nous dit-on fin novembre. L'histoire ne dit pas si les auteurs de ce texte sont poursuivis devant le tribunal correctionnel comme l'avait été en son temps Catherine Mégret.

Mais on voit bien comment on marche sur la tête. Et comment la priorité est donnée en permanence à ceux qui posent problème. Comme si tous les efforts de la communauté nationale devaient maintenant être consacrés à ceux qui ne s'intègrent pas, qui commettent des délits, qui échouent, qui vivent en parasite ou en assistés. Quand on voit les préoccupations des médias et celles des politiques, on a l’impression que seuls comptent les banlieues, les immigrés clandestins, les enfants en échec scolaire, les sans domicile fixe et ceux qui sont en situation de précarité ou de grande pauvreté.

Je ne dis pas qu'il ne faut pas pratiquer la solidarité ni soulager la misère et cela quelque soit la personne qui en est victime. Je dis qu'une nation qui n'a plus comme seul ressort que la compassion médiatisée et dont toutes les instances officielles se transforment en associations caritatives ou en ONG est condamnée à dépérir. Car pendant ce temps qui se penche sur la multitude de ceux qui, sans avoir besoin d'aide ni de compassion, peinent à réussir ce qu'ils entreprennent malgré leur travail et leur mérite ? Qui se préoccupe de tirer la société française vers le haut ? Qui se préoccupe de l'innovation, de la compétitivité, de la recherche ? Qui s'intéresse au talent, à l'effort, au succès, aux réussites ? Qui cherche à faire gagner notre pays, à faire réussir les meilleurs de ses enfants ? Qui se préoccupe du rayonnement intellectuel, culturel, économique et scientifique de notre pays ? Qui a de l'ambition pour notre peuple et notre nation ?

Certainement pas la classe politique qui est totalement incapable de se dégager du politiquement correct ! Mais, notons-le, ce n'est pas non plus le cas des acteurs économiques, ou en tout cas des acteurs du grand capitalisme. Ceux-là, pour beaucoup d'entre eux, ne se préoccupent plus de la nation ni des grandes réalisations industrielles. Car sous le coup du mondialisme, le capitalisme suit une évolution particulièrement inquiétante.

D’abord il s'adonne à un processus de concentration toujours plus poussé, donnant naissance à des mastodontes qui se jouent des États comme la France. Et si cela continue, nous allons dans chaque secteur vers un monopole ou un oligopole. Déjà, il n’y a plus que deux grandes sociétés d'aéronautique. Et demain, combien restera-t-il de sociétés de télécommunication, de constructeurs automobiles ou de compagnies d'assurances ?

Pis, le capitalisme a changé de nature. L'époque n'est plus aux grands capitaines d'industrie qui construisaient leur empire, tels Citroën, Michelin ou Latécoère, sur des grandes réalisations industrielles. Ceux qui donnent le ton, ce sont maintenant les hommes d'affaires, les financiers, tel M. Pinault, ou les fonds de pension, qui se contrefichent de ce que produisent leurs usines. Ils jouent au Monopoly économique à l'échelle de la planète. Leur préoccupation n’est plus d'innover ni de réaliser mais d’acheter et de vendre pour obtenir le meilleur rapport. Celui qui compte ce n'est plus le client, encore moins le salarié, c'est l'actionnaire et lui seul. Et pour rentabiliser le capital tout est bon. On vend les filiales qui ne rapportent pas assez, on ferme les usines qui n'ont pas le rendement suffisant, on externalise, on délocalise, seul compte le centre de profit.

Mais au résultat, la France se trouve plongée dans un environnement de très grandes entreprises qui ne servent nullement l'intérêt de la nation ni celui des salariés. Se créent ainsi des pôles de puissance dont je dis qu’en l'état ils deviennent illégitimes car ils ne servent pas l'intérêt général. Et comment ne pas voir que beaucoup des problèmes que connaissent les Français sur le plan économique et social viennent aussi de cette situation incontrôlée et malsaine. Or, qui se soucie de ce problème ? Qui y réfléchit, qui s'efforce d'y apporter des solutions ?

Certainement pas la classe politique en tout cas, qui au-delà de son action médiatique ne semble préoccupée que par ses querelles, ses divisions et ses compétitions internes. Certes les socialistes ont eu l’intelligence de les mettre en scène et de les ritualiser. Mais elles n’en sont que plus vives et encore plus absurdes. Strauss Kahn qui inspire la sympathie comme un contrôleur des impôts, qui rayonne de chaleur humaine comme un employé des pompes funèbres, qui est aussi modeste qu'un inspecteur des finances, fait la leçon d'économie à tout le monde. Fabius, le grand bourgeois qui est aussi proche du peuple qu'un grand patron et aussi populaire qu'un technocrate cherche à nous expliquer qu'il est maintenant à la gauche de la gauche. Quant à Ségolène royale, la championne des sondages, la favorite des médias, la madone des photographes, elle nous explique qu’elle ferait un bon président. Et c’est vrai, il faut le reconnaître, elle est beaucoup plus compétente que Claudia Schiffer ou Adriana Karembeu.

Et d'ailleurs elle se donne beaucoup de mal pour dire ce qu'elle croit que les Français veulent entendre. Et quand elle ne sait pas, elle dit qu'elle est de leur avis sans préciser quel est cet avis. C'est notamment la position qu'elle a adoptée pour l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Sur ce sujet capital elle est de l’avis du peuple, mais elle n'a pas d'avis sur ce qu’est l’avis des Français. Donc on ne sait pas quel est son avis si ce n'est qu'elle espère qu'on aura d’elle un avis qui sera le bon. Je ne sais pas si vous êtes de mon avis ?

Du côté de la pseudo droite ce n'est guère mieux. Apparemment le problème est réglé. Sarkozy sera le candidat de l’UMP. Et plus ça se précise, plus il s'agite. Il court d'un bout à l'autre de l'Hexagone, sert la main à tout le monde, s’empare de tous les problèmes, se précipite dans les préfectures pour parler à la place des préfets, court dans les commissariats pour donner des ordres à la place des commissaires. Et à ce rythme, on se demande comment M. Sarkozy pourra faire pour être à la fois agent de police et président de la République. Il est vrai que rien n'est joué. Car rien ne dit qu'il n'y aura pas un autre candidat. Ou une candidate ! Mme Alliot-Marie qui, depuis qu’elle est ministre des armées s'exprime avec l’aplomb d'un adjudant chef et marche avec la souplesse d’un légionnaire, Mme Alliot-Marie n'a pas caché ses intentions. Mais peut-être sera-ce le sémillant M. de Villepin qui continue à faire feu de tout bois et à distribuer les avantages fiscaux et sociaux partout où il peut. Il y en a pour tout le monde, les automobilistes victimes des radars, ceux qui se chauffent au fuel domestique, ceux qui doivent rembourser un trop perçu de primes pour l'emploi. On distribue de nouveaux avantages pour les transports en commun, pour les débitants de tabac, pour les bistrotiers et les restaurateurs.

Et croyez moi, en agissant ainsi Villepin ne travaille pas pour faciliter l'élection de Sarkozy. Œuvre-t-il pour la sienne ou pour celle de Chirac qui n'a pas encore dit son dernier mot ? Nul ne le sait mais en tout cas parmi les Chiracovillepinistes on a déjà annoncé la couleur. Un ministre aurait affirmé sa préférence pour Ségo plutôt que Sarko et M. Debré, président de l'Assemblée nationale a souhaité bonne chance à Mme royale. Bonjour l'ambiance.

Ajoutons que du côté de l’extrême gauche ça n’est pas mieux. Il y a Laguiller, Besancenot, Buffet, Clémentine Autin, Bové, qui chacun prétend incarner la meilleure candidature. Ajoutons aussi M. Bayrou, qui, fort de ses parlementaires élus avec les voix de l’UMP, critique maintenant à coup de massue la politique de l’UMP sans d'ailleurs être très clair sur ce qu'il propose.

Bref, chers amis, dans la classe politique c'est ce qu’on pourrait appeler une pétaudière. Et pour autant il est facile de s’y retrouver. Car quoiqu'il en ressort ce sera toujours la pensée unique, la politique correcte, avec comme seule nuance le degré de soumission à l’extrême gauche.

C'est pourquoi l'Union patriotique que nous appelons de nos vœux peut changer la donne. Car dans notre camp, celui d'une alternative au système, nous donnerions l'image du sérieux, du désintéressement et des convictions. En nous unissant, après les terribles querelles qui nous ont divisées, nous montrerions que de notre côté, on est capable de faire passer l'intérêt national avant les intérêts de personnes.

En réalisant cette Union nous créerions un événement unique dans l'histoire politique, celui d'une réconciliation spectaculaire après une scission sur médiatisée. Et ce faisant nous apporterions la preuve que nous sommes d'une autre trempe, que nous ne nous laissons pas dominer par des aigreurs ou des rancunes, et que l’amour de notre pays et la volonté d'assurer son renouveau l'emportent chez nous sur toute autre considération. Et croyez bien que les Français saurons s’en rendre compte et nous verront comme différents et donc comme plus dignes que les autres de leurs suffrages et de leur confiance.

D'autant que nous avons des idées, des valeurs et des convictions. Nous sommes porteurs d'un projet alternatif crédible et ambitieux. Et en cela aussi nous sommes différents de la classe politique.

J’entends dire ici ou là que la classe politique est en train de changer. Une nouvelle génération arrive, qui a remplacé les Chirac et les Jospin. L’heure est aux nouveaux : les Sarkozy, les Royal, plus jeunes, plus dynamiques, plus imaginatifs, plus proches du peuple, nous dit-on. Fort bien, mais par-delà les médias et l'image qu'en est-il ?

Chez Ségolène, aucun projet, aucune vision, aucune cohérence. Quelques idées lancées en l’air pour agiter les médias et exciter ses concurrents. Toutes d’ailleurs ne vont pas dans le mauvais sens, surtout lorsqu'elles contredisent les poncifs socialistes, mais au bout du compte, il n’y a rien de construit. La dernière idée en date, celle des jurys populaires est révélatrice de ce néant. Des jurys pour juger de la politique des élus, vous voyez ce que cela pourrait donner ! Surtout s'ils sont pris en main par les spécialistes de ce genre d'opération, je veux parler des militants d'extrême gauche. En d'autres temps, en d'autres lieux, cela s'appelait des soviets ou des gardes rouges.

D’ailleurs j’ai une idée pour améliorer celle de Mme Royal. On pourrait demander à tous les citoyens de faire partie de ces jurys et, pour éviter toute cacophonie, on pourrait leur demander de s'exprimer pas un bulletin de vote dans une urne. Cela s'appelle une élection ou un référendum, Mme Royal !

Et M. Sarkozy, qui paraît plus sérieux, plus expérimenté, plus structuré n'est pas en reste. Lui aussi n’a pas de projet véritable, non par indigence mais par trop plein. Il n’a pas de projet parce que, sur chaque sujet, il propose une chose et son contraire. Il veut kärchériser les banlieues mais il veut maintenir les délinquants étrangers chez nous. Il veut stopper l'immigration subie, mais il procède à des régularisations incessantes. Il veut défendre la République mais il est pour le financement public des mosquées et pour la discrimination positive.

Et quand on y regarde de près, il est à bien des égards aussi indigent que Mme Royal. Elle propose des jurys populaires, lui veut multiplier les droits opposables devant la justice. C'est-à-dire qu'il veut exposer les élus à être condamné à tout bout de champ par des magistrats. Il est donc frappant de constater que Sarkozy comme Royal ne veulent pas se donner les moyens d’agir, ils veulent augmenter le contrôle sur les politiques c'est-à-dire limiter encore un peu plus leur propre pouvoir.

C'est exactement le contraire de ce qu'il faudrait faire. Et c'est pourquoi ces gens-là sont des fausses valeurs. Ils ne renouvellent rien, ils ne feraient qu'aggraver encore les tares de notre système.

Aujourd'hui c'est clair, la compétence politique, la vraie c'est dans nos rangs qu’on peut la trouver. Parce que nous avons les solutions à la crise que traverse notre pays. Et pour les élections qui s'annoncent, je veux être porteur avec vous de trois grands messages à l'attention des Français pour leur rendre la sécurité, la prospérité et la fierté.

Je dis qu’il faut remettre de l’ordre pour l'immigration et l’insécurité, défendre les Français sur le plan économique et social et redonner à la France l'ambition, la fierté et les succès.

Pour venir à bout du problème de l'immigration et de l’insécurité, je propose quelques idées fortes et simples.

D'abord, et vu la gravité de la situation je dis qu'il faut établir un moratoire sur l'immigration. Il faut stopper toute nouvelle immigration. Celle-ci pose un problème majeur, non seulement avec les banlieues mais avec l'islam. Un problème qui sous ces deux facettes menace la République et notre nation d'un feu dévastateur. Or quand on veut éteindre un incendie, on commence par s'attaquer à ce qui l’alimente. On coupe l’arrivée de gaz ou de pétrole, on l'isole des combustibles à sa portée.

Aujourd'hui on prétend résoudre le problème que pose l’immigration à la société française alors qu'on laisse entrer chaque année des centaines de milliers de nouveaux immigrés légaux ou illégaux. Un flux ininterrompu qui ruine tous les efforts que l'on peut faire dans ce domaine. Si l'immigration avait été stoppée il y a vingt ans, gageons que le problème serait aujourd'hui largement résolu. Si le phénomène est stoppé aujourd'hui gageons qu'il pourra l’être d'ici vingt ans. Alors qu'actuellement il s'aggrave à mesure qu'on prétend le résoudre. Il est donc temps de fermer le tonneau des Danaïdes et je demande la suppression du regroupement familial, la limitation des visas, la réduction au minimum du droit d’asile et le contrôler sérieux et réel de nos frontières.

Ensuite, je demande l’expulsion de tous les clandestins sans exception. Sur le principe d'ailleurs tout le monde est d'accord, mais dans la réalité rien n'est fait. Pis, on leur accorde toutes sortes d'avantages qui sont refusés aux Français. Et l’on crée ainsi le plus grand scandale et la plus profonde injustice de la société française, source de désordre voire de chaos.

Les clandestins doivent donc être systématiquement reconduits à la frontière et pour cela je veux supprimer toutes les aides qu'on leur accorde, exiger de toutes les administrations entrant en contact avec l’un d'entre eux qu'elles fassent procéder à leur interpellation. Je veux interdire, sous peine de sanctions pénales, que des organisations ou des personnes privées les aident à se soustraire à la loi et faciliter la procédure d'expulsion en en dessaisissant les magistrats.

À partir de là, la situation sera plus claire. Il ne restera plus que des immigrés en situation régulière dont le nombre aura cessé d'augmenter. Dès lors, j’entends qu’on leur rappelle, qu'avant d'avoir des droits, ils ont chez nous des devoirs. Le devoir de respecter la nation qui les accueille notamment son identité, ses traditions et ses valeurs. Lesquelles ne se limitent pas aux droits de l'homme, mais embrassent la totalité de ce que représente notre civilisation européenne et chrétienne. L'islam devra donc s'effacer de la sphère publique et aucune exigence, aucun chantage, aucune violence ne sera tolérée de sa part.

Je veux également rappeler que la présence même régulière sur notre sol n’implique nullement le droit d’y rester indéfiniment. Pourquoi par exemple maintenir sur le territoire un immigré qui n'a plus de travail ? Et bien sûr je propose de supprimer l'acquisition automatique de la nationalité par le droit du sol de façon à cesser de fabriquer des Français de papier.

Si de telles mesures simples et légitimes sont prises, croyez-moi la situation changera déjà largement. Au lieu de continuer à se dégrader, elle commencera à s'améliorer.

Et dans ce contexte, la lutte contre la sécurité sera grandement facilitée. Encore faut-il, là encore, changer la donne. Aujourd'hui, s'agissant de la délinquance la plus grave, celle qui concerne la violence sur les personnes et qui est souvent le fait de mineurs, le laxisme prévaut à tous les niveaux. L’impunité est de règle. Il importe là encore de remettre de l'ordre.

D'autant que le problème est circonscrit. Dans tous les commissariats ou brigades de gendarmerie, on connaît les quelques individus, meneurs multirécidivistes, qui commettent l'essentiel des délits. Je veux qu’on les sorte de la vie civile en les condamnant à de lourdes peines dans des centres de rééducation au besoin encadrés militairement. Et croyez-moi avec cette méthode, en six mois, un an au plus, nous pourrons réaliser une amélioration spectaculaire de la situation.

Pour le reste et plus globalement, je veux rétablir la chaîne de la sanction pour que ceux qui commettent un crime ou un délit soient identifiés, poursuivis, condamnés sévèrement et qu'ils purgent effectivement leur peine. Il est temps que la peur change de camp.

En matière économique et sociale, des changements profonds sont également nécessaires pour que soient enfin défendus les intérêts des Français face à la guerre économique mondiale que nous subissons. Car soyons clairs c’est la mondialisation économique conjuguée à la socialisation de notre société qui est la cause de tous nos maux. Nous ne sommes donc pas victimes d'une fatalité, nous sommes victimes de la folie et de l'aveuglement de la classe politique qui, par pure idéologie nous soumet désarmés à la concurrence planétaire sauvage et au socialisme le plus archaïque et le plus démagogique. Nos hommes politiques cherchent d'un côté à être les meilleurs élèves de la mondialisation effrénée et de l'autre ils multiplient les prestations sociales d'assistance pour panser les blessures qu'elle provoque.

Nous cumulons donc les deux fléaux du mondialisme et du socialisme qui démultiplient leurs effets néfastes, provoquant chômage, précarité et perte de pouvoir d'achat. Je propose donc d'inverser complètement ce processus et de développer une nouvelle politique économique et sociale de défense des Français.

Et d'abord je dis qu’il faut libérer le travail, libérer ceux qui produisent, qui inventent qui créent, qu'ils soient ouvriers, artisans, chefs d'entreprise, professions libérales. Je veux réduire la bureaucratie, diviser par trois les règles du code du travail, de la sécurité sociale ou des impôts. Je veux aussi diminuer le poids des charges publiques, limiter le train de vie des collectivités. Il y a au moins 800 organismes, conseils, observatoires, comités, hautes autorités qui pourraient être purement et simplement supprimées. Dans cet esprit les impôts doivent être réduits, l’impôt sur les successions en ligne directe supprimé. Bref, il faut que le travail paye à nouveau.

Sur le plan social, notre objectif est donc de rendre inutile les prestations d'assistance car chacun doit pouvoir vivre dignement des fruits de son travail présent ou passé. Ma priorité va donc à la hausse des bas salaires, et à la revalorisation du travail manuel. Il faut orienter les jeunes là où il y a des emplois et leur redonner le goût de l'effort. Il doit être demain plus avantageux de vivre du travail que de l'assistanat.

Et pour assurer le retour au plein emploi, mon projet est de défendre notre économie et celle de l'Europe face aux méfaits du mondialisme dans le cadre d’un véritable patriotisme économique. Il ne s'agit pas de nier la réalité de la mondialisation, il s'agit de ne plus la vivre comme un dogme à respecter mais comme une guerre à mener dans laquelle on doit se défendre et attaquer. Je propose donc que l’on assure aux frontières de l'Europe un minimum de régulation pour se protéger des délocalisations et du dumping social, économique et monétaire dont nous sommes victimes.

Je veux en ce sens que l’on pratique un véritable patriotisme économique français et européen pour doter notre économie de très grands groupes industriels attachés à la France et à l’Europe et capables de défendre nos couleurs et nos intérêts partout dans le monde. Nous ne devons plus nous laisser déposséder de nos fleurons industriels comme Péchiney ou Arcelor.

Je veux par ailleurs que la France renoue avec l'excellence dans tous les domaines. La recherche doit redevenir une priorité dotée des crédits et du soutien qu'elle mérite. L'éducation doit à nouveau être conçue pour permettre à chacun d'aller au plus loin de ses capacités. L'école ne doit pas seulement se préoccuper de l'échec scolaire, elle doit s'occuper d'élever le niveau général et de pousser les meilleurs au plus loin. Les universités doivent aussi poursuivre, grâce à l'autonomie et à la sélection, l'objectif d'excellence.

Bref, en matière économique et social, je veux que notre nation renoue avec le travail et l’effort, avec la liberté et la responsabilité, avec la récompense du mérite et la recherche du succès. Nous devons reprendre le chemin de la découverte, de l'ambition et de la conquête.

Et tel est d'ailleurs mon troisième axe : Je veux que la France dans son ensemble renoue avec la fierté, l'ambition et la réussite. Il est temps de rompre avec cette propension permanente et macabre à se morfondre dans la repentance, la pénitence, la culpabilisation. Nous devons cesser de croire ou de faire semblant de croire que les autres sont meilleurs que nous et que nous leur sommes redevables.

Les Français doivent reprendre conscience de la grandeur de leur civilisation et de celle de l'Europe. Ils doivent à nouveau se préoccuper de la promouvoir, de la faire rayonner et de l'enrichir. Nous devons à nouveau défendre ce que nous somme sans complexe et sans retenue. Car c'est pure arrogance de croire que les autres peuples et les autres civilisations ne pourraient s'épanouir sans que nous nous anéantissions devant eux. Nous ne sommes plus si forts qu’ils ne peuvent se développer sans nous et ils ne se gênent pas pour le faire. Le moment est donc venu de renouer avec la fierté de ce que nous sommes, de retrouver l'ambition pour ce que nous incarnons et par la même de viser dans tous les domaines à de nouveaux et grands succès pour la France et pour l'Europe.

C'est pourquoi, je souhaite que nous retrouvions la force et la puissance. Car celles-ci ne sont nullement néfastes en soi. Tout dépend de l'usage qu’on en fait. Elles peuvent certes servir l'oppression et l’impérialisme, mais sans force et sans puissance, on ne peut rien, on n’influence personne, on ne fait que subir, se soumettre et régresser.

La France, et avec elle l’Europe, a encore tous les atouts nécessaires pour redevenir elle-même et peser dans le monde. Voilà pourquoi je propose comme objectif de faire de la France la première puissance en Europe et l'Europe le premier pôle de puissance dans le monde.

Cher amis, on peut assurer le renouveau de notre pays, on peut redonner de l'espoir à nos compatriotes. On peut leur rendre la sécurité, la prospérité et la fierté. Il suffit que les évolutions en cours aillent jusqu'à leur terme et que les Français excédés balayent la classe politique comme ils ont déjà commencé à le faire en 2002, en 2004 et en 2005.

Encore faut-il que nous leur proposions une force crédible et déterminée. Je suis convaincu que l'Union patriotique peut constituer l'embryon de cette force de renouveau et je suis certain que dans la bataille qui commence elle peut prendre corps et changer la donne politique.

Dans ce processus, dans cette alchimie politique qu'il faut réussir, le MNR a un rôle majeur à jouer. Il peut être le ferment, le catalyseur, le principe actif.

Aussi cher amis, je vous le demande, soyons à la hauteur de notre mission. Nous avons connu de grandes épreuves, montrons aux Français que nous pouvons, avec eux, connaître de grands succès.

Pour la France et pour l'Europe.
Imprimer cet article  


  Au revoir
  Départ de Bruno Mégret
  Toujours utile à la France
  La rupture ou le simulacre
  Réussir 2007
  L'autre scénario pour 2007
  Préparons la relève
  La crise des fauteurs de crise
  Votez non à la constitution
  Quand l'UMP vire au rose
  Pour le retour du politique
  Le MNR, le renouveau
  Les lignes de fracture
  La nouvelle donne politique
  Tenir, durer et gagner
  Vœux pour une vraie droite
  Sans extrêmisme ni laxisme
  Soutien à l'armée française
  La volonté de gouverner
  Le retour de l'histoire
  Les dangers de l'islamisation
  Fermez Sangatte
  Le choc des civilisations
  Un projet pour la France
  Déclaration de Saint Denis
  L'Europe face à l'islamisme
  Riposte au 11 Septembre
  Remettre de l'ordre en France
  Liberté et démocratie
  La relève à droite
  Pour que vive la France
  Rétablir la sécurité
  Non au désordre
  Pour la nation et la république
  Tradition et modernité
  Discours à la jeunesse
  L'atout agricole de la France
  Une vraie politique étrangère
  Pour l'Europe de la puissance
  L'excellence pour l'université


   www.Bruno-Megret.com > Écrits >  Remonter en haut de page