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Discours, le 22/06/2008
Au revoir
Discours de clôture du conseil national du MNR


Lorsque j'ai pris la décision de me mettre en retrait de la politique et de partir travailler à l'étranger dans une grande entreprise française, c'est à vous que j'ai pensé.

Oh ! j'ai mûrement réfléchi à tous les aspects de cette décision importante. Pendant de longues semaines j'ai pesé le pour et le contre. J'ai passé en revue toutes les implications de ce choix, j'ai réfléchis à toutes les conséquences qui en résulteraient, à tous les risques qu'elle comportait. Bien sûr j'ai pris en compte les intérêts de ma famille et mon propre équilibre. Mais au moment de la décision ultime, c'est à vous que j'ai pensé, à vous les cadres et militants du MNR.

Parce que mon retrait de la politique c'est un départ, un départ qui va m'éloigner de la France, mais qui va aussi m'éloigner de vous, de la communauté d'idéal et de combat que nous avons constituée pendant tant d'années.

Et je voudrai vous dire combien elle comptait pour moi. Quand j'ai annoncé à la presse ma décision - parce qu'il s'agissait d'une décision individuelle, j'ai parlé de mon parcours personnel - mais, sachez le, ce parcours n'a pour moi aucune signification sans vous. C'est avec vous, tous ensemble, que nous nous sommes battus et que nous avons suivi notre route.

Et comme je n'ai jamais été en situation de distribuer des avantages et des prébendes - au MNR il n'y en avait pas et au FN je n'en disposais pas -, vous qui m'avez suivi, vous l'avez toujours fait en femmes et en hommes libres. Vous l'avez toujours fait par conviction et par idéal. A tout moment vous pouviez poser le sac et partir ailleurs, d'autres que vous l'ont fait. Mais pas vous. Vous êtes restés présents contre vents et marées, envers et contre tout. Vous avez accepté d'affronter les épreuves et de les surmonter les unes après les autres sans faiblir ni renoncer.

Et ce faisant, nous avons constitué, vous en êtes vous rendu compte, une communauté d'engagement tout à fait exceptionnelle, je crois unique sur la scène politique. Une communauté soudée, solide et solidaire. Une communauté amicale, généreuse et forte. Et de cela je voulais vous remercier.

Oh ! Je sais, tout ce que vous avez fait, vous ne l'avez pas fait pour moi. Vous l'avez fait et vous continuer de le faire pour défendre vos convictions et pour sauver notre pays. Mais je vous en remercie néanmoins du fond du coeur. Parce que, voyez vous, au moment de prendre du champ, lorsque je contemple la vie qui a été la mienne en politique et que je fais le bilan de ce que j'ai vécu, vous êtes au premier rang de ce qui m'est arrivé de mieux.

Il y a eu les échecs et les épreuves, mais il y a eu aussi les succès et les victoires. Et en fait - c'est comme ça que je le ressens - il y a eu surtout une vie exaltante. Une vie qui était mue par de grands desseins. Une vie intense comme peu d'hommes politiques ont eu le privilège d'en connaître. J'ai vécu des moments exceptionnels, j'ai participé à des actions spectaculaires. Et à tout moment je suis resté un homme libre qui va au bout de ses idées, sans compromissions, sans peur et sans retour. Mais tout cela n'a été possible que grâce à vous. Et ce qui m'a été donné de plus bénéfique, j'en suis bien conscient, c'est le privilège d'être entouré d'hommes et de femmes d'exceptions comme vous l'êtes tous les uns et les autres. Non pas au sens classique et conventionnel du terme mais au sens de la noblesse de l'engagement et des convictions.

Et de ce point de vue, vous avez toujours constitué, soyez en convaincu, une élite. Une élite de l'intelligence. L'intelligence, la vraie, celle qui voit la réalité au delà des apparences, celle qui discerne un chemin quand toutes les boussoles sont devenues folles, celle qui comprend ce qui est nécessaire et vital quand il n'existe plus ni hiérarchies, ni valeurs.

Vous avez toujours constitué une élite du courage. Le courage le vrai, non pas celui qui consiste à affronter des ennemis officiels avec le soutien des institutions et sous les applaudissements des médias. Non le vrai courage celui qui consiste à se battre pour ses convictions au besoin seul contre tous et au risque d'être dénoncé pour ce que l'on n'est pas.

Alors, chers amis, au moment où nos chemins vont se séparer - au moins pour un temps - je voulais vous dire que vous n'avez rien à regretter des décisions qu'ensemble nous avons prises, du chemin qu'ensemble nous avons choisi. Et que, bien au contraire, vous pouvez être fier de ce que vous avez fait et de ce que vous êtes.

Car nous n'avons jamais dévié de notre but. Tout ce que nous avons accompli visait toujours le même objectif : assurer le renouveau de la France et pour cela faire émerger une grande force politique de droite capable d'aller au pouvoir et d'enrayer le déclin de notre pays. Et nous avons, de ce point de vue, démontrer une pugnacité hors du commun, une persévérance et une opiniâtreté qui ont forcé l'admiration.

Au FN, pour ceux qui y étaient, nous avons travaillé pour faire de ce parti la grande force moderne et efficace qu'il aurait du devenir. Et rappelez vous, nous avions obtenus des résultats. Mais tout cela s'est heurté à un Le Pen qui se préoccupait davantage de lui-même que de faire triompher nos idées cherchant à éliminer ceux qui, comme nous, avaient des projets pour la France.

C'est pourquoi, pour poursuivre notre but et rester fidèle à nos convictions, nous avons été amené à fonder le MNR et à tenter de créer ex nihilo ce qui n'avait pas été possible par d'autres moyens.

Et ça a été une aventure extraordinaire dont nous n'avons pas à rougir. Car quand j'observe la situation aujourd'hui je mesure combien nous avons eu raison.

Certains, je le sais se sont mis à douter. La scission, finalement n'a-t-elle pas été néfaste ? N'aurait-il pas fallu tout subir et tout accepter pour l'éviter ? se demandent-ils aujourd'hui. Je ne le crois pas un seul instant. D'abord cette scission, nous ne l'avons pas voulu, nous y avons été contraint. Et puis surtout si nous étions restés passifs, le FN aurait néanmoins évolué comme il l'a fait depuis 1999 et se serait retrouvé peut-être par un autre cheminement mais dans la même situation qu'aujourd'hui.

Non, ce qui a été fatal c'est qu'aux européennes qui ont suivi la crise, le FN l'ait emporté sur le MNR. Oh, de peu puisqu'il n'a obtenu qu'un point et demi de plus que nous, mais il l'a emporté. Et à partir de là s'est mis en oeuvre une dynamique régressive que nous n'avons pas réussi à enrayer et qui a conduit notre famille politique à se trouver aujourd'hui exsangue, divisée et marginalisée.

Si nous l'avions emporté à cette élection européenne, une autre dynamique, positive celle là se serait mise en route. Car nous, nous aurions, en vainqueur, refait l'union. Ce que Le Pen a refusé de faire en 1999, en 2002 et en 2007, nous nous l'aurions fait. Et nous nous aurions travaillé pendant toutes ces années à créer cette grande force qui est nécessaire à notre pays.

Aujourd'hui, la droite nationale serait rassemblée, modernisée et porteuse d'avenir. Elle ne dépendrait pas d'un homme mais serait définitivement enracinée dans la vie politique de notre pays. La droite nationale serait aux portes du pouvoir.

Malheureusement, les circonstances n'ont pas permis à notre lucidité et à notre courage d'être couronnés de succès. À l'évidence les forces contraires étaient considérables. Refuser le politiquement correct et vouloir dans le même temps conquérir le pouvoir c'est pour le système en place le défi suprême. On peut vouloir le pouvoir à condition d'être politiquement correct, c'est le lot de tous ceux qui défilent sur les estrades depuis des décennies. On peut à la rigueur ne pas être politiquement correct à condition de ne pas viser le pouvoir. C'est le cas de Le Pen qui était toléré, accepté et dont on s'est servi. Mais ne pas être politiquement correct et rechercher le pouvoir, ça c'est l'interdiction totale, c'est le mur absolu que nous n'avons pas réussi à franchir.

Alors bien sûr, nous avons sans doute commis des erreurs. Bien sûr en tant que président, je n'ai peut-être pas mobilisé toutes les qualités qui auraient été nécessaires. Certes ! Mais, croyez moi, ce n'est pas là qu'on peut trouver les causes fondamentales de notre insuccès.

Et pour ma part je me refuse à salir ce que nous avons accompli ensemble en agitant telle ou telle insuffisance mineure au demeurant inhérente à toute entreprise humaine et qu'on retrouve aussi bien dans celles qui réussissent que dans celles qui échouent. Je m'y refuse d'autant plus, chers amis, que, plus encore que ce que nous avons fait, c'est ce que nous sommes qui compte aujourd'hui à mes yeux.

Car c'est vrai, nous n'avons pas accompli - au moins à ce jour - ce à quoi nous aspirions. Nous n'avons pas réussi à créer la grande force politique qu'attendent les Français et à assurer le renouveau de notre pays. C'est vrai, mais qui a réussi ? Le FN qui va disparaître sans avoir rien pu changer malgré tous les moyens et toutes les occasions qui lui ont été offerts ?

Et que dire des autres ? Est-ce que Jospin qui disposait de la formidable puissance de la gauche infiltrée dans tous les rouages de la société, est-ce que Jospin a réussi quelque chose pour la France dont on se souviendra ?

Est-ce que Sarkozy, qui a été élu par un réel courant populaire et sur un projet de rupture, est-ce que Sarkozy a engagé le moindre processus qui puisse freiner le déclin de notre pays ?

Non bien sûr que non ! Nous n'avons pas réussi mais les autres qui disposaient de moyens considérables, sans commune mesure avec les nôtres, n'ont pas réussi non plus. Personne hélas n'a réussi.

En revanche, chers amis, si l'on ne s'interroge plus sur ce que nous avons fait, mais sur ce que nous sommes, là je crois que nous surpassons tout le monde.

D'abord sur le plan du courage et des convictions ! Que dire en effet quand on voit ceux de l'UMP courir derrière le politiquement correct en reniant une à une les quelques convictions qui leur restent. Encore dernièrement n'ont-ils pas renoncé à maintenir le barrage référendaire à l'entrée de la Turquie dans l'Europe ?

Et que dire de ceux du FN qui, sans doute pour conserver leurs avantages, sont incapables de réagir face aux Le Pen pour sauver leur mouvement et sauver la droite nationale ?

Non, face à ces gens là nous n'avons pas à faire de complexe. Dans ce pays déliquescent qu'est la France aujourd'hui, vous êtes sur la scène politique, les seuls à être lucides, libres et courageux. Et je le dis, vous êtes bien supérieurs aux autres non seulement sur le plan de l'éthique mais aussi sur le plan intellectuel.

Car nous sommes les seuls à incarner un projet global qui ouvre à la France, à travers l'Europe, de nouvelles perspectives d'avenir. Nous sommes les seuls à dénoncer les vraies menaces comme l'islamisation qui pèsent sur notre civilisation. Nous sommes les seuls à porter une vision qui réenracinerait notre pays dans ses valeurs et dans son identité tout en lui donnant une place de premier plan dans le monde. Nous sommes les seuls à proposer un projet qui réconcilie le passé et l'avenir, qui prend en compte l'impératif d'identité et le défi du monde multipolaire dans lequel nous vivons. Nous sommes les seuls à porter des idées qui rendraient à notre civilisation ardeur, espoir et combativité.

Voilà pourquoi, chers amis, je vous remercie de ce que vous avez fait mais surtout de ce que vous êtes.

Et aujourd'hui, alors que nous sommes un peu à la croisée des chemins et que pour ma part je prends le temps de regarder en arrière le parcours qui a été suivi, je vous le dis, vous pouvez être fier de vous, de vos choix, de votre action et de vos convictions.

Nous avons tout tenté de ce que nous pouvions tenter pour l'instant et aujourd'hui nous abordons une période de latence. Je crois que c'est un cycle qui s'achève et un autre qui va commencer. Le cycle qui s'achève, paradoxalement malgré mon départ, ce n'est pas le nôtre, c'est celui du Front national et de Le Pen. Je l'ai dit ce matin, je crois que le renouveau ne peut pas venir de ce côté-là. Mais le renouveau va venir. Oh non pas immédiatement. Il va y avoir encore quelques années de basses eaux avant qu'un nouveau cycle ne démarre pour nos idées et notre famille politique.

Car, je l'ai dis aussi, nos idées sont toujours là, plus fortes, plus pertinentes et plus actuelles que jamais. Elles sont toujours attendues par nos compatriotes et elles rencontrent de grands succès dans de nombreux pays d'Europe.

La classe politique de son côté est toujours en crise. Je dirai même plus que jamais en crise. Car Sarkozy était destiné à être le sauveur du système en laissant croire qu'il allait rompre avec lui. En réalité il s'est complètement aligné sur le politiquement correct et aggrave par ses dérives personnelles la crise du régime.

C'est pourquoi je ne crois pas que tout soit fini pour nous, je pense que nos idées vont revivre et qu'elles peuvent revenir en force sur le devant de la scène politique. Je pense qu'un nouveau cycle va démarrer. Il suffit d'ailleurs pour qu'il devienne possible que deux conditions soient réunies. Il faut que Sarkozy soit définitivement discrédité et que Le Pen soit définitivement parti.

À ce moment là tout peut revivre. À ce moment là, il faudra que nous soyons prêts avec d'autres à prendre les grandes initiatives qui seront nécessaires. À ce moment là une force moderne, nouvelle et rassembleuse pourra être créée. Une force ancrée dans nos convictions et porteuse d'une vision ainsi que d'un projet répondant aux défis de notre temps.

Et je crois que la mission du MNR est de mettre à profit la période de latence qui s'ouvre pour préparer ce renouveau qui s'annonce.

Alors je sais, certains peuvent être sceptiques sur la possibilité de créer quelque chose de nouveau. Mais ils ont tort car des forces neuves ont été créées de toute pièce dans certains pays européens comme le Danemark ou les Pays Bas qui ont réussi des percées électorales spectaculaires quelques années seulement après leur création.

Tout reste donc possible et nous devons nous préparer à ce renouveau. C'est pour cela que je pars à l'étranger quelques années afin de régénérer mon image et de pouvoir revenir le moment venu comme un homme neuf.

C'est à cette tâche que vous devez vous atteler pour que le MNR lui aussi se rénove. Il doit le faire à mon avis en s'érigeant en pôle de renaissance et de rassemblement. Au lieu de chercher une existence aléatoire et humiliante de supplétif électoral de tel ou tel, il doit continuer son travail de rénovation intellectuel, il doit réinvestir le terrain de l'action militante et de l'agitprop politique pour être présent sur tous les sujets majeurs, sinon bien sûr de façon massive, du moins de façon symbolique et originale.

Il doit aussi se débarrasser de l'image de ses échecs électoraux passés, au besoin en changeant de nom. Bref, il doit pouvoir réapparaître le moment venu plus fort et plus rassembleur pour jouer un rôle majeur dans le renouveau de notre famille politique.

Pour cela je compte sur vous et je vous fais confiance. Je compte sur mes amis du bureau exécutif et je vous demande de leur accorder votre confiance comme ils ont la mienne. Ils ont accepté de prendre cette responsabilité collective dans des circonstances, oh combien difficile. Chacun d'entre eux a accepté de faire face et de s'investir davantage dans notre mouvement sans chercher à s'imposer pour préserver l'unité et l'harmonie du MNR et maintenir cette équipe soudée que nous avons constituée jusqu'à présent. Et de cela Annick, Nicolas, Alain, Jacques, Bertrand, Véronique et Serge, je vous remercie du fond du coeur. Je remercie aussi les membres du Bureau national qui restent tous fidèles au poste pour assurer la légitimité statutaire du mouvement. Tous auront une tâche difficile et à bien des égards ingrate. Je vous demande de les aider et de les soutenir. Répondez à leur sollicitations, manifestez-vous, agissez, prenez des initiatives.

Et surtout conservez en mémoire ces trois mots clefs qui ont été définis ce matin : unité, indépendance, action. Restez unis, maintenez l'autonomie de notre mouvement et agissez.

Chers amis, voila ce que j'avais à vous dire. À partir de maintenant je me mets en retrait et c'est entre vos mains que repose le destin du MNR et de notre combat. Et quand je dis entre vos mains, je pense tout particulièrement à ce Conseil national que vous constituer et qui représente l'instance suprême de notre mouvement.

À partir de maintenant vous ne me verrez plus beaucoup. Mais sachez que vous resterez toujours dans mon coeur et dans mon esprit. Je n'oublierai jamais tout ce que nous avons vécu ensemble. Et votre nom à chacun d'entre vous restera pour moi à jamais attaché à ce que j'ai fait de plus difficile et d'une certaine façon de plus grand dans mon existence.

En tout cas jusqu'à présent car je compte bien que le destin en décide autrement et que des événements tout aussi intenses mais plus favorables nous réunissent à nouveau. C'est mon espoir et c'est ma conviction. Car j'en suis persuadé, la France est une grande nation qui a toujours trouvé en son sein l'énergie pour rebondir et renaître. Les temps vont changer et va venir le moment d'une vraie rupture qui exigera des convictions et du courage comme ceux dont vous avez toujours fait preuve.

C'est pourquoi, chers amis, je ne vous dis pas adieu mais au revoir.
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  Au revoir
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