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Discours, le 02/09/2001
Remettre de l'ordre en France
Discours à l'Université d'été du MNR - Dordogne


Chers amis,

Nous venons de passer ensemble trois jours d’une grande intensité, trois jours de travail pour nous préparer à cette année de combat qui nous attend. Trois jours où nous nous sommes ressourcés dans nos convictions et dans notre idéal. Trois jours aussi de camaraderie, d’amitié, d’ardeur et d’enthousiasme. Trois jours de détente et de bonne humeur parce que les difficultés majeures que traverse aujourd’hui notre pays, certes, nous attristent, mais provoquent en nous une forme de joie comme celle que l’on ressent lorsque face aux épreuves on s’engage, on se bat, on accomplit son devoir.

Chers amis, soyez-en bien conscients, ce que nous représentons ainsi aujourd’hui tous ensemble et, par-delà, avec tous les cadres qui n’ont pu se joindre à nous et, au-delà encore, avec les milliers de militants qui nous entourent, ce que nous représentons est une réussite politique et humaine exemplaire. Car nous sommes là pour nous battre sans attendre en retour places, honneurs ou avantages. Nous sommes là malgré toutes les difficultés qui nous assaillent, nous sommes là sans soumettre notre engagement à rien d’autre que la fidélité à nos valeurs et à notre peuple. Nous sommes là simplement parce que nous aimons la France et que nous voulons accomplir notre devoir de Français.

J’espère que vous avez bien profité des vacances qui s’achèvent, que vous avez repris toutes vos forces et que vous êtes prêts pour les campagnes qui s’annoncent. D’ailleurs, l’été a été calme et propice au repos. Comme chaque année pendant la période estivale, l’activité nationale a été des plus réduite. En dehors bien sûr des crimes, des agressions, des viols, des hold-up et des cambriolages. Car en France tout le monde s’arrête pendant les vacances, sauf les voyous. Comme quoi finalement ce sont le crime et la délinquance qui marchent le mieux aujourd’hui dans notre pays. Et, si j’en parle, c’est précisément parce que c’est la rubrique dite des faits divers qui a défrayé la chronique estivale.

Je pense à cette malheureuse jeune fille de Bitche. Elle s’appelait Karine. Elle était issue d’une famille modeste et circulait tranquillement à bicyclette. Elle a été renversée par un automobiliste qui l’a violée, qui l’a tuée et qui a brûlé son corps. Explications confuses de l’assassin : il était sous l’emprise du cannabis !

Je pense aussi à ce braquage de la Caisse d’épargne de Cergy-Pontoise qui a provoqué pas moins de trois morts et six blessés, y compris un couple de jeunes gens qui pique-niquaient sur le bord d’une route et que l’assassin, un certain Habib Mezaoui, a sauvagement attaqués pour s’emparer de leur voiture.

Et, dans tout cela, le plus inquiétant, c’est l’attitude des politiciens et de certains médias dont on se demande parfois dans quel camp ils sont. Le dénommé Mezaoui par exemple, dont il a été très difficile de connaître la nationalité, a été présenté comme un garçon somme toute assez remarquable. Un homme intelligent, diplômé, capable. Pensez donc, il avait été deux mois plus tôt moniteur dans une colonie de vacances. Et un moniteur exemplaire, nous a-t-on rapporté, avec du charme en plus puisqu’il avait même été figurant dans un film. On pourra d’ailleurs peut-être prochainement tourner un film sur son aventure. A moins que l’on ne se contente de publier un livre. En France, nous avons de la chance, nous avons des assassins formidables !

Il n’en va bien sûr pas de même pour leurs victimes ! La malheureuse Karine, elle, n’a pas eu droit à un portrait aussi flatteur. Et on ne nous a rien dit ou presque du drame que vivent les victimes du bel Habib et leurs familles. Elles n’ont droit quant à elles qu’au silence comme ce couple du bord de la route dont le destin s’est brusquement et tragiquement brisé et qui restera dans l’anonymat, sans nom et sans visage.

Et face à cela que fait la classe politique ? Pour ce qui est du cannabis, M. Madelin, par ailleurs candidat à la présidence de la République, propose de le mettre en vente libre. Quant au gouvernement, il a renoncé à contrôler les rave-parties où pourtant on fait grande consommation de ces drogues. Il est vrai que tout le monde semble maintenant s’employer à minimiser le fléau. Une présentatrice de télé nous a par exemple récemment annoncé qu’un jeune participant à l’une de ces soirées avait dû être hospitalisé à la suite, je cite, “d’une légère overdose”. Je traduis la formule en bon français, elle a dit : “une légère dose trop forte” ! L’histoire ne dit pas si l’intéressé est légèrement mort ou pas. Et ce n’est pas moi qui fais de l’humour macabre. C’est la classe politique et médiatique qui prend à la légère ce qu’il y a de plus important : la sécurité de nos compatriotes.

Car, sur le plan politique, au niveau du gouvernement, il n’y a rien de nouveau. M. Jospin laisse monter la vague terrible de l’insécurité qui atteint des taux records. Et il n’est maintenant plus de villes, de villages où l’on soit assuré de pouvoir vivre tranquillement sans avoir à redouter les cambriolages, le racket, le vandalisme, l’agression, le viol ou pire encore. Pourtant, il ne s’agit pas là d’un problème comme un autre. Car ceux qui subissent ce fléau connaissent la peur et la souffrance. Ils sont marqués dans leur chair et dans leur âme, et c’est leur vie qui s’en trouve bouleversée. Et le pire, c’est que la plupart du temps, ça ne se passe pas comme à Bitche ou à Cergy. Ceux qui agressent, qui tourmentent, ne sont jamais retrouvés, jamais appréhendés, jamais punis.

Et comment ne pas comprendre l’amertume et le terrible sentiment d’abandon qui envahit nos compatriotes quand ils découvrent que ceux qui dirigent notre pays se désintéressent de leurs souffrances et se préoccupent à la limite davantage de ceux qui la provoquent ? Face à des responsables politiques qui refusent d’assurer leur mission de protection, dans l’année qui vient, nous serons plus que jamais les avocats des Français et nous ferons du retour à la sécurité une priorité majeure.

Car nous voulons nous opposer à ce désordre qui monte partout dans notre pays et qui hélas d’ailleurs ne menace pas uniquement la sécurité.

Ainsi, le passage forcé aux 35 heures constitue pour d’innombrables entreprises, je pense surtout aux PME, une source de difficultés parfois insurmontables. Non seulement elles doivent faire face aux charges toujours plus lourdes qui leur sont imposées par les socialistes, mais elles doivent résoudre des problèmes qui, eux, hélas ne relèvent pas du calcul mental. Sachant que l’entreprise emploie dix-sept employés travaillant naguère 40 heures et qu’il faut passer aux 35 heures sans augmenter les prix par rapport à la concurrence, comment faire pour ne pas baisser les salaires, compenser les heures de travail supplémentaires et ne pas déposer le bilan ?

Sans compter que les travailleurs français ne voulaient pas travailler moins. Ceux qui n’ont pas d’emplois voudraient travailler et ceux qui travaillent voudraient gagner plus. Le résultat est tout autre car le chômage ne diminue pas et, avec la mondialisation forcenée, la précarité se généralise. Pour un oui pour un non, on ferme des sites de production, on restructure, on fusionne, on délocalise, et tout cela pour gagner un point à la Bourse de Londres ou pour préparer un conseil d’administration à New York. Et, pendant ce temps, les responsables politiques expliquent aux Français qu’ils doivent s’adapter. Mais s’adapter à la précarité, c’est renoncer à construire sa vie sur des perspectives stables, c’est renoncer à faire des projets faute de repères et de références et c’est transformer son existence en une lutte perpétuelle pour la survie. Eh bien moi ! je ne veux pas de cette vie-là pour les Français.

D’autant que, dans le même temps, la mauvaise immigration, massive et incontrôlée, celle qui compromet notre identité et la cohésion de notre société, continue d’arriver sur notre sol et poursuit son travail de sape. Et je ne parle pas des étrangers ingénieurs, scientifiques ou chercheurs qui respectent nos lois et nos coutumes, qui aiment la France et qui nous apportent leur compétence et leur talent. Je parle de ceux qui aggravent l’insécurité, font monter le chômage et provoquent l’augmentation des charges et des impôts. Je parle de ces étrangers qui viennent chez nous souvent sans notre autorisation pour exploiter la France, pour abuser de notre protection sociale sans rien apporter d’autre en retour sinon la délinquance, la revendication et la haine. Eh bien ! ceux-là ne sont même pas renvoyés chez eux pendant que les Français, qui sont leurs victimes et qui s’en plaignent, ne sont pas protégés, sont traités de racistes et au besoin sanctionnés. N’est-ce-pas là le comble de l’inversion des valeurs ?

Quant aux familles, elles ne bénéficient, elles non plus, d’aucun traitement de faveur. Aucune grande politique n’est venue les conforter juridiquement et les aider financièrement. Aucune priorité ne leur est accordée. Bien au contraire car aujourd’hui la priorité est de permettre l’adoption d’enfants par les couples homosexuels et d’intégrer les associations homosexuelles au sein de l’Union nationale des familles françaises. Le but est d’assimiler progressivement les couples homosexuels à une forme de famille comme les autres, au même titre que les familles traditionnelles, comme si tout ce qui est marginal devait devenir la norme et tout ce qui est normal devait être marginalisé.

Et, dans ce domaine, le pouvoir est solidement épaulé par certaines émissions de télévision qui organisent le dénigrement systématique des valeurs. Je parle des talk-shows qui ont lieu presque tous les soirs et au cours desquels des animateurs vedettes, grands prêtres du politiquement correct, organisent des conversations de café du commerce où le vulgaire le dispute à la provocation. Vous les connaissez j’en suis sûr, les Ruquier, les Dechavanne, les Miller. Ils sont tous habillés de noir, parés d’arrogance et de fatuité. Ils rivalisent dans le laid, le mal et le mensonge. Pour trouver grâce à leurs yeux, il faut être déviant, marginal, subversif. Pour être applaudi par le pseudo-public qui les entoure, il vaut mieux ne pas être membre du MNR. Je vous préviens tout de suite, vous n’avez aucune chance. Non, pour commencer, il vaut mieux déjà ne pas être père ou mère de famille et de préférence ne pas être français et surtout pas de droite. Un conseil : ne faites pas de référence religieuse, sauf s’il s’agit du bouddhisme ou encore de l’islam. Si vous êtes homosexuel militant, c’est un bon point. Si vous prenez de la drogue et que vous le dites, c’est beaucoup mieux. Et si en plus vous êtes beur ou black, alors là, comme ils disent, c’est le pied. A ce moment-là, on vous laissera parler autant que vous voudrez. Et vous pourrez vilipender tout ce qui est moral, traditionnel, familial et national.

Aujourd’hui, tout semble inversé : les idées sont à l’envers, les hiérarchies de valeurs sont retournées, ce qui est bien est mal, ce qui est normal est condamnable, ce qui est utile est interdit, ce qui est malsain est encouragé.
Est-il en effet normal que les criminels et les délinquants soient de moins en moins punis alors que les policiers qui commettent une erreur sont de plus en plus sévèrement sanctionnés ?
Est-il normal qu’on garantisse toujours mieux les droits de l’homme mais que le droit fondamental à la sécurité soit de plus en plus bafoué ?
Est-il normal que ceux qui travaillent paient de plus en plus d’impôts et que ceux qui vivent en parasites reçoivent de plus en plus de subsides ?
Est-il normal qu’il y ait de moins en moins d’enfants et que les familles soient de moins en moins aidées ?
Est-il normal que les immigrés chez nous bénéficient d’avantages qui leur soient réservés alors que les Français n’ont plus le droit d’être prioritaires en France ?

Cette inversion ahurissante des idées naturelles et légitimes crée un désordre qui affecte progressivement l’ensemble de nos institutions au point qu’il n’en est pratiquement plus une seule qui accomplisse correctement la mission qui est la sienne. Ainsi, la justice s’occupe de tout sauf de punir les délinquants et les criminels, la police est à bout de souffle, la médecine et les hôpitaux se tiers-mondisent, la sécurité sociale sombre dans la pagaille, l’agriculture est en crise et les produits alimentaires de plus en plus souvent contaminés. Les PME, les artisans et les commerçants sont étouffés par les charges, les retraités ne sont plus assurés de leur retraite, le franc est supprimé, l’école est gagnée par la violence et l’illettrisme. L’armée se trouve réduite à la portion congrue et même la constitution perd de sa légitimité à force d’être révisée.

C’est ainsi le désordre général qui s’installe partout dans notre pays. Le désordre au sens le plus profond du terme, c’est-à-dire la mise en cause des légitimes hiérarchies, des nécessaires harmonies, de l’indispensable stabilité sans lesquelles une civilisation ne peut pas s’épanouir. Un désordre qui produit de graves troubles et engendre de terribles injustices pour nos compatriotes. Un désordre qui entraîne notre pays sur la voie redoutable de la barbarie.

Et ce désordre, disons-le clairement, a un responsable aujourd’hui : M. Jospin et, avec lui, le parti socialiste, les écologistes, les communistes et toute leur clique. Mais Jospin tout particulièrement. Car Jospin c’est le pire. Il est d’ailleurs, il faut en être conscient, le socialiste le plus extrémiste d’Europe. M. Blair n’a pas instauré les 35 heures en Grande-Bretagne et M. Schröder n’a pas régularisé les clandestins en Allemagne.

M. Jospin, ce n’est pas un hasard, a eu un engagement et une formation trotskiste. Or, je vous le rappelle, le trotskisme a pour spécialité d’infiltrer les organisations modérées afin de les radicaliser. Avec M. Jospin, les socialistes traditionnels, républicains, patriotes et modérés ont été mis sur la touche pour laisser la place aux enfants de Mai-68. Et ce sont leurs idées qui triomphent aujourd’hui. Il est interdit d’interdire, disait-on à l’époque, eh bien ! aujourd’hui, en dehors du patriotisme et de la grève de l’impôt, tout est à peu près permis dans notre pays ou à tout le moins toléré sinon excusé.

Avec Jospin, c’est l’extrême-gauche qui gouverne de l’intérieur comme de l’extérieur du gouvernement. Jospin, la LCR et LO prospèrent comme jamais. Pis encore, c’est avec Jospin que les écologistes ont acquis un poids considérable. Or ces gens-là sont beaucoup plus rouges que verts et, quand je dis rouge, c’est rouge vif. On les voit actuellement à l’œuvre à Paris où ils se comportent comme les gardes-rouges de la révolution culturelle chinoise. Vous les avez peut-être vus cet été interdire complètement les voies sur berges aux voitures, provoquant des embouteillages monstrueux au profit de quelques baba-cool en rollers, tellement surpris de se retrouver seuls sur la chaussée qu’ils se cassaient la figure devant les caméras de télévision. En plus, les Verts ont voulu rebaptiser la voie Georges Pompidou en avenue de la vélorution. Oui la vélorution, c’est-à-dire la révolution par le vélo ! Tout un programme. Heureusement que leur couleur officielle est le vert, si cela avait été le rouge, ils auraient été capables, comme leurs collègues chinois, d’inverser les couleurs des feux tricolores aux carrefours. Et alors là, pour la pagaille, on aurait été servi !

Mais M. Jospin, pour en revenir à lui, est encore bien plus dangereux car il ne s’attaque pas seulement aux automobilistes, il s’attaque à tout. Non pas à tout ce qui bouge, mais à tout ce qui est bien. C’est le Terminator de la politique. D’ailleurs, quand il s’attaque à une institution, il a le regard aussi peu expressif et le geste aussi rigide que le Terminator du cinéma. Et je ne plaisante pas. Il a déstabilisé les entreprises, détruit le franc, régularisé les clandestins, abandonné les familles, augmenté les impôts, mis en cause la médecine libérale, démantelé l’armée, réduit la police et développé la précarité.

Voilà pourquoi il est temps, il est grand temps, de dire non ! Non à Jospin, non au désordre ! Et tel est le sens de ma candidature à la présidence de la République, candidature que je présenterai d’ici à deux mois. Tel est le sens de l’engagement des 577 candidats que présentera le MNR aux prochaines élections législatives.

Je serai candidat, nous serons candidats pour exprimer au nom des Français notre refus du profond désordre qui gagne notre pays. Notre refus du socialo-mondialisme et de la pensé unique.

Et cet acte, loin d’être négatif, est un acte politique au sens noble du terme. Car les grandes entreprises politiques ont toujours été fondées sur un refus. Un refus fondamental de ce que d’autres considèrent comme le fruit de la fatalité. Notre histoire est d’ailleurs jalonnée de ces refus historiques, et ceux qui en politique ne savent pas dire non ne sont pas dignes des charges auxquelles ils prétendent.

Pour ma part, j’ai été amené déjà par deux fois dans ma vie publique à dire non à ce que d’autres ont laissé faire. Lorsque je militais au RPR à la fin des années 70, j’ai refusé de voir ce parti se soumettre aux idées de gauche et capituler idéologiquement sans même chercher à combattre. J’ai dit non et j’ai quitté le RPR. De même, lorsqu’à la fin des années 90 j’ai vu le FN, sous la houlette de Le Pen, refuser d’accomplir sa mission historique et renoncer à vouloir conquérir les responsabilités du pouvoir, lorsque j’ai vu ce parti et son chef s’enfermer dans ses excès et devenir le jouet complaisant d’une gauche toute-puissante, j’ai dit non.

Et, aujourd’hui, sur une question encore plus essentielle puisqu’elle concerne l’avenir de notre peuple, je crois que les Français, comme en d’autres périodes de notre histoire, doivent maintenant avoir le courage de dire non !

Évidemment, pour exprimer ce refus fondateur, pour s’opposer au socialo-mondialisme qui détruit notre pays, on ne peut pas compter sur Chirac. Puisque Chirac c’est l’homme qui dit oui. Il dit oui à tout le monde et il dit oui à n’importe quoi, surtout si cela vient de la gauche. Cela fait plus de quatre ans qu’il dit oui à Jospin tous les mercredis au conseil des ministres. Il n’y a qu’un cas de figure où il dit non, c’est quand on s’en prend à ses intérêts personnels. Par exemple quand un juge veut le convoquer pour l’entendre sur ses voyages payés en liquide pour près de 3 millions de francs. Alors là, il dit non, mais pour le reste, les socialistes peuvent faire ce qu’ils veulent, il ne s’opposera pas.

J’ajoute qu’on ne peut pas non plus compter sur les amis de M. Chirac, que ce soient les Bayrou, Madelin ou même Mme Boutin car, eux, c’est à Chirac qu’ils diront oui.

Par conséquent, il n’y a que nous pour incarner ce refus catégorique. Il n’y a que nous pour incarner une véritable alternative à la pensée unique socialo-mondialiste. Et c’est pourquoi ma candidature ne sera pas un acte de circonstance. Je ne joue pas là un coup sans lendemain comme Boutin et Villiers, ou un dernier coup comme Pasqua et Le Pen. C’est au contraire une action fondatrice que j’entreprends avec vous, dans la durée, pour construire une grande force de renouveau, pour ouvrir les voies d’une véritable alternative.

Nous sommes, il est vrai, dans une période de transition et de mutation, aussi y aura-t-il sans doute beaucoup de candidatures parasites. Nos électeurs, les électeurs de la droite nationale et républicaine, devront donc bien réfléchir au sens de leur vote. S’il ne veulent pas émettre un vote inutile, sans lendemain, un vote crépusculaire, ils ne devront pas disperser leurs voix et c’est vers nous qu’ils devront se tourner. Car il n’y a que nous pour incarner une aurore, un avenir, une force nouvelle.

Je serai donc candidat pour rendre un espoir à nos compatriotes, pour me faire l’avocat des Français qui souffrent, qui souffrent par eux-mêmes ou pour leur pays. Et je ferai campagne pour remettre de l’ordre en France. Pour remettre de l’ordre au sens le plus élémentaire du terme, c’est-à-dire pour mettre les voyous hors d’état de nuire et rétablir la paix et la sécurité dans nos villes et dans nos campagnes. Mais aussi de l’ordre au sens le plus profond et le plus noble qui soit. Afin de retrouver l’harmonie, de remettre les idées à l’endroit et de rétablir les nécessaires hiérarchies.

Et je présenterai le moment venu mon projet pour la France. Pour que les Français redeviennent prioritaires et maîtres chez eux. Que ceux qui travaillent puissent jouir enfin des fruits de leur labeur, que l’école instruise à nouveau nos enfants des savoirs de notre civilisation. Que les familles soient enfin aidées. Que les nouveaux-nés soient les bienvenus en France. Que les voyous aient peur et que les honnêtes citoyens soient protégés. Que le peuple français redevienne souverain, que la France soit à nouveau respectée.

Pour cela, il faut rétablir l’autorité de l’État. Je suis pour un État fort, capable de protéger les Français et de garantir les libertés. Pour retrouver son harmonie, notre société a besoin de repères, de références, de bornes et donc de règles et de sanctions à l’égard de ceux qui les transgressent.

Et, aux esprits mal tournés, je réponds tout de suite : il n’y a rien là d’antidémocratique. Car ne l’oublions pas, en république, le gouvernement est censé accomplir la volonté du peuple et, si donc il se laisse dicter sa conduite par des pouvoirs non légitimes, il bafoue la démocratie. En république, un État fort c’est une démocratie forte, un État faible une faible liberté pour le peuple. Voilà pourquoi le retour à un ordre naturel, institutionnel, protecteur et légitime est aujourd’hui nécessaire aux libertés.

C’est cela que je proposerai aux Français dans la campagne présidentielle qui va s’ouvrir. C’est ce projet que nous voulons faire triompher dans les années qui viennent pour assurer le renouveau de notre pays. Et je dis que c’est possible et plus vite qu’on ne le croit. Car nous n’avons pas à convertir à nos idées les Français les uns après les autres, ils ont déjà pour une large fraction d’entre eux les mêmes aspirations et les mêmes convictions que nous. Non, nous avons simplement à les convaincre de voter enfin pour leurs idées en votant pour nous. Nous avons à les convaincre de se rassembler en une force cohérente qui puisse peser de façon déterminante et prendre les rênes du pouvoir.

C’est notre projet et la double échéance de l’année prochaine en est la première étape. Je vous invite donc à vous mettre au travail sans réserve. Car beaucoup de ce que nous réaliserons en avril et juin prochain dépendra de notre militantisme. Nous n’aurons pas d’argent public, nous n’aurons que très peu de médias. C’est donc à nous d’aller à la rencontre des Français sur le terrain. De mobiliser nos militants et nos sympathisants, d’aller chercher les signatures de maires, de distribuer nos journaux et nos tracts, de coller nos affiches et de multiplier les tournées sur les marchés, à la sortie des usines, dans les cages d’escalier ! C’est comme cela que nous allons réussir cette rencontre décisive entre le peuple français et notre mouvement.

Je vous le demande, mettez toutes vos forces dans la bataille qui va venir. Engagez-vous sans réserve et sans fausse pudeur, notamment vis-à-vis des Français désabusés et sceptiques. Dites-leur bien que le vote est la dernière liberté publique qu’il leur reste. Dites-leur bien que ne pas voter ou voter pour ceux qui organisent, tolèrent ou favorisent le désordre, c’est se priver ensuite de tout droit à la critique et c’est se rendre complice de ceux qui détruisent notre pays.

Il est temps que les Français cessent de se plaindre et de se lamenter, il est temps qu’ils redressent la tête et qu’ils accomplissent enfin un acte politique fort, un acte politique qui, en les sauvant, sauvera la France !








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