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Discours, le 21/01/2001
La relève à droite
Discours à la convention municipale du MNR - Versailles


Chers amis,

Ici, aujourd’hui, à Versailles, en ce début de siècle, notre jeune mouvement ouvre une nouvelle page de son histoire.

Ici, aujourd’hui, à Versailles, en ce début de siècle, nous lançons notre première grande offensive électorale. Nous nous engageons avec force et détermination dans la bataille des municipales et des cantonales. Nous partons à la conquête des succès qui vont constituer la première marche du renouveau national.

Cela fait une année que nous nous y préparons et nous sommes prêts. Nous sommes en ordre de bataille et nous serons massivement présents les 11 et 18 mars prochains.

Nous alignerons quelque quatre cents listes municipales et près de 1 500 candidats aux cantonales. Aux élections municipales, notre mouvement sera présent dans 90 % des villes de plus de 100 000 habitants, dans 70 % des villes de plus de 50 000 habitants et dans près de 60 % des villes de plus de 30 000 habitants. C’est dire si notre présence sera plus massive que celle par exemple du MPF, du RPF, du FN, voire des écologistes.

Malgré toutes les difficultés, en dépit de toutes les épreuves et quoi qu’en disent nos détracteurs ou nos censeurs, le MNR s’affirme d’ores et déjà comme une force d’envergure puissamment implantée et organisée.

Et cela, nous le devons à ce que nous sommes, à ce que nous représentons. Mais nous le devons aussi à ce que vous êtes et à ce que vous avez accompli.

Depuis plus d’un an maintenant, nous avons cheminé côte à côte à travers les épreuves. Et vous les avez surmontées les unes après les autres. Vous avez apporté la preuve de votre extraordinaire capacité de résistance et d’endurance. Vous avez résisté à l’injustice, enduré la calomnie, surmonté les déceptions. Vous avez su écarter de vous le doute ou le scepticisme. Et si l’un d’entre vous venait à manquer à l’appel, il était aussitôt remplacé. Comme ces troupes aguerries, vous avez tenu le choc de l’adversité et maintenant vous reprenez l’offensive.

De tout cela, soyez remerciés.

Soyez remerciés au nom de la France, au nom du peuple français.

Au moment où beaucoup de nos compatriotes doutent de tout et se réfugient dans le fatalisme ou la résignation, nous incarnons bel et bien aujourd’hui l’espoir, le seul espoir qui leur reste. Et, croyez-moi, ce ne sont pas des propos de tribunes mais bien des réalités tangibles et terribles. Vous en êtes d’ailleurs bien conscients car, comme moi, vous allez à la rencontre des Français. Vous le savez, ils sont nombreux à vous le dire : « Vous êtes notre espoir. Tenez bon. On compte sur vous »!

Eh bien ! non seulement nous tenons, non seulement nous résistons, mais nous avançons.

Et cette qualité de persévérance, cette vertu d’espérance qui sont les vôtres, ces qualités que j’ai pu observer chez vous au fil des jours et sans lesquelles nous aurions déjà disparu sous les coups de nos adversaires, ces qualités, elles vous désignent pour les plus hautes responsabilités, elles vous appellent aux plus grandes destinées.

Alors que la France traverse une crise morale et politique majeure, alors que nos compatriotes doutent et s’interrogent, ces vertus vous désignent non pas comme le réduit des derniers Français mais comme l’avant-garde de notre peuple, comme la nécessaire relève qu’il attend.

Vous qui êtes ici rassemblés à Versailles sous les couleurs du MNR, vous constituez cette relève dont la France a besoin, cette élite civique à laquelle les Français aspirent pour remplacer la classe politique impuissante et corrompue qu’ils rejettent.

Car notre pays traverse bel et bien une crise sans précédent et on peut dire que, jamais depuis le début de la Ve République, la classe politicienne n’aura connu une déliquescence aussi avancée.

En quelques mois, les affaires politico-financières ont pris une telle ampleur qu’elles provoquent aujourd’hui une véritable crise de régime.

Les affaires, je le sais, ce n’est pas nouveau. Depuis des décennies, elles ponctuent hélas la vie de la classe politique. Mais ce qui est nouveau, c’est qu’elles touchent dorénavant les plus hautes sphères de l’État.

M. Chirac, c’est maintenant clair, est mouillé jusqu’au cou dans les affaires de la ville de Paris qui sont toutes intervenues à l’époque où il était maire et qui sont innombrables : HLM de la ville, emplois fictifs, racket sur les marchés publics, etc.

Et quand je dis que les plus hautes sphères sont touchées, ce n’est pas seulement le président de la République actuel mais aussi son prédécesseur qui vient d’être compromis à titre posthume par son propre fils incarcéré à la prison de la Santé pour des affaires liées aux responsabilités qu’il exerçait à l’Élysée auprès de son papa.

Et comme on le surnommait justement « papa m’a dit », on peut légitimement penser que papa lui a dit de rencontrer M. Falcone, papa lui a dit d’ouvrir un compte bancaire en Suisse, papa lui a dit d’accepter 12 millions de pots-de-vin. En réalité, papa devait avoir une mauvaise influence sur son fils. C’est pas bien pour un papa. Et c’est pas bien non plus pour un président.

Mais le pire est que ces affaires compromettent non seulement le sommet de l’État mais aussi tous les partis de la classe politicienne.

M. Méry par exemple nous a expliqué que l’argent racketté sur les marchés des lycées d’Ile-de-France était réparti entre la gauche et la droite selon un barème très précis. Alors 3,5 % pour le RPR, 2,5 % pour le PS, 2 % pour l’UDF, 1 % pour le PC. Mais tout cela est très grave. Cela veut dire que les Français étaient doublement trompés : d’une part les partis détournaient leur argent, mais en plus ils les abusaient politiquement.

Sur le devant de la scène, ils faisaient semblant de s’affronter, de s’opposer et, dans les coulisses, à l’abri du regard des Français, ils s’entendaient comme larrons en foire et se partageaient en parfaite intelligence le magot qu’ils avaient racketté sur le dos des Français. Un peu comme ces chefs mafieux qui se réunissent dans une arrière-salle de bistrot pour se partager le territoire d’une ville qu’ils veulent mettre en coupe réglée. Vous voyez d’ici la scène. Chirac, Jospin, Hue, Bayrou, tous en costume rayé, le borsalino repoussé en arrière sur le crâne. L’atmosphère est enfumée, les porte-flingues sont debout derrière.

D’ailleurs, cette complicité semble être générale. Ainsi, par exemple, l’affaire du trafic d’armes en Angola ne met pas en cause seulement M. Mitterrand, elle implique aussi, semble-t-il, MM. Marchiani et Pasqua.

Et je dois dire que j’ai quand même été étonné de voir M. de Villiers se rendre chez le juge pour témoigner à charge contre Pasqua avec un tel empressement qu’il est arrivé avec dix minutes d’avance. Moi, il me semblait qu’il avait plutôt dix-huit mois de retard car il aurait dû savoir depuis longtemps que M. Pasqua est impliqué jusqu’au cou dans la classe politicienne et qu’il ne peut pas incarner un quelconque renouveau. Tant et si bien que, lorsque j’entends les amis de Pasqua traiter Villiers de “corbeau”, moi, je trouve qu’il est surtout le corbeau de la fable de La Fontaine. Vous savez, celui qui jure, mais un peu tard, «qu’on ne l’y reprendra plus».

Enfin, si je dis cela, c’est par sympathie pour M. de Villiers qui ne devrait pas se tromper comme cela d’amis et qui devrait savoir que, s’il ne veut pas rester seul, c’est auprès de nous qu’il peut trouver une vraie famille d’hommes et de femmes de conviction et d’intégrité.

Mais l’essentiel n’est pas là. L’essentiel c’est qu’à cette crise morale s’ajoute une crise idéologique de grande ampleur. Une crise idéologique qui se traduit par une dérive généralisée de la classe politicienne vers la gauche.

D’abord, on le constate, la gauche au pouvoir, loin de s’assagir, se radicalise toujours un peu plus au point que ce sont maintenant les délires de Mai-68 qui sont aujourd’hui transformés en lois.

En matière d’immigration, elle en fait toujours plus. Elle a cédé aux lobbies d’extrême-gauche et procédé à une nouvelle régularisation d’immigrés clandestins, la plus massive de toute notre histoire. Elle vient d’instituer, à l’initiative du communiste Gayssot, une loi qui vise à organiser l’occupation complète du territoire par les immigrés en les installant autoritairement dans les communes où ils étaient jusqu’à présent absents. Et, ne l’oubliez pas, sous l’impulsion des Verts et du PC, elle a enclenché le processus qui permettra d’octroyer le droit de vote aux étrangers extra-européens.

Et ne parlons pas de la question des valeurs où la gauche pratique maintenant la subversion la plus gauchiste et la plus extrémiste. Au point qu’elle s’acharne littéralement contre la famille et le caractère sacré de la vie en instaurant coup sur coup la “pilule du lendemain” à l’école, l’IVG à douze semaines sans accord parental pour les mineures et bien sûr le PACS.

Et, maintenant, elle renoue même avec l’antimilitarisme le plus archaïque en rouvrant les plaies de la guerre d’Algérie et en bafouant l’honneur de l’armée. Les communistes sont d’ailleurs allés jusqu’à demander à ce propos une repentance de la France. Sans bien sûr envisager en ce qui les concerne un quelconque mea culpa quant aux crimes commis par le communisme. A la veille du quatre-vingtième anniversaire du PCF, M. Hue a d’ailleurs affirmé à propos de son parti : « Nous assumons la totalité de notre histoire, il n’est pas question de trier entre ce qui serait bon que l’on pourrait garder et le mauvais qu’il faudrait oublier. » Et ces gens-là sont au gouvernement et dans la majorité au parlement !

Aujourd’hui, en 2001, la France est dirigée par des gens qui assument le stalinisme et les millions de morts du Goulag. On croit rêver. Et pourtant, le cauchemar est bien réel.

Mais il y a encore plus ahurissant : c’est de voir la droite courir derrière cette gauche elle-même à la remorque de l’extrême-gauche.

Depuis que la droite s’est fixé comme objectif d’accompagner les mouvements de société, pour reprendre le mot de Devedjian, elle accompagne en fait les mouvements de la gauche. Et de ce point de vue, l’année écoulée a été un véritable festival.

En matière d’immigration, c’est l’alignement total de la droite sur la gauche, quand ce n’est pas la droite qui dépasse la gauche.

La droite avec M. Juppé réclame de nouvelles vagues d’immigration. M. Madelin, président de DL, va encore plus loin, il veut faire de son parti « un mouvement leader en matière d’immigration ». Il chante la « France plurielle », les vertus du « métissage » et considère que « tout projet politique doit être aujourd’hui multicolore ». Il va même jusqu’à considérer que « les banlieues recèlent un formidable potentiel d’énergie ».

En matière d’islamisation, les politiciens de droite sont d’ailleurs en première ligne. Ainsi de M. Gaudin qui veut construire à Marseille la plus grande mosquée d’Europe mais qui, bien sûr, quand on l’interroge à ce sujet, répond qu’on en parlera… après les élections municipales ! Avec ces politiciens, les choses sont très simples, comme dans les régimes totalitaires : les élections servent à obtenir l’accord des Français quand ils sont d’accord; inversement, quand ils ne sont pas d’accord, on ne leur demande rien et on le fait quand même.

M. Gaudin, comme la gauche et tous ses amis de droite, bafoue ainsi la démocratie, car, enfin, à quoi servent les élections sinon à permettre aux Français de se prononcer sur les grandes questions qui se posent ?

Quant à M. Pasqua, qui est considéré dans ce domaine comme le plus dur, il a été jusqu’à reprocher au ministre de l’Intérieur de ne pas naturaliser tous les immigrés clandestins. Et il fait coller sur les murs de Lille des affiches avec son portrait en français et en arabe !

Alors, si Pasqua est sur la question de l’immigration le plus dur de la droite, cela en dit long sur les autres : ils sont bien tous à gauche.

Sans compter que, s’agissant des valeurs, il en va de même. M. Sarkozy a donné le la en expliquant que la droite devait faire preuve d’une plus grande ouverture d’esprit sur les questions de société. Et il a même regretté les positions de son parti sur le PACS par exemple. En clair, M. Sarkozy estime qu’il faut maintenant que la droite adopte sur ces questions des positions plus à gauche et M. Madelin, une fois de plus, a ouvert la voie en se déclarant favorable à la dépénalisation du cannabis. M. Devedjian, porte-parole du RPR, s’est prononcé quant à lui pour l’adoption des enfants par les couples homosexuels.

Voilà pourquoi, face à un tel festival, je trouve pour ma part que M. Balladur est trop timide lorsqu’il propose la fusion du RPR, de l’UDF et de DL. Car il faudrait y adjoindre le PS, les Verts et même le PC. Et créer ainsi le Parti unique du système, ce qui aurait au moins le mérite de clarifier les choses.

En réalité, on assiste donc bel et bien à une dissolution pure et simple de la droite parlementaire dans le chaudron des idées de gauche. Un chaudron proprement maléfique car il transgresse toutes les lois de la nature.

J’ai lu tout récemment que des scientifiques américains avaient donné naissance à un singe fluorescent doté de gènes de méduses. Eh bien ! je crois que cette terrifiante prouesse génétique n’est rien à côté de celle qu’ont subie les politiciens de droite auxquels ont été inoculés des gènes de gauche, donnant ainsi naissance à une monstruosité politique : la droite gauchiste.

Cette manipulation génétique d’un genre nouveau explique tout. Si la gauche court derrière l’extrême-gauche et la droite derrière la gauche, si donc tout ce beau monde dérive complètement vers la gauche de l’échiquier, il n’est pas étonnant que l’on nous accuse d’être l’extrême-droite, nous qui sommes restés tranquillement à droite avec une large fraction de la population française. Nous sommes en réalité victimes d’un effet d’optique et c’est pourquoi les accusations lancées contre nous sont scandaleuses d’absurdité et d’injustice.

D’ailleurs, nous avons eu récemment un exemple tout à fait spectaculaire de ce curieux phénomène. Je veux parler de la condamnation dans l’affaire de la prime de naissance de mon épouse, le maire de Vitrolles-en-Provence, et de son premier adjoint, Hubert Fayard. Car cette fameuse prime réservée aux familles françaises et européennes n’est pas une idée neuve. Des primes en tous points comparables avaient été adoptées il y a quinze vingt ans par de nombreuses municipalités RPR-UDF sans que personne n’y trouve rien à redire. Depuis, les lois n’ont pas changé mais ce qui était considéré comme normal, naturel et légitime par le système il y a vingt ans est aujourd’hui considéré comme un méfait devant être condamné pénalement. Et c’est ainsi que l’on a vu M. Gaubert, il y a quinze ans, voter cette prime comme conseiller municipal RPR et réclamer aujourd’hui, en tant que président de la LICRA, des peines de prison contre Catherine Mégret pour avoir accompli ce que lui-même avait fait en toute impunité il y a quinze ans.

Nous ne sommes donc pas l’extrême-droite, nous sommes tout simplement la droite, la vraie droite ancrée dans les valeurs de notre civilisation. Face à la droite gauchiste, la droite transgénique, nous incarnons en quelque sorte la droite bio ! Celle qui a su conserver l’éclat, les couleurs et la saveur naturelle d’antan. Et cette droite, nous l’incarnons de concert avec une large fraction de notre peuple. Car, il faut en être conscient, cette dérive à gauche ne concerne que le système, les politiciens, les médias, les publicitaires, les lobbies, mais nullement le peuple français.

Et si cette crise idéologique est si grave, c’est parce qu’avec la crise morale, elle a creusé un fossé majeur entre les Français et le système. En même temps qu’elle donnait naissance, avec la pensée unique, à un vrai totalitarisme qui asservit nos compatriotes.

Car, en réalité, la France est à droite et les Français de droite sont plus nombreux que jamais.

Et quand je dis de droite, je ne me réfère pas au magma informe des idées du RPR et de l’UDF. Non, je parle des Français qui partagent presque point par point les préoccupations, les idées et les valeurs qui sont les nôtres.

Ainsi, une récente enquête d’opinion réalisée par l’institut Ipsos révélait que le paysage politique français s’organise aujourd’hui autour de la notion de « quête d’identité ». Tant et si bien que les Français qui se reconnaissent dans les partis traditionnels de la classe politique ne représentent plus qu’une fraction marginale d’environ 20 % pour la gauche PS-PC comme pour la pseudo-droite RPR-UDF. Alors qu’en réalité deux nouveaux groupes majeurs se font face autour des enjeux identitaires.

D’un côté se trouve le groupe que l’institut Ipsos appelle, je dois dire avec beaucoup d’à-propos, les mutants. Les mutants, ce sont les apôtres du mondialisme, tous ceux qui trouvent l’immigration enrichissante et qui ne se reconnaissent aucun héritage.

Ce groupe des mutants correspond assez bien à cette nouvelle catégorie sociale qu’on appelle par ailleurs les bobos. Les bobos, c’est-à-dire les bourgeois bohèmes.



Le bobo est un bourgeois d’autant plus bohème qu’il a les moyens de l’être. Le bobo ne porte pas de cravate. Mais ses costumes sont tous griffés ou dégriffés par de grands couturiers. Le bobo est pour le partage, mais il ne crache pas sur les stock-options. Le bobo est pour l’abolition des frontières, mais il n’aime pas que n’importe qui vienne à son club de golf ou de squash. Le bobo ne jure que par l’enseignement public, mais il inscrit ses enfants dans des établissements privés. Le bobo aime les immigrés, mais ses seuls contacts sont ceux qu’il entretient avec la bonne marocaine ou la nounou camerounaise. Le bobo pense que l’insécurité est un fantasme, mais il vit dans des quartiers protégés à l’abri de son digicode. Le bobo est pour les transports en commun, mais il préfère prendre sa voiture.

Et, surtout, les bobos constituent la catégorie de Français la mieux représentée à la télévision. C’est même spectaculaire puisque les membres du show-biz, de la pub ou des médias sont pratiquement tous des bobos. D’ailleurs, on les reconnaît facilement. Ils portent tous le même uniforme : veste noire, pantalon noir et tee-shirt noir.

Le bobo est donc l’animal le plus courtisé par les politiciens. Pour séduire le bobo, Madelin a laissé sa cravate au vestiaire et, tant qu’à faire, il y a laissé aussi toutes ses idées de droite. Pour séduire le bobo, Hue joue à l’animateur de variétés et transforme son siège, place du colonel Fabien, en boîte de nuit techno.

Résultat, le bobo domine l’établissement et méprise tout ce qui n’en fait pas partie, prenant les autres Français pour des gogos. Et c’est d’ailleurs ainsi que le système et la classe politique voient le monde : il y a les bobos et les gogos. Les bobos, on les voit à la télévision et les gogos dans la rue.

Alors, bien sûr, tout cela est totalement décalé par rapport au monde réel et ne correspond pas à la vraie vie. Les bobos ou les mutants dont je parlais à l’instant représentent d’après Ipsos 29% des Français.

Et, face à eux, il y a un groupe nouveau, très puissant que les experts d’Ipsos appellent les gardiens.

Les gardiens, ce sont les Français qui refusent à 82 % la construction de mosquées, à 96 % l’arrivée d’une nouvelle vague d’immigrés en France, à 77 % l’octroi du droit de vote aux étrangers, à 76 % la régularisation des clandestins, à 81 % l’adoption d’enfants par les couples homosexuels.

Ce sont aussi les Français qui se prononcent à 75 % pour l’armement des polices municipales, à 70 % pour le renforcement de la sélection scolaire, à 79 % pour la suppression des allocations familiales aux familles de mineurs délinquants, à 82 % pour l’instauration d’un service minimum en cas de grève dans les services publics.

Les gardiens sont donc attachés à leur identité, à l’ordre et à la sécurité, aux libertés économiques et aux valeurs traditionnelles.

Bref, vous l’avez compris, les gardiens c’est nous, ce sont tous les Français qui pensent comme nous.

Et Ipsos révèle que ce groupe socio-politique nouveau, qui ne se reconnaît pas encore dans un parti politique existant, est le plus important puisqu’il représente 31 % de la population et qu’il est en pleine expansion.

Voilà pourquoi l’avenir nous sourit.

Car si la classe politicienne est en pleine déliquescence, si la nation connaît une crise de régime majeure, si le peuple français rejette ses dirigeants à cause des affaires et de leur dérive idéologique, nous incarnons bel et bien la relève.

Car nous répondons exactement à ce qu’attend notre peuple au fond de lui-même.

Et tout cas, nous correspondons exactement aux opinions de ces 31 % de gardiens. Nous n’avons pas à les convertir à nos idées, nous avons simplement à les informer de ce que nous sommes et à les convaincre de se rassembler en une force cohérente et unie.

Et, pour cela, nous disposons de tous les atouts.

Nous n’avons jamais été mis en cause dans aucune affaire politico-financière. Nous cultivons l’intégrité et l’honnêteté comme une vertu essentielle. Car, pour nous, l’engagement politique est une démarche noble et l’exercice du pouvoir politique un service au sens le plus élevé du terme.

Nous avons par ailleurs un programme clair, cohérent et complet qui répond point par point aux préoccupations des Français quand tous nos adversaires ou nos concurrents sont trop démunis d’idées ou trop divisés pour doter leur mouvement d’un vrai programme.

Nous disposons également d’un appareil politique enraciné et déterminé. Et malgré les difficultés que nous traversons, il n’a rien à envier à celui de nos concurrents.

D’ailleurs, vous le savez, les comptes des partis politiques qui ont été publiés par le Journal officiel montre une réalité très différente de celle que nous présentent les médias puisque notre mouvement, le MNR, se révèle avoir plus d’adhérents que le RPF, plus que le MPF, plus que le FN et même plus que l’UDF ou que DL.

Nous sommes par ailleurs portés par une stratégie d’ouverture et de rassemblement de la droite nationale et républicaine. Et, d’ores et déjà, nous sommes aujourd’hui les seuls à pouvoir tendre la main à la fois à ceux qui votaient Pasqua, Villiers ou Le Pen. Comme le montrent d’ailleurs certaines listes d’union réalisées sous notre impulsion ou auxquelles nous participons dans plusieurs villes de France.

Les élections municipales et cantonales à venir vont marquer la première étape de notre stratégie. Aussi devons-nous lancer toutes nos forces dans cette bataille. Et nous devons le faire selon notre vocation en nous mettant au service des Français. En nous faisant les interprètes de leur préoccupations, en répondant à leurs aspirations, en leur apportant l’espoir.

Nous le ferons en menant campagne contre les trois maux qui touchent tous les Français : l’insécurité, l’immigration et les impôts.

A propos de l’insécurité, devenue le fléau numéro un pour la plupart de nos compatriotes et touchant dorénavant toutes les régions et toutes les communes, nous devons dire aux Français qu’il n’y a aucune fatalité à la montée des crimes et des délits. Que tout cela ne se produit que parce que la classe politique est complice des voyous, les encourage ou les protège.

Et nous venons tout récemment d’en avoir une preuve supplémentaire avec la mise en application de la loi sur la présomption d’innocence qui donne de nouveaux droits aux voyous.

Comprenons-nous bien. Nous sommes pour la présomption d’innocence mais je dis que le problème principal de la France aujourd’hui ce n’est pas la mise en cause de ce principe. Le problème principal c’est la mise en cause de l’intégrité des personnes et des biens. Or, avec cette loi, les voyous vont connaître une impunité encore plus grande. Savez-vous par exemple que dorénavant les policiers qui interpellent un suspect pour l’interroger dans le cadre de la garde à vue devront au préalable lui expliquer qu’il a le droit de garder le silence ? Effarant.

Et il en va de même en matière d’immigration puisque la classe politicienne mais aussi le grand patronat veulent faire venir de nouvelles vagues d’immigrés. Comme si l’immigration actuelle ne posait pas déjà suffisamment de problèmes pour notre identité, notre sécurité, notre prospérité. Eh bien ! non. On nous explique qu’il en faut encore davantage parce qu’il n’y a pas assez d’enfants français. Mais alors pourquoi condamne-t-on ceux qui veulent favoriser la naissance d’enfants français ?

Et puis on veut faire venir de nouveaux immigrés parce qu’on manquerait de main-d’œuvre. Pourtant, il y a encore en France plus de deux millions de chômeurs, chiffres officiels et parmi ceux-là d’ailleurs des immigrés.

Vraiment, on marche sur la tête.

Évidemment, on va encore dire que nous simplifions. On va prendre des airs supérieurs pour nous expliquer que, sur le marché du travail, l’offre ne correspond pas à la demande. On va nous dire que la France manque par exemple cruellement d’informaticiens. Et que, comme les chômeurs français ne sont pas informaticiens, il faut en faire venir de l’étranger et singulièrement d’Inde et du Pakistan, qui, nous dit-on, en regorgent.

Mais alors, de deux choses l’une. Ou bien cela signifie que pour nos politiciens les chômeurs français sont incapables de rivaliser en informatique avec leurs homologues pakistanais ou indiens. Et alors cela signifie que les politiciens de l’établissement sont racistes. Ou alors cela signifie que les informaticiens français sont des nuls incapables de rivaliser avec leurs homologues de Karachi et de New-Delhi. Car, comment expliquer autrement que les gouvernements indien et pakistanais aient été capables d’offrir à leurs compatriotes les formations professionnelles qui manquent, nous dit-on, aux Français ?

Il est clair que ceux-là même qui prennent des airs arrogants pour expliquer que le recours à la main-d’œuvre étrangère est inévitable sont des irresponsables et des incompétents qui avancent des solutions simplistes et réductrices. Car la vraie solution à l’inadéquation du marché du travail, ne consiste pas à claquer des doigts pour ouvrir les frontières mais à offrir aux étudiants et aux chômeurs français des formations adaptées. Et pour cela il faut avoir le courage de mettre en cause ces symboles même de l’archaïsme socialiste que sont devenus l’ANPE et l’Éducation nationale.

Voilà la terrible réalité que cachent les appels à de nouvelles vagues d’immigration. Pour ménager les corporatismes de gauche, la classe politicienne préfère la main-d’œuvre étrangère comme, dans les années soixante elle a préféré l’immigration à la modernisation de notre outil industriel.

Ce qui nous est donc présenté comme un impératif pour ne pas rater le train de la modernité n’est donc qu’une façon de préserver les archaïsmes socialistes. Et, bien sûr, tant pis si cela détruit l’identité de la France. Car, pour les socialistes et leurs clones de la droite gauchiste, la préservation des archaïsmes vaut bien la destruction de la France.

Décidément, les socialistes détruisent tout.

On le constate d’ailleurs également en matière de fiscalité puisque nous avons atteint l’année dernière un record historique de pression fiscale. Jamais les Français n’ont payé autant d’impôts, de charges et de taxes. Et cela va continuer malgré les belles annonces de Jospin ou de Fabius.

C’est contre tout cela que nous nous mobilisons avec cet esprit de service qui nous anime et qui nous rend si différents de tous les autres. Parce que ces fléaux qui accablent les Français, nous ne les combattons pas seulement par des paroles, nous ne nous contentons pas de proposer des solutions, nous les faisons reculer concrètement partout où nous en avons le pouvoir.

C’est ce que nous avons fait à Marignane et à Vitrolles-en-Provence pour servir nos compatriotes. Par exemple, quand nous mobilisons sur la commune plus de policiers municipaux que de policiers nationaux pour faire baisser l’insécurité. Par exemple, quand nous baissons massivement les impôts pour alléger la charge de nos compatriotes. Parce que nous sommes du côté des Français, du côté de ceux qui souffrent, nous sommes dans le camp des modestes, du côté de ceux que les puissants ignorent et méprisent, nous sommes du côté des gogos. Nous sommes avec le peuple !

C’est pourquoi nous incarnons un formidable espoir pour les Français.

Beaucoup ne le savent pas qui sombrent dans le fatalisme, la résignation et le découragement. Ceux-là vous disent sur les marchés, dans les commerces ou dans les immeubles : « Oh, de toute façon tout est foutu, je n’y crois plus ! »

Ils se trompent : tout peut changer, rien n’est joué. Ce qui a été détruit peut être reconstruit, ce qui a été inversé peut être rétabli et ce qui a été envahi peut être libéré.

Et nous, nous incarnons la relève, la relève à droite face à ce système socialo-mondialiste corrompu et antipopulaire.

Nous incarnons la nouvelle force qui peut rassembler notre peuple pour assurer le renouveau de la France. C’est dire si notre mission est essentielle. C’est dire si notre responsabilité est grande. C’est dire si nous ne pouvons pas faillir. Aussi je l’affirme : personne parmi nous n’a le droit de renoncer. Personne dans nos rangs n’a le droit de rester l’arme au pied à regarder la campagne se dérouler sans y prendre part.

Je vous demande donc de vous engager avec force dans cette bataille : allez à la rencontre des Français, rendez-leur l’espoir et revenez avec des victoires.

Aujourd’hui, avec vous, avec nous, le peuple français se met en marche pour le renouveau de notre pays.
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