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Conférence, le 14/09/1996
Mille cinq centième anniversaire du baptème de Clovis:
L'importance des origines


Qui aurait été mieux qualifié que nous, dont l'engagement est le vivant témoignage de notre amour de la France, pour donner à la célébration du baptême de Clovis le faste et le sens qui lui revenaient, celui d'une profession de foi en l'avenir de notre pays? Une année durant, nous avons vécu au rythme de la célébration du baptême de Clovis et de la mémoire des origines du royaume de France.

Bien sûr, cette piété nationale, cet hommage rendu à nos lointains ancêtres ne fut pas du goût de tout le monde et nous le constatons aujourd'hui encore. Tout au long de l'année, au fil des cérémonies, les politiciens se sont émus, les médias se sont agités et les intellectuels se sont indignés. «On tente, s'étranglaient-ils, de faire passer ce baptême pour un acte de fondation de la nation. Or, l'acte de fondation de la république, c'est 1789.»

C'est pourtant faire injure à l'histoire que de prétendre que la France serait née un 14 juillet. La France n'est même pas née par un beau matin plus ancien. Cette dame mystérieuse n'est pas le fruit d'une déclaration ou d'une décision. Elle n'est pas la fille d'un homme ou d'un roi. Elle est, tout simplement.

C'est pourquoi, sous couvert de faire le procès de la commémoration du baptême de Clovis, certains entendent surtout mettre en accusation la France elle-même. Ainsi, l'historienne Françoise Citron de déclarer au journal le Monde : «Nous avons besoin aujourd'hui d'une historiographie qui ne soit plus celle de la France une, indivisible, et sans commencement, mais celle d'une France plurielle, interculturelle, qui intègre une diversité religieuse, ethnique, philosophique... Une France ouverte aux autres.» Et Mme Citron de s'interroger : «Parce que le pillard Clovis rendait à l'Église une partie du butin, allons-nous, une année durant, le proposer en modèle aux jeunes de nos banlieues ?»

En clair, parce que Clovis ne correspond pas à l'idéal «black, blanc, beur», il faut le répudier. Comme le proclamait en son temps Harlem Désir, «La France de SOS-Racisme est celle de 1789, celle du libre contrat et des droits respectés.» Afin de ne pas froisser la susceptibilité des nouveaux venus sur notre sol, nous devrions être frappés d'amnésie collective. Toute référence au passé devrait être bannie et la nation réduite à quelques règles de fonctionnement semblables à celles régissant un quelconque conseil d'administration de société anonyme. «Du passé faisons table rase!» proclamait déjà l'Internationale. Le projet n'est pas innocent car, en privant un peuple de son passé, on le prive le plus souvent de son avenir. Tout comme les arbres, les nations ne peuvent croître et embellir sans racines.

Alors, souvenons-nous ! Souvenons-nous de Clovis et de ses guerriers qui fondèrent, les armes à la main, ce Regnum Francorum, ce royaume franc dont notre pays est issu. Souvenons-nous surtout de la volonté farouche et de la foi inébranlable qui les animaient. Souvenons-nous aussi des femmes et des hommes qui précédèrent Clovis sur la terre de France. Car, comme le souligne fort justement Anne Bernet, «ce pays dont Clovis hérite à la fin du Ve siècle n'est pas une terre sans peuple et sans passé.»

Si Clovis s'est montré capable d'accomplir son œuvre de bâtisseur, c'est aussi parce qu'il s'est laissé conquérir par l'esprit de cette terre et celui de son peuple, celui de sainte Geneviève et saint Martin. S'il est parvenu à bâtir un État, c'est parce qu'il s'est laissé imprégner de la relation privilégiée qui lie la terre de France à son peuple. En nous souvenant de Clovis, c'est donc aussi à notre pays que nous pensons.

Tout comme Fernand Braudel, nous refusons d'affirmer que «la Gaule n'existe pas avant la Gaule ou que la France n'existe pas avant la France.» Pour rencontrer nos ancêtres, il faut remonter sans complexe jusqu'aux millénaires antérieurs à la conquête romaine. Ainsi, pour l'historien et démographe Jacques Dupâquier, «le début de la civilisation en France coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle culture originaire de Méditerranée et du Danube vers 6000 avant Jésus-Christ.» L'épanouissement de cette culture scellera «la naissance de la Gaule et de la France ou mieux de l'Europe entière, avec leurs pâturages, leurs maisons, leurs villages et leurs peuples enracinés de paysans».

Dès lors, et c'est essentiel, la France ne connaîtra plus que des invasions de faible amplitude : proto-Celtes, Latins et Germains et plus tard, Normands. Ainsi, conclut Dupâquier «démographiquement le vieux fonds était toujours là». Lorsque Clovis se lance à la conquête de la Gaule, c'est un peuple homogène qu'il découvre. Sous la chape des royaumes wisigoths et burgonde, c'est le cœur d'un même peuple qui bat. Et ce peuple, c'est le nôtre.

Ainsi, la célébration du baptême de Clovis va-t-elle à l'encontre des contre-vérités historiques véhiculées par l'établissement politique pour justifier sa politique d'immigration. Contrairement à ce que dit Philippe Séguin, nous ne sommes pas tous des immigrés dont seule l'année d'arrivée change. Contrairement à ce qu'affirme Jacques Chirac, la France n'est pas une nation multiraciale.

Si Clovis a pu réaliser l'unité politique de la France, c'est parce que le sentiment de cette unité lui préexistait. Ainsi, déjà à l'époque celtique, il existait chez tous les Celtes, pourtant restés célèbres pour leurs querelles. Au moment où la Gaule indépendante va disparaître, vaincue par les légions romaines, les peuples gaulois donneront d'ailleurs une dernière fois la preuve des liens qui existent entre eux. L'armée de secours envoyée à Vercingétorix assiégé dans Alésia n'était-elle pas composée de contingents accourus de toutes les parties de la Gaule non tombées sous la domination romaine ? Et la présence romaine elle-même ne viendra pas à bout de l'identité gauloise. Comme le rappelle Camille Jullian, «la configuration du pays portait à l'unité, et les siècles de vie romaine ont fortifié l'habitude de la communauté. Qu'on lise les écrivains du Bas-Empire et l'on verra comment, aux yeux des contemporains, la Gaule formait un État homogène et compact.»

Bien sûr, cette homogénéité n'a pas échappé à Clovis. Certains historiens ont été jusqu'à dire que «la géographie avait inventé la France.» Sans aller aussi loin, je dirai que le destin a offert à notre peuple un territoire tellement organisé, tellement adapté que c'en est troublant. D'ailleurs, au cours de ses campagnes militaires, Clovis obéit aux impératifs stratégiques qui continueront à prévaloir durant quinze siècles. La France a eu très tôt ses frontières. Et lorsqu'il fera la guerre, Clovis aura toujours à cœur de les respecter là où elles sont établies et de les renforcer là où elles sont fragiles. Lance-t-il ses troupes à l'assaut de l'Aquitaine ? Victorieux, il a la sagesse de s'arrêter aux Pyrénées. Les frontières de l'Est sont-elles menacées par les Alamans ? Il se porte au devant du péril pour les combattre victorieusement à Tolbiac.

Déjà, c'est le "pré carré" de la monarchie française qui s'ébauche. Certes, l'œuvre n'est pas totalement achevée. Malgré ses tentatives répétées, Clovis n'est pas venu à bout du royaume des Burgondes. De même, font remarquer certains, le royaume des Francs englobait la Belgique actuelle. Mais, sur ce point, il n'est pas impossible que l'avenir proche ne donne raison à Clovis. La montée en puissance des indépendantistes flamands va en effet de pair avec l'émergence des rattachistes wallons qui souhaitent un retour à la France. Peut-être verrons nous, dès lors, notre pays retrouver au nord des frontières similaires à celles que lui avait données Clovis ?

Cependant, les seuls déterminismes ethniques et géographiques ne sauraient expliquer la constitution de la France. L'un et l'autre ne seraient rien sans la culture qui relie entre eux tous les peuples de France. En effet, par nature, les historiens s'attachent d'abord à décrire les subtiles nuances qui distinguent les peuples. Si bien qu'on en viendrait presque à oublier l'essentiel. Tous les peuples de France et d'Europe sont d'origine indo-européenne et à ce titre, ils partagent une vision du monde commune.

Certainement, plus encore que la ressemblance physique, ces valeurs communes ont-elles permis l'extraordinaire succès de la colonisation romaine. Après quelques dizaines d'années d'occupation de la Gaule, les Gaulois s'intègrent parfaitement au système romain. En plus des soldats, ils fournissent à l'Empire des consuls, des juges. Des sénateurs d'origine gauloise siègent même à Rome. Progressivement, d'ailleurs, les Gaulois deviennent des Gallo-romains. Il est donc totalement absurde et malhonnête de faire un quelconque parallèle entre la fusion des divers peuples de Gaule et l'illusoire assimilation des populations étrangères issues de l'immigration extra-européenne.

D'ailleurs, soudés par leurs valeurs communes, les peuples européens ont toujours présenté un front commun pour repousser les envahisseurs appartenant à une civilisation par trop différente. Lorsque les hordes asiatiques d'Attila déferlent sur l'Europe, une véritable coalition se forme. À la bataille décisive des champs Catalauniques, en 451, combattent côte à côte des Romains, des Gaulois, des Wisigoths et déjà des Francs. Ce sont deux mondes qui s'affrontent.

C'est pourquoi, lorsque Clovis et ses guerriers débarquent en Gaule, ils ne sont pas de parfaits inconnus. Certes, Clovis est encore un roi barbare. Il est païen et à ce titre, il est différent de l'immense majorité des Gallo-romains, convertis au christianisme. Pour autant, Clovis n'est pas ce barbare hirsute surgi des sombres forêts de Germanie à la tête d'une horde de pillards qu'ont décrit certaines plumes mal intentionnées. Clovis est un homme de son temps, et son temps, c'est celui de l'Empire romain. Clovis ne sort pas des sous-bois, mais de la ville gallo-romaine de Tournai. Il parle la langue de ses pères, le "francique", mais aussi le latin. Quant à la religion chrétienne, s'il ne la pratique pas, il entretient néanmoins de bons rapports avec le clergé de Tournai. Son père, Childéric, était l'ami des évêques et de sainte Geneviève et l'allié des Gallo-romains de Soissons. Plus qu'un étranger, Clovis est un allié et un proche cousin des Gallo-romains. Les armées franques ont depuis des décennies apporté leur aide aux légions gallo-romaines dans la défense du limes. L'arrivée des Francs en Gaule ne constitue donc pas une invasion germanique comme les autres. Si bien qu'un fois abattue l'autorité de Syagrius, les Gallo-romains de Soissons ne lui opposeront aucune résistance.

Mais alors, me direz-vous, si tout concourait à l'unité française, à la création de la France, alors pourquoi célébrer Clovis et singulièrement son baptême ? Ce serait oublier qu'aucun déterminisme ne peut expliquer à lui seul le déroulement de l'histoire. Les circonstances ne sont rien sans l'homme qui se montre capable de les exploiter. Les liens privilégiés tissés entre une terre, un peuple et sa culture ne peuvent suffire à donner naissance à une nation. Les destins les plus inéluctables ont besoin d'hommes pour les accomplir. Et Clovis fut l'homme du destin français. C'est par lui que la France rencontra sa destinée et qu'elle embrassa sa vocation. Voilà pourquoi il est légitime de célébrer Clovis. Son œuvre ne découle pas seulement de l'enchaînement des circonstances. Elle tient aussi à la personnalité du jeune roi franc, à son extraordinaire sens politique, à son intelligence des événements.

En effet, à la mort de Childéric, en 481, Clovis n'est encore qu'un jeune roi de quinze ans. La Gaule est en pleine effervescence, l'Empire romain se délite et Clovis possède de puissants rivaux chez les autres rois francs. Lorsqu'il monte sur le pavois, le roi de Tournai hérite de la souveraineté d'une simple petite partie du peuple franc. Son royaume n'est qu'un maigre territoire, coincé entre la mer et l'Escaut. Son père Childéric fut certes l'allié des Gallo-romains de Soissons, mais ces derniers ont alors changé de politique. Ils ont donc renvoyé les Francs saliens à leur point de départ : Tournai. L'histoire de Clovis aurait donc pu n'être que celle d'un roitelet barbare et païen. Mais elle est devenue celle du Regnum Francorum qui a vocation à s'étendre à l'ensemble de la Gaule et qui, surtout, détenteur d'une légitimité héritée de Rome, porte en germe le Royaume de France. Clovis est donc bien la source du fleuve France, un fleuve qui va couler, tantôt puissant et majestueux, tantôt fragile mais intrépide, à travers les siècles. C'est pourquoi il ne faut en rien sous-estimer le rôle de Clovis et son génie politique.

Quant au baptême lui-même, il n'a rien d'un acte privé. À cette époque, la religion relève du domaine public. Et, Clovis n'est pas un homme comme les autres. C'est un roi. Il ne s'est pas fait baptiser en catimini, mais publiquement, au cours d'une cérémonie religieuse mais aussi politique. Cela est si vrai que dès le IXe siècle, le baptême de Clovis sera assimilé à un sacre. Et les dynasties successives des rois de France prendront toujours soin de se réclamer de la légitimité mérovingienne. Et cette légitimité lui était conférée, non seulement par l'œuvre politique, mais aussi par le baptême. Ainsi la Sainte Ampoule utilisée pour le sacre des rois de France était réputée être celle descendue du ciel pour le baptême de Clovis. Même l'empereur Napoléon fera référence à cette lointaine origine lors de son sacre. Preuve s'il en est que, même à la suite de la Révolution française, l'origine mérovingienne de la nation relevait encore de l'évidence, le lien avec les origines ne pouvait avoir été rompu.

Mais aussi, en se faisant baptiser, Clovis servait ses ambitions politiques. Confirmant son rôle de protecteur des catholiques, il se ménageait le précieux appui de l'Église contre les Wisigoths fourvoyés dans l'hérésie arienne. Surtout, il s'assurait la sympathie du peuple gallo-romain, majoritairement catholique et brimé par l'aristocratie wisigothe. Rejoignant la foi de ses sujets, Clovis n'en devenait que plus proche d'eux. Il n'est jamais bon que le fossé soit trop profond entre un peuple et son souverain. Cette vérité, aujourd'hui oubliée de notre classe politique, Clovis, lui l'avait comprise. Plus proche de son peuple, il n'en était que plus légitime à ses yeux. Surtout, il devenait soudain plus légitime qu'Alaric II, roi arien du royaume wisigoth d'Aquitaine qu'il écrasera dix ans plus tard avec l'aide du clergé. Sa conversion lui permit donc d'accomplir avec plus d'aisance son œuvre politique d'unification de la Gaule. Sans adhésion profonde des populations, l'édification du Regnum Francorum eût été vaine. La victoire quasi miraculeuse de Tolbiac contre les Alamans et le baptême qui s'ensuivit prouvent aux Gallo-Romains que Clovis a rompu avec la logique politique germanique pour faire le choix de la France.

Mais, surtout, le baptême change la nature même du pouvoir. Après Reims, Clovis n'est plus le roi de quelques dizaines de milliers de guerriers francs, il est devenu le roi sacré d'une nouvelle nation forte de millions d'hommes et de femmes. Par le baptême de son roi, la France désormais non seulement plonge ses racines dans la terre mais se trouve aussi portée par le souffle du Ciel. Comme une colonne vertébrale le christianisme va structurer l'identité de notre nation et donner à notre pays la force de ne pas céder sous les bourrasques de l'histoire. Grâce au baptême de Clovis, la France gardera chevillée au corps la vertu d'espérance par laquelle s'accomplissent les grands desseins.

Aussi, par ce baptême, la France s'élève à la dimension universelle. La conversion de Clovis donne naissance à des lignées de "rois très chrétiens" et porte en germe la lumineuse civilisation médiévale. Dès lors, comme l'a écrit Léon Levillain, «le baptême de Clovis est un événement qui fait époque dans l'histoire du monde. Ses conséquences débordent les limites du petit royaume franc sur lequel régnait le fils de Childéric. Ses effets se font sentir jusqu'à nous.»

Projeté au cœur même des fracas de l'écroulement de l'Empire romain, Clovis a conjuré l'anarchie, reconstitué un pouvoir légitime et reconstruit l'État. Par lui, l'héritage romain est préservé et à bien des égards, en créant le royaume de France, il sauve la civilisation européenne.

Certes, le funeste partage du royaume entre les trois fils de Clovis, conformément à la loi salique, a considérablement amoindri la portée de l'œuvre mérovingienne. Le royaume franc n'échappera pas au morcellement. Mais la comparaison avec d'autres débris de l'Empire romain démontre que le pire a cependant été évité. Ainsi, faute d'avoir eu à sa tête, après la chute de Rome, l'équivalent des Mérovingiens, l'Italie, berceau même de la puissance romaine, a mis treize cents ans à retrouver son unité.

Tel est le service que nous a rendu Clovis. Sans les Mérovingiens, la France n'eût peut-être jamais pris corps. L'œuvre de Clovis s'est donc survécue à elle-même. Par delà les aléas de l'histoire, Clovis reste un fondateur.

Depuis le baptême de Clovis, la France a traversé les siècles et surmonté de nombreuses épreuves. Aujourd'hui encore la France est confrontée à des difficultés majeures. Peut-être même les périls sont-ils plus aigus que jamais. Et, pour les conjurer, Clovis et son œuvre nous restent un précieux exemple. Voilà pourquoi, en cette époque troublée, il est essentiel de se souvenir, de se remémorer nos origines et de célébrer Clovis et son baptême. C'est ce que nous faisons aujourd'hui comme signe de notre attachement à la France et de notre volonté de la voir survivre. «L'avenir appartient à ceux qui ont la mémoire la plus longue» prophétisait Nietzsche ? Alors l'avenir nous appartient.
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