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Conférence, le 21/11/1987
Le combat culturel.
La culture comme colonne vertébrale de la nation.


«L'homme est par nature un être de culture» affirmait Arnold Gehlen, le père de l'anthropologie philosophique.

C'est qu'en effet la culture est le propre de l'homme. C'est sa dimension culturelle et spirituelle qui le distingue de l'animal. Sans culture l'homme n'est qu'un être immature, réduit à l'état de potentialité qui n'a ni personnalité ni identité.

Car la culture, ce n'est pas seulement les beaux-arts et les belles lettres, les musées et les monuments historiques. C'est d'abord l'ensemble des normes, des mythes, des règles, des valeurs qui fondent notre société et qui nous ont faits ce que nous sommes. Elle n'est donc pas seulement l'expression actuelle de l'art et de la création, mais le fruit d'un très long effort collectif qui plonge ses racines dans la nuit des temps, héritage mille fois métamorphosé de la longue lignée dont nous sommes issus.

Mais elle n'est pas non plus la simple mémoire des idées et des valeurs, elle est aussi celle des gestes, du savoir-faire, des comportements. Notre technologie, qui dépend de la science, doit tout au caractère prométhéen de notre civilisation. Puisque la culture représente tout ce qui s'ajoute à notre nature, est culture la façon de célébrer la naissance et la mort, l'attitude face à la vie. L'architecture, l'art militaire le sont autant que la musique, la littérature ou les beaux-arts.

Entre la ligne d'une nef de cathédrale gothique, la courbe d'un navire ou le profil d'une fusée spatiale, il y a le cheminement ininterrompu de notre culture. Voilà pourquoi la question culturelle apparaît à ce point capitale. Elle l'est pour l'homme puisque la culture est ce qui permet à chacun de se développer selon ses potentialités, d'acquérir sa personnalité et son identité. Comme le dit Nietzsche «l'avenir appartient à l'homme à la longue mémoire» et ce qui est vrai pour les hommes l'est aussi pour les peuples.

La culture est ce qui compte le plus pour donner à un peuple son identité, c'est elle qui lui donne une âme. C'est elle qui fait que nous ne sommes pas une simple masse d'individus mais une authentique communauté.

La culture constitue donc le soubassement de toute construction sociale. Comme l'écrit Nicolas Berdiaeff «les buts de la société sont intérieurement subordonnés à ceux de la culture.» La culture se révèle en réalité comme l'armature de la société, la colonne vertébrale sans laquelle tout s'effondre.

Si la culture dominante valorise l'esprit d'invention, nous inventerons, si elle valorise le courage et le héros, nous nous élèverons et nous nous dépasserons. Si les valeurs dominantes sont celles de l'esprit d'entreprise, du sens de l'aventure, du goût du risque, de l'esprit de dévouement et de sacrifice, la nation naturellement sera portée à se redresser, à relever les défis, à contrer les menaces et à progresser. Si au contraire les idées dominantes sont celles de laxisme, de nivellement, de déracinement, d'hédonisme et de jouissance, alors naturellement la nation sera portée à se laisser aller, à renoncer et à décliner.

L'enjeu majeur est donc l'enjeu culturel. C'est lui qui prime tous les autres, car c'est lui qui révèle tous les autres défis auxquels se trouve confronté notre peuple. Si notre nation est au-bord du déclin, c'est parce qu'il y a crise culturelle, crise des valeurs.

Et voilà pourquoi la culture constitue en réalité le plus formidable des enjeux politiques. Un enjeu d'autant plus essentiel que notre culture est soumise à des agressions considérables et que la politique nous commande de réagir.

Notre culture est d'abord menacée par l'effondrement démographique de la France et de l'Europe. Aujourd'hui, notre nation, comme les autres nations européennes, ne renouvelle plus ses générations et bientôt, si rien ne change, la population française et européenne va commencer à. diminuer inexorablement. Si la population régresse, la transmission de l'héritage culturel se fera de moins en moins bien.

Au fil des années, nous avons en effetà transmettre de génération en génération l'énorme masse de connaissances que notre culture a accumulée. Or, la transmission de ce savoir s'opère d'autant mieux que les jeunes générations sont nombreuses pour l'acquérir et s'en faire les dépositaires. À l'inverse, si les connaissances emmagasinées dans un million de cerveaux ne doivent être transmises qu'à cinq cent mille cerveaux, les déperditions sont inévitables et, renouvelées sur plusieurs décennies, c'est à terme, l'extinction progressive de notre culture.

Bien sûr, tout est consigné dans les livres, mais à quoi bon des livres que personne ne lit plus ? Une culture ne vaut que par le peuple qui l'a sécrété et qui la porte en lui. Faute de peuple, notre culture peut disparaître.

La deuxième menace est celle qui vient de l'immigration. Une menace particulièrement grave car celle-ci est massive et provient principalement du tiers monde musulman, c'est-à-dire précisément d'une autre culture et d'une autre civilisation. Et il s'agit-là sans doute de l'une des conséquences les plus graves du phénomène de l'immigration : la mise en cause de notre culture et de nos valeurs de civilisation.

La menace est évidente car même les défenseurs de l'immigration ne la nient pas, se contentant d'affirmer que cette atteinte à notre culture ne serait pas une mauvaise chose mais une bonne. La France pluriculturelle, disent-ils, c'est mieux que la simple culture française.

Quel aveuglement ! Car la coexistence des cultures se révèle aussi impossible et aussi traumatisante que le dédoublement de la personnalité. On ne peut pas être l'un et l'autre à la fois. La théorie multiculturelle est une chimère. Le choc des cultures ne peut se solder que par la domination de l'une sur l'autre ou l'abaissement progressif de la nation.

Ce n'est d'ailleurs pas moi qui le dis mais un grand spécialiste des civilisations, d'ailleurs réputé de gauche, l'ethnologue Claude Lévi-Strauss. «Toute création véritable implique une certaine surdité à l'appel des autres valeurs, pouvant aller jusqu'à. leur refus sinon même à leur négation. […] Car, pleinement réussie, la communication intégrale condamne à plus ou moins brève échéance l'originalité de sa ou de ma création.» (le Regard éloigné, 1983).

La troisième menace est plus subtile car elle ne vient pas d'un adversaire mais d'un ami. Au risque de choquer certains, j'affirme qu'il y a aujourd'hui une menace culturelle américaine. C'est aussi l'opinion de M. Alain Peyrefitte qui ne peut pourtant pas être taxé d'anticonformisme et qui affirmait pourtant dès 1985 : «On peut être colonisé, soumis, envahi sans conflit et sans défaite apparente, en pleine paix, d'une manière indolore et insidieuse et non par des adversaires mais par des amis dont les intentions cependant ne sont pas toujours identiques aux nôtres.»

La menace culturelle américaine tend à faire du Français une copie à peine régionalisée de l'original fabriqué à New York et exporté par les U.S.A. Depuis les lendemains de la guerre, l'Amérique nous distille en effet les schémas simplistes de ses cow-boys qui ont évincé les sagas européennes pour nous imposer la violence et les bons sentiments.

Elle nous a ainsi transmis le goût du confort et de la quantité, la révolution sexuelle et le féminisme, le chewing gum et la drogue. Elle a modelé notre univers musical qui se réduit déjà à celui de Michael Jackson ou de Madonna, du disco ou du rock. Nous programmons nos soirées télévisées sur Dallas et Dynasty, nous buvons du Coca-Cola, nous nous nourrissons dans les fast food et le jeans est devenu notre uniforme. Sur les ondes, nous pratiquons le bilinguisme anglo-américain.

La quatrième menace est celle qui nous vient de la gauche et du marxisme. Dans les années soixante, la gauche française convaincue de ne pouvoir conquérir le pouvoir politique s'est mise à l'école du communiste italien Antonio Gramsci, théoricien du «pouvoir culturel», de la fonction des «intellectuels» et de la «superstructure». Plus subtile que celle de Lénine, sa thèse vise à établir une «hégémonie culturelle prolétarienne» au nez et à la barbe de la société dite «bourgeoise». Pour Gramsci, le parti ne doit pas seulement être «dirigeant», mais «dominant». L'objectif est clair : il s'agit de conquérir la société civile qui, une fois imprégnée de valeurs opposées aux siennes, sera mûre pour succomber sur le terrain économique et politique.

Nous sommes là en présence d'une variante contemporaine des conseils prodigués par le stratège chinois Sun Tse : soumettre l'ennemi sans l'anéantir et même sans le combattre en l'investissant de l'intérieur. Objectif : le renoncement à la vérité, le renoncement aux modèles de comportement, le renoncement au courage. C'est en gros ce que propose Big Brother. Et ce n'est rien d'autre que le renoncement à notre culture.

Ces leçons, la gauche française les a bien comprises. Dans les années qui suivirent 68, elle a lancé une offensive générale de rupture culturelle. Tous les domaines ont été investis. L'art bien sûr, où les coteries et le conformisme de l'anticonformisme ont facilité sa progression. L'école et l'université, où, par le biais des enseignants eux-mêmes, ont été mises en pratique les théories de la gauche qui ont provoqué le gâchis que l'on sait. La télévision d'État, où certaines émissions ont été plus décisives que vingt discours de Mitterrand pour favoriser l'arrivée au pouvoir de la gauche.

Cette offensive n'a rencontré en face d'elle que la passivité, voire la complicité, de la classe politique institutionnelle. «L'ex-majorité d'avant 1981 a pu écrire Alain Griotteray, avait laissé s'effriter ses bases culturelles, politiques, sociologiques. Surtout pas de doctrine, tel semblait être le mot d'ordre.»

Aujourd'hui, rien n'a changé, M. Léotard rend un vibrant hommage funèbre à Coluche mais semble ignorer la mort de Jean Anouilh ou de Dumézil. La droite institutionnelle se grise de libéralisme. Mais sa démarche n'est assortie d'aucune volonté de reconquête. Aucune justification idéologique ou simplement intellectuelle. Aucune réflexion en profondeur.

Ce consensus de l'abandon, cette neutralité bienveillante font le jeu d'une gauche qui, dans l'opposition ou au pouvoir, ne sera jamais neutre ni passive. Pour la droite institutionnelle, le combat politique et ses enjeux immédiats prennent le pas sur la guerre culturelle.

À quelques exceptions près, ses dirigeants sont d'accord pour perpétuer le Yalta culturel. Pour eux la culture n'a pas à entrer dans le champ de l'action et de la réflexion politique. Léotard et Toubon appartiennent culturellement à la même famille que Georgina Dufoix ou Jack Lang. Au point d'ailleurs qu'aujourd'hui, toutes les menaces se fondent en une seule : notre culture s'efface devant ce qu'on pourrait appeler la "soft culture" ou plutôt la culture molle qui n'est rien d'autre qu'un vague mélange des influences marxistes, beurs et américaines, orchestrant la perte de notre identité et son passage au moule d'un melting pot où tout est rabaissé, nivelé par une idéologie dominante qui n'a plus que deux préoccupations, la gestion économique et sociale et l'incantation des droits de l'homme. Comme si aujourd'hui, en France, les seules querelles qui vaillent soient celles concernant les privatisations, la sécurité sociale, l'apartheid et les boat people.

Mais jamais les concerts de SOS Racisme, la "pote culture", le rock et le Coca ne pourront tenir lieu de structure culturelle pour la renaissance de notre nation.

La vérité c'est que notre culture se trouve gravement menacée. Car elle est sciemment attaquée. Nos valeurs sont dénigrées. Nous subissons un assaut culturel et notre identité fait l'objet d'une véritable agression.

Cette guerre n'est pas comme les autres. Elle est, nous dit Henri Gobard, «la pire des guerres, car la guerre mobilise, tandis que la guerre culturelle paralyse». Elle est la pire des guerres car la guerre est un défi ouvert, celle-ci est un défi caché. Sur le plan de l'art, le résultat de cette guerre est déjà une régression considérable caractérisée par la disparition des règles, des normes, des modèles et du goût. En un mot, comme M. Lang l'a proclamé avec une fierté dont il aurait dû rougir, «la beauté est morte».

Je ne sais si la beauté a résisté à M. Lang mais ce que je sais, c'est que M. Lang a accompagné, voire orchestré, une entreprise d'inversion des valeurs et de négation de l'art.

L'idée est simple : tout se vaut, tout est également acceptable, il n'y a plus de faute de goût, toute création est art, n'importe qui est créateur. Conclusion : l'art n'existe plus puisque, si tout est de l'art, plus rien ne l'est.

La création devient alors une entreprise individuelle et solitaire, peu importe le jugement du public. Il s'agit là d'une contrainte et l'on refuse toute contrainte. L'art alors n'assure plus sa fonction dans la société, il ne concerne plus qu'un petit establishment, snob, vain et stérile, totalement coupé du peuple. Et ce n'est pas le moindre des paradoxes que de voir ainsi l'idéologie de gauche provoquer cette cassure radicale entre l'art et le peuple.

Mais M. Léotard n'est pas de ce point de vue en retrait. N'est-ce pas lui qui affirmait le 23 octobre 1986 à l'Assemblée nationale : «Je souhaite faire des Français non pas des consommateurs de culture, mais des créateurs, faire de la France un pays de 55 millions de créateurs.»

Quelle chimère ! Imaginez ce que serait un monde social où tout le monde serait créateur, un théâtre où chacun serait sur la scène de sorte que la salle serait plus vide encore que nos salles de cinéma et qu'il n'y aurait plus personne pour écouter, regarder, pour apprécier, pour goûter, une société où chacun écrirait et où il n'y aurait plus de lecteurs.

Plus que d'une chimère dont M. Léotard n'aurait pas pris la mesure, il s'agit d'une conviction profonde du ministre UDF qui révèle que ses conceptions de l'art sont les mêmes que celles de M. Lang : tout est art et chacun peur être créateur.

De cette méconnaissance fondamentale de la réalité de l'art et de la culture découle une perversion de la création qui conduit aux pires absurdités : comme cette sculpture utilisant le tronc d'un sapin, peint en rouge, sur lesquels sont collés des morceaux de bois, eux-mêmes peints en rouge, et qui représentaient l'art français à une récente exposition de San Francisco.

Que dire également de ce "zèbre éclaté" observé à Sélestat ? Il s'agit d'un zèbre empaillé placé face à un épouvantail assis, un chapeau sur la tête, et encadré de totems recouverts de journaux placés aux quatre coins de la pièce, le tout baignant dans une lueur bleue !

Ces prétendues œuvres n'ont d'égal dans leur nullité que la prétention de leurs auteurs, capables de glapir pendant trois heures devant une toile vierge pour expliquer que l'intention de l'artiste était de peindre le non être.

Plus sérieusement, les attaques contre notre culture ont acculé la création artistique en France dans trois directions qui sont trois impasses.

La première est la sous-culture rock et Coca. Elle a cette qualité qu'elle est populaire et portée par les jeunes, mais elle est anglo-saxonne et se traduit trop souvent par une perversion du goût et une inversion des valeurs. Sans compter qu'elle est par ailleurs en rupture totale avec notre identité et nos racines.

La seconde, que j'appellerai la pseudo-culture intello-marxiste, est caractérisée par l'attaque systématique de toutes les valeurs qui fondent notre nation. Absconse, généralement inaccessible et totalement coupée du peuple, elle se définit elle-même comme une contre-culture.

La troisième enfin est de caractère commémoratif, c'est celle qui ne voit de création artistique que dans le passé, qui cultive le culte exclusif des oeuvres anciennes. C'est elle qui conduit à la multiplication des musées et à la conservation frileuse et parfois excessive de tout ce qui date.

Devant cette dégénérescence de notre culture, il faut accepter de mener le combat culturel. Si nous refusons de le conduire, nous laisserons le terrain à nos adversaires et nous ne pourrons plus rien contre le déclin de notre pays. Il faut faire nôtre cette formule d'Attali qui affirmait dès 1981 : «L'enjeu de société n'est pas un enjeu économique, même politique, mais fondamentalement culturel.»

Faisons la guerre culturelle, oui, mais comment ? Tout simplement en remettant en cause le principe cher à M. Léotard selon lequel il n'y aurait pas de culture de droite et de culture de gauche. Tout simplement en assurant partout et systématiquement la promotion de nos valeurs face à celles de l'adversaire.

Cela passe bien sûr par des actions à mener dans le cadre de l'État. Au pouvoir, il nous faudrait conduire une grande politique culturelle et, là encore, je le pense personnellement, faire nôtre cette formule de Jack Lang : «Je veux que le ministère de la Culture contamine l'État et l'ensemble du pays.» Mais, à la différence de M. Lang, il ne s'agirait pas de le faire au service de valeurs partisanes, mais au bénéfice des valeurs qui confortent notre culture et notre civilisation.

Il faut donc, s'agissant de l'action culturelle de l'État rompre, avec la conception de M. Léotard qui se contente de gérer des procédures et qui prétend rester neutre quant au contenu culturel de la création. Car, si on aborde le problème de la culture en ne s'intéressant qu'aux structures et à l'environnement de la création, on laisse une fois de plus le champ libre à la gauche et on cautionne la poursuite du déclin culturel et de la perte d'identité de notre pays.

Il faut s'intéresser au contenu de la création culturelle, mais pas de façon sectaire. La création, bien sûr, est libre dans notre pays, chacun peut s'exprimer. Mais l'État doit choisir ceux qu'il décide d'aider.

Et, nous, nous disons que l'État, dont la première des missions souveraines est d'assurer la pérennité de la nation, de préserver son identité et ses valeurs, n'a pas à aider ceux qui par leurs créations visent précisément à les détruire.

Nous proposons que toute aide à la création soit dirigée vers ceux qui respectent les trois critères suivants :

- création non destructrice de notre identité et de nos valeurs,
- création accessible à tous et non pas réservée à une pseudo-élite,
- création de devenir et de renouvellement qui ne soit pas une éternelle révérence à ce qui se faisait dans le passé.

Cette action culturelle doit naturellement s'étendre aux secteurs clefs que sont l'école et la télévision. Il faut refaire de l'école un instrument de promotion de notre culture et non pas, comme c'est hélas trop souvent le cas aujourd'hui, un outil de destruction culturelle. L'école doit redevenir l'un des lieux privilégiés de la transmission de notre héritage culturel par l'enseignement de l'histoire, de la géographie, de la littérature et de l'art.

La télévision doit jouer aussi un rôle essentiel dans ce nécessaire renouveau culturel. Non pas tellement par des créations difficiles à vocation intellectuelle. Mais d'abord en multipliant les créations portant sur notre histoire, nos mythes, nos héros et en valorisant les grandes vertus qui ont fondé notre civilisation. Tout simplement en reprenant les hauts faits de l'histoire européenne à la manière dont les Américains ont diffusé et valorisé l'épopée du western.

Car il faut cesser d'adopter sur le terrain culturel une mentalité de chiens battus. Nous avons de notre côté le maximum d'atouts. D'abord parce qu'il y a au service de notre culture et de notre civilisation de nombreux intellectuels, artistes, écrivains dont certes on parle moins que d'autres, mais qui sont là et qui comptent. Songez que nous avons, également pour nous tous les mythes et les héros de notre civilisation.

Songez simplement que nous avons pour nous la plus formidable des cultures qu'aient jamais produite les hommes sur cette terre, que nous appartenons à la civilisation européenne qui a découvert le monde sans jamais être découverte, qui a inventé la liberté et la science. Face à cette grandeur, ceux qui se veulent des hommes d'État doivent incarner pour notre peuple la fierté de ce que nous sommes et la conscience de notre identité.

Adossons-nous à notre culture et tournons-nous vers l'avenir. Appuyons-nous sur notre peuple et soyons fiers de ce que nous sommes. Et le reste viendra par surcroît.
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