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On prétend que la politique à trop haute dose dessèche. Qu'en pensez-vous ?
Bruno Mégret : Il est vrai que la politique est une activité passionnante qui peut rapidement devenir accaparante. Pour ma part, même lors des périodes les plus intenses de mon engagement, j'ai toujours veillé à me ménager des plages de repos pour prendre du recul par rapport aux événements et me ressourcer parmi les miens, ma famille et mes amis. Ainsi, tous les étés, je m'astreins à "décrocher" pour faire autre chose, pour voyager et pour vivre au bord de la mer ou à la campagne. J'écris des livres politiques, je lis des romans, et non l'inverse (rire), et je pratique le travail manuel.

Vous bricolez quoi?
Bruno Mégret : J'aime bien travailler le bois, mais je ne m'y cantonne pas. J'ai construit une mezzanine, un escalier, une cheminée, j'équipe notre maison. Pour le seul plaisir de l'édifier, j'ai aussi construit une tour, librement inspirée de celles qu'érigeaient les légions romaines de l'antiquité. Cela me détend et me permet de retrouver certains plaisirs découverts à l'école Polytechnique. On croit trop souvent que les ingénieurs vivent dans la seule abstraction des chiffres, alors qu'ils doivent se confronter en permanence à la matière et à la réalité concrète. Et il y a pour moi un vrai plaisir à construire une charpente, à édifier, à réaliser. C'est là une aspiration d'ailleurs bien partagée par tout un chacun et qui, toute proportion gardée, pousse les jeunes enfants à se jeter sur une boîte de Légos ou un Meccano. Chez les bâtisseurs, il y a toujours un rêve d'enfant ou le songe d'un poète.

Vous n'avez tout de même jamais construit de charpente ?
Bruno Mégret : Si, quand j'étais jeune. Avec de nombreux camarades, j'ai passé mes vacances plusieurs années de suite à retaper un village abandonné en Lozère. Il s'appelait Puget. C'était une ambiance un peu écolo mais ça me plaisait bien. Vous savez, c'est très émouvant de redonner vie à de vieilles bâtisses. Aujourd'hui encore, lorsque je sillonne la France, je suis scandalisé de constater combien notre patrimoine rural - l'un des plus riche d'Europe par sa diversité - se délite.

Tout cela ne fait pas très moderne, vous n'aimez pas les nouvelles technologies ?
Bruno Mégret : Si, au contraire ! Je me passionne pour tous les progrès technologiques, l'informatique et Internet notamment. Tenez, j'ai été parmi les premiers à m'équiper du système de guidage GPS. Et je dois préciser à ce sujet que je me félicite du lancement effectif du projet Galileo qui permettra aux habitants de notre continent, comme de la planète entière d'ailleurs, de ne plus dépendre exclusivement du système GPS américain.

Vous aimez la mer?
Bruno Mégret : Oui. La mer a toujours été pour moi synonyme d'aventure, d'immensité et d'horizons lointains. C'est ce qui me fait oublier que la terre est devenue petite et que tous ses recoins en sont connus. Je rêve parfois des temps où il n'en était rien et de ces navigateurs qui découvraient des continents. C'est sans doute pour cela que j'ai beaucoup d'admiration pour les marins qui sillonnent les océans, je pense en particulier aux navigateurs solitaires comme ceux du Vendée Globe ou de la Route du Rhum.

Et la montagne, la campagne ?
Bruno Mégret : Disons que j'aime marcher et j'essaye de trouver le temps pour faire de grandes randonnées. C'est fou ce que l'on peut voir et ressentir lorsque l'on marche dans des paysages splendides comme ceux des Vosges, du Massif central ou encore de l'arrière-pays provençal ou du Périgord.

Y a-t-il d'autres coins de France que vous appréciez particulièrement?
Bruno Mégret : A vrai dire, il n'y a pas que la France car, si j'ai bien une passion, c'est celle des voyages. Quand j'étais plus jeune et que j'avais plus de temps, j'ai sillonné une bonne partie du monde. Les États-Unis, le Canada, le Mexique, toute l'Afrique noire, l'Afrique du Sud, Madagascar, le Maroc, l'Égypte, la Turquie, l'Asie centrale, Hong Kong. Et puis, bien sûr, l'Europe, y compris la Russie, les pays Baltes, la Roumanie, la Grèce. Et c'est d'ailleurs maintenant plutôt en Europe que je voyage. Avec ma femme, mais assez souvent aussi avec nos enfants.
Je suis ébloui par la richesse de notre continent. Florence, Prague, Venise, Saint-Petersbourg, Berlin. Les sites de la Grèce antique, les églises baroques d'Europe centrale, les palais Renaissance des villes italiennes. Pour moi, l'Europe est d'abord une réalité charnelle et j'aime la parcourir pour connaître, comprendre et admirer. Et pour comparer aussi. Car je dois dire qu'au jeu des comparaisons, la France est souvent gagnante : richesse, diversité, élégance, raffinement, sans parler de l'art de vivre propre à notre pays.

Vous seriez bon vivant en secret ?
Bruno Mégret : Pas en secret : j'aime les bonnes choses, c'est une de mes faiblesses. J'aime en particulier le magret de canard et le gratin dauphinois. J'aime aussi le vin, avec une préférence pour le bourgogne. Cela ne fait pas de moi un personnage rabelaisien : je suis simplement sensible à tous les aspects du monde qui m'entoure. Je crois que c'est une disposition d'esprit bien partagée en France.

Vous aimez rire ?
Bruno Mégret : Oui !

De quoi? Au cinéma, par exemple, vous êtes plutôt Monty Python, Certains l'aiment chaud, Papy fait de la résistance ?
Bruno Mégret : Plutôt le Père Noël est une ordure, le Dîner de cons, Un air de famille ou Amélie Poulain. Je dois dire que j'apprécie dans ce registre des acteurs comme Thierry Lhermitte, Michel Blanc, Anémone ou encore Valérie Lemercier et un réalisateur comme Étienne Chatilliez.

Vous aimez le cinéma?
Bruno Mégret : Oui et, malgré les films que je viens de vous citer, plutôt le cinéma américain. Le cinéma français a de grandes qualités mais il tend aujourd'hui à se perdre soit dans la description du quotidien soit carrément dans le sordide. Il met trop souvent en scène la description vulgaire et maladive des plus paumés. Or, j'aime le cinéma qui parle d'aventure, qui apporte un souffle épique ou historique ou qui n'a pas peur de mettre en scène des sentiments nobles. J'ai adoré des films comme Braveheart, Family Man, Apocalypse Now, ou encore L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, Le Parrain, ou le premier Matrix. Et puis aussi, disons-le, le Seigneur des anneaux, Starwar et Indiana Jones. Côté acteurs, je vous citerai, comme cela me vient, Nicole Kidman, Greta Scacchi, Jodie Foster, ou encore Madonna dans Evita, Mel Gibson, Michael Douglas, Harrison Ford et puis Robert Redford, mais surtout comme réalisateur pour ses films si sensibles, ainsi que Steven Spielberg ou Stanley Kubrick.
Cela dit, je le reconnais, je suis un peu injuste avec le cinéma français et européen. J'aime beaucoup Visconti, Ridley Scott ou Luc Besson ainsi que Antony Hopkins comme acteur. Et puis, dans un registre très français, Chabrol : Que la bête meure, le Boucher, la Femme infidèle. Mais il y en a tant !

Vous aimez les livres ?
Bruno Mégret : J'ai des goûts éclectiques. Des romans, des mémoires, des essais, de l'histoire, un peu de tout. Je vous citerai, par exemple, les romans de Patrick Besson, ceux de Houellebecq, de Van Cauwelaert ou de Queffélec comme les Noces barbares ou des romans plus commerciaux comme ceux de John Grisham ou Jean-Christophe Grange. Laissez-moi aussi, en tant qu'homme de droite, vous citer les livres de Jean Raspail ou ceux de Valdimir Volkoff, avec une mention spéciale pour l'Enlèvement, le Complot ou le Bouclage.
Je fais aussi, pour me distraire, une grande consommation de romans historiques que je préfère aux romans policiers, que ce soit sur l'Égypte ancienne, les Incas, Marco Polo, Aliénor d'Aquitaine ou les royaumes francs de Terre sainte. J'ai beaucoup aimé, par exemple, les Amants de Byzance du Finlandais Mika Waltari. Je me replonge aussi de temps à autre dans les classiques, Balzac, Montherlant, Claudel, Malraux, Camus ou dans les biographies de Benoist-Méchin. Je m'attache aussi à la lecture d'ouvrages plus fondamentaux comme ceux d'Oswald Spengler, Robert Ardrey, François Furet ou Julien Freund.
Et puis, bien sûr, des essais plus politiques, comme celui d'Emmanuel Todd, Après l'Empire, à la fois passionnant et rempli de perspectives ou le brillantissime l'Édit de Caracalla de Régis Debray. Je suis comme tout le monde, je pioche un peu au hasard, en fonction de mes goûts et de mes envies du moment, mais jamais je ne me force à aimer quelque chose qui ne me plaît pas.

Vous êtes porté sur la philosophie?
Bruno Mégret : Oui et non. Non, parce que je ne suis pas très érudit en la matière et que je ne cultive pas ce domaine ; oui, parce qu'en même temps elle m'attire et que je m'y réfère pour puiser des principes d'action.

Avez-vous des convictions religieuses ?
Bruno Mégret : Oui. Je suis chrétien et catholique. Mais vous permettrez que je réserve pour moi la question de la foi. Disons que je me sens plus proche dans ce domaine des chevaliers du Moyen Age que des mystiques.



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