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Le mouvement national républicain
Au lendemain du congrès de Marignane, c'est un nouveau mouvement, le MNR, que je suis amené, avec mes amis, à mettre sur pied et cela sans aucun moyen. C'est pourtant ce qui est réalisé en un temps record. Un état-major national est constitué. Les fédérations départementales composées et tout l'appareil d'un grand mouvement politique mis en place. Et, aussitôt, il faut se lancer dans la campagne pour les élections européennes.

les européennes et les municipales
Les résultats ne seront pas à la hauteur de nos espoirs. Il est vrai que ma liste a dû subir la concurrence de celle de Le Pen finalement éligible mais aussi celle, plus inattendue, du couple Pasqua-Villiers propulsé sur la scène électorale par des médias qui voient en lui la nouvelle force de droite capable de balayer le FN, le MNR et même de marginaliser le RPR. Il n'en sera rien, mais notre score en pâtira.
Ensuite, viennent les élections de 2001. Je réussis, avec mes amis, à présenter 1300 candidats aux cantonales et près de 400 listes aux municipales, avec des résultats satisfaisants qui augurent bien des élections majeures de 2002.

la présidentielle et les législatives
Pourtant, là aussi, la déception sera au rendez-vous. La campagne avait été menée avec le maximum d'efforts et d'imagination. Mes amis avaient réussi le tour de force de rassembler les cinq cents parrainages d'élus nécessaires à ma candidature. Mais, là encore, les circonstances ont été contraires. L'inversion du calendrier, qui a repoussé les législatives après la présidentielle, a consyitué un premier handicap. Et, surtout, l'effondrement spectaculaire de Jospin m'a été fatal. Dans les toutes dernières semaines, la possibilité de voir Le Pen au second tour a conduit beaucoup d'électeurs, et notamment de nos partisans, à un vote " utile " en faveur du candidat FN.
Ensuite, tout s'est enchaîné mécaniquement. Aux législatives, les candidats du MNR, présents dans toutes les circonscriptions, ont été laminés, comme d'ailleurs tous ceux des autres partis non présents au second tour de la présidentielle, que ce soient ceux du MDC, de l'extrême-gauche, du PC, des Verts, du MPF ou du RPF. Il en est résulté un lourd handicap politique et des dettes considérables liées au non-remboursement de nos campagnes législatives.

le traquenard de vitrolles
Mais la période des épreuves ne s'est pas arrêtée là. Mon épouse, qui avait été brillamment réélue à Vitrolles en mars 2001, voit en juillet 2002 son élection annulée par un motif dépourvu de tout fondement et qui avait d'ailleurs été balayé en première instance par le tribunal administratif.
Fin septembre, les nouvelles élections ont lieu et, alors qu'au premier tour, le rapport de force reste totalement inchangé et donc favorable, Catherine est finalement battue au second. Un second tour largement politisé par les médias, qui voit les électeurs de l'UMP se reporter massivement sur la gauche, comme ultime conséquence de l'élection présidentielle.

le coup de jarnac des comptes de campagne
Puis, deux jours après le scrutin, comme pour tenter de m'achever politiquement, le Conseil constitutionnel, s'appuyant sur des arguments dérisoires, rejette mon compte de campagne présidentielle, me privant de tout remboursement de l'État et aggravant de près de cinq millions de francs les dettes de mon mouvement. Une décision tellement peu fondée qu'elle est actuellement examinée par la Cour européenne des droits de l'homme.

le système au secours du fn
Rétrospectivement, lorsque je porte mon regard sur cette période écoulée, il est une vérité qui me frappe : Le Pen est l'homme du système et, dans le duel qui m'a opposé à lui, il a été systématiquement aidé, quand j'ai été méthodiquement pénalisé. Déjà, pour l'élection européenne, le système judiciaire, qui semblait vouloir le condamner lourdement, manœuvre, par le jeu du calendrier et de la durée des peines, pour le laisser finalement éligible à cette échéance majeure. Dans le conflit judiciaire qui m'oppose à lui sur la validité du congrès de Marignane et sur la dévolution de la subvention d'État, la pratique et la jurisprudence auraient dû nous mener dans des procédures inextricables, s'étalant sur plusieurs années. Il n'en est rien, et il obtient gain de cause en quelques mois. Ensuite, Jospin, qui aurait pu agir autrement, lui octroie la totalité de la subvention publique. Puis, durant la campagne de la présidentielle, il bénéficie d'un appui médiatique tout à fait considérable. Sans parler des enquêtes financières qui auraient pu le détruire et qui sont mystérieusement occultées.

le pen, un opposant de connivence
En réalité, il y a une connivence entre Le Pen et la classe politique. Le président du FN ne veut pas du pouvoir et fait tout pour ne pas l'avoir. Or, cela convient parfaitement au système politiquement correct qui y trouve son compte. Car Le Pen est l'opposant idéal : non seulement il ne pourra jamais gouverner, mais, plus encore, il diabolise les idées que le système combat.

mes convictions renforcées
Il en va tout à fait différemment avec moi. Malgré les terribles épreuves que je traverse, un tel constat ne fait que me renforcer dans mon combat. Et le projet qui est le mien depuis mon engagement en politique me paraît plus d'actualité que jamais. Il faut à la France une grande force de droite, qui n'ait aucune compromission avec la gauche, mais qui n'ait rien à voir non plus avec l'extrême-droite.

le mnr tient bon
Et c'est ce projet que j'ai continué de poursuivre avec le MNR. Un MNR qui a clairement rompu avec l'extrême-droite, comme le montre son attachement à la république, son rejet du racisme et de l'antisémitisme, son positionnement clair à droite de l'UMP, mais à gauche du FN. Et c'est ce positionnement que je rappelle avec force dans mon discours de Périgueux à l'université d'été d'août 2002. Ce discours met définitivement les pendules à l'heure puisque certains, encore attachés à l'extrême-droite et qui m'avaient suivi sur un malentendu, me quittent définitivement. D'autres partent par découragement ou préfèrent se consacrer à des formes d'action différentes. Mais chacun prend ses décisions au conseil national du 17 novembre 2002 et l'écrasante majorité du mouvement décide de continuer le combat avec moi. La ligne que je préconise depuis toujours est confirmée, une nouvelle équipe est nommée et le MNR peut alors panser ses plaies, reconstituer ses équipes et alléger ses dettes grâce à la générosité de nos donateurs et de nos prêteurs. Contrairement à ce qu'attendaient certains, le MNR ne meurt pas. Il se met en posture de tenir et de durer pour pouvoir gagner demain.

ma détermination demeure
Pour ce qui me concerne et malgré les épreuves, ma détermination demeure. Si je n'ai pas réussi, à ce jour, dans l'entreprise qui est la mienne, tout au long de ma vie, ce n'est pas, je crois, parce que j'aurais commis des erreurs majeures ou parce que mon projet serait utopique par rapport à l'état de l'opinion ou à la situation du pays. Non, si les difficultés sont survenues, c'est parce que j'ai rencontré des circonstances contraires et, surtout, parce que mon projet s'oppose à la volonté du système.

j'ai l'espoir en moi
Mais la situation n'est pas figée. Le Front national, dont nos adversaires se servent pour neutraliser nos idées, n'a pas plus d'avenir que son président. L'idéologie de gauche est en déclin. L'UMP est une construction artificielle dépassée par les évènements. Les événements viennent me donner raison et nos idées progressent dans l'opinion. Le moment viendra où une majorité de Français voudront qu'elles soient, non pas brandies avec provocation, mais mises en œuvre avec compétence et modération.
Je considère donc qu'il est de mon devoir de continuer mon combat. Un combat que personne ne semble vouloir mener à ma place. Un combat essentiel pour l'avenir de la France et de l'Europe. Ni l'espoir ni la volonté ne m'ont abandonné.



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