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l'enfance
Je suis né en 1949, à Paris. De mon enfance, je ne garde que de bons souvenirs. Ce fut une enfance heureuse, riche en expériences et en ouvertures. Mon père était haut fonctionnaire, conseiller d'État, ma mère universitaire. L'un et l'autre professaient des idées de droite classique, sans engagement partisan. Mon plus jeune âge, je le passe à Saint-Germain-en-Laye, une ville des Yvelines enracinée dans l'histoire de France, et je commence mes études à l'école communale, l'école de la république, avec, à l'époque encore, les blouses grises et le souci de l'excellence.

bruxelles
Mais, très tôt, nous partons vivre avec mes parents et mes trois sœurs à Luxembourg puis à Bruxelles. Mon père était à l'époque en fonction au sein des institutions européennes naissantes. Et je suis scolarisé à l'École européenne. Mes camarades de jeux sont français, belges, italiens ou allemands. La vie m'y paraît facile et sans histoire : des études suivies sans difficulté, l'univers d'une grande maison et tous ses mystères, le scoutisme et les sorties rythmées par Johnny Hallyday ou Sylvie Vartan, alors en pleine ascension.

louis-le-grand
Puis vint le temps des études plus sérieuses. Pour assurer mon avenir, mes parents me renvoient à Paris afin d'y effectuer mes trois années de lycée à Louis-le-Grand. Je suis pensionnaire à l'école Bossuet, en plein cœur de la capitale : tous les matins, je traverse le jardin du Luxembourg pour me rendre aux cours. Les études sont prenantes, la compétition déjà réelle, mais la vie est simple et les discussions entre camarades innombrables et passionnées. En 1966, mes parents rentrent à Paris. Je me réinstalle chez eux. Un an plus tard, je passe mon bac et je poursuis mes études en classe préparatoire au Lycée Louis-le-Grand.

mai-68
C'est alors que survient Mai-68. Je vis cette période avec passion. Non pas comme les gauchistes, car mes idées sont déjà formées. Je la vis avec la fougue d'un jeune homme déjà totalement habité par la politique, qui mène ses études au quartier latin, au cœur des événements. Oh, certes, à l'époque, je suis plus spectateur qu'acteur ! Je n'appartiens à aucune organisation politique. Et, très vite, mon lycée, totalement noyauté par l'extrême-gauche, se met en grève et l'accès m'en est interdit par les gauchistes qui m'avaient repéré pour avoir réussi à faire voter ma classe contre la grève. De cette période, je conserve l'idée de la prééminence du politique qui peut du jour au lendemain faire basculer une situation apparemment stable et durable et puis, bien sûr, j'en sors renforcé dans mes convictions de droite.

polytechnique
Un an plus tard, en 1969, j'entre à l'École polytechnique. J'en suis fier, et surtout, j'en suis heureux car je peux ainsi combiner, en quelque sorte, ma réussite scolaire avec mon engagement. Car, pour moi, l'X, ce n'est pas seulement une grande école prestigieuse, c'est aussi une école militaire de tradition dont l'esprit est celui du service de la nation et dont la devise me plaît : "Pour la patrie, les sciences et la gloire". Dans le même temps, après la préparation intense du concours, c'est une existence plus agréable qui commence. A l'époque, l'X est encore au quartier latin, avec ses cafés, ses cinémas, ses librairies, ses théâtres.

l'armée
C'est aussi l'époque du service militaire que j'effectue dans l'Arme Blindée Cavalerie. Et, aussi anachronique que cela puisse paraître à certains, cela me convient. J'effectue mes classes sur le plateau du Larzac, puis c'est un stage commando de trois semaines à Quellern dans le Finistère et deux mois d'école d'officiers à Saumur. J'en sors sous-lieutenant et c'est ensuite le 41e régiment blindé à Offenbourg, puis le 6e régiment de cuirassiers à Laon. En d'autres temps, je serais sans doute resté dans l'armée. Mais, à l'époque, c'est déjà le déclin de l'armée française et, surtout, je veux m'engager en politique.
En attendant, je termine mes études à Polytechnique, j'en sors 17e sur 300 et j'entre au corps des Ponts et Chaussées. Ce sont alors deux années à Saint-Germain-des-Prés, à l'École des Ponts. Une école mixte et ouverte dont l'ambiance, comparée à l'X, s'apparente plus à celle d'une faculté.

les états-unis
Puis, deux ans plus tard, en 1974, je pars pour une année aux États-Unis et j'entre à l'université de Californie, à Berkeley, juste en face de San Francisco. C'est pour moi comme une année de grandes vacances. Le soleil, le Pacifique, le campus. Je profite de tout, et moi, l'homme de droite, je ne me sens pas gêné dans cette université pourtant réputée comme l'une des plus à gauche des États-Unis. J'y obtiens un Master of Science et je rentre en France. C'est alors le début d'une carrière professionnelle qui sera brève, avant l'engagement politique.

l'administration
Je suis d'abord affecté au Commissariat général du Plan. Il s'agit alors de réaliser le VIe Plan et le plan est une spécialité française, jouant encore à l'époque un rôle majeur dans la vie du pays. Le Commissariat au Plan est alors une pépinière de hauts fonctionnaires de talent venus de tous les horizons de l'administration : deux années passionnantes.
Je suis ensuite affecté à la DDE de l'Essonne comme ingénieur d'arrondissement et, là, j'effectue mon métier d'ingénieur. Je construis des tronçons d'autoroute, avec tout ce que cela implique de connaissances techniques, mais il faut aussi négocier avec les élus, animer des équipes, gérer des crédits. Cela me plaît : je bâtis, je réalise, j'aménage.

l'afrique
Puis, en 1979, je suis appelé comme conseiller technique au cabinet du ministre de la Coopération, Robert Galley. Je mesure alors la faiblesse du pouvoir réel des ministres dans le système politicien et je constate combien les décisions s'imposent déjà de façon quasi-collective comme des évidences politiquement correctes. Pour moi, cependant, jeune haut fonctionnaire, ce sont de très grandes responsabilités. À l'époque, ce ministère est totalement indépendant de celui des Affaires étrangères et gère toutes nos relations avec les pays d'Afrique noire francophone, là où l'influence française est encore massive. Je suis chargé de suivre, pour le compte du ministre, tous les dossiers concernant les investissements d'aide et de coopération que la France réalise dans ces pays pour aider à leur développement. Je fais donc l'interface entre le politique et le technique et multiplie les missions dans tous ces pays en y nouant des relations au plus haut niveau. Je connais l'Afrique et les Africains et, depuis cette période particulièrement riche, je suis avec attention l'histoire mouvementée de ce continent à la fois beau et tragique.
Puis viennent les élections présidentielles de mai 1981. Giscard est battu, Mitterrand élu et tout change. L'heure de l'engagement a sonné.



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